DOGME

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Signification des dogmes

Le dogme, comme la parole divine elle-même et la théologie qui en recherche l'intelligence, a une valeur intellectuelle réelle, même si cet aspect est à entendre de façon moins rigidement intellectualiste qu'on ne l'a fait parfois. La certitude de foi est non seulement confiance, mais connaissance. Quand il s'agit de Dieu et de tout ce qui touche à Dieu, la connaissance n'est jamais qu'une connaissance pauvre, susceptible d'une critique « négative », c'est-à-dire rejetant le mode humain imparfait de l'expression. Ce caractère balbutiant concerne la foi elle-même, la théologie, et finalement le dogme, qui n'est jamais qu'un discours humain, inadéquat et cependant vrai. Humain, il est aussi dépendant du temps où il a été élaboré, et il est classique d'insister sur le fait qu'en utilisant tel terme l'Église le reprend selon sa signification universelle et sans canoniser tel système particulier (« natures », « substance »). Mais on était d'autant plus soucieux de souligner ce fait que l'on considérait un peu trop les formules comme immuables en elles-mêmes, alors qu'il est préférable de reconnaître qu'elles peuvent être, à certaines conditions, remplacées par d'autres.

On est passé, en ce domaine, de la conception fixiste d'un dogme immuable à la considération d'une certaine évolution. Celle-ci a d'abord été conçue de manière trop étroitement logique : explicitation d'un contenu de pensée, puis, comme on l'a vu, de manière organique. Il est bon d'insister sur l'homogénéité, la fidélité de ce développement par rapport au donné initial et de les opposer à certaines conceptions évolutionnistes. Toutefois cela ne doit pas faire méconnaître le rôle de l'histoire profane dans ce processus, et plus généralement celui de la vie de l'Église dans le monde dont elle fait partie : de l'homme vivant dans cette histoire viennent les questions qui, sans cesse, réinterrogent l'Évangile et provoquent de nouveaux efforts de la réflexion chrétienne. Surtout, cela ne doit pas conduire à une vue apologétique du développem [...]


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Écrit par :

  • : docteur en théologie, dominicain, directeur du centre de formation théologique du Saulchoir, directeur de la revue La Vie spirituelle

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Prêtre et moine d'origine gauloise du monastère de l'île de Lérins, au large de Cannes, saint Vincent de Lérins est mort avant 450. Il est l'auteur d'un recueil d'extraits théologiques d'Augustin (retrouvé et publié par J. Madoz en 1940) et surtout, sous le pseudonyme de Peregrinus, du célèbre Commonitorium (aide-mémoire), composé vers 434, qui a mérité d'innombrables études, éditions et traducti […] Lire la suite

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14-15 août 2004 • Vatican - France • Visite du pape Jean-Paul II à Lourdes.

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29 avril 1995 • Royaume-Uni • Abandon du dogme marxiste par le Labour.

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11-14 novembre 1993 • Chine • Le « testament » de Deng Xiaoping, entre dogme et réformes.

« économie socialiste de marché » qui ferait de ce dernier un « facteur fondamental dans l'utilisation des ressources sous le macrocontrôle de l'État ». Ce programme pour l'an 2000 constitue le « testament » de Deng Xiaoping, véritable maître de la période postmaoïste et partisan des réformes dans le respect du dogme communiste.  [...] Lire la suite

14-30 juin 1989 • Cuba • Plusieurs officiers supérieurs accusés de trafic de drogue.

de la pureté du dogme à la perestroïka de Mikhaïl Gorbatchev. Le 30 s'ouvre devant la cour martiale le procès des quatorze co-inculpés, dont certains ont auparavant été reconnus coupables de « trahison » par un jury d'honneur composé d'officiers qui a réclamé contre eux la peine de mort.  [...] Lire la suite

Pour citer l’article

Jean-Pierre JOSSUA, « DOGME », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 29 mars 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/dogme/