DIMORPHISME

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Existence de deux formes distinctes pour une même espèce, animale ou végétale. Le dimorphisme représente un cas particulier du polymorphisme. Il affecte différents caractères et se présente sous divers aspects.

Le dimorphisme sexuel permet de distinguer un individu mâle d'un individu femelle. Il se manifeste par des caractères sexuels primaires (gonades, voies génitales, organes d'accouplement) et par des caractères sexuels secondaires intéressant la morphologie, la physiologie, la psychologie. La fonction éthologique du dimorphisme sexuel apparaît clairement lors de la pariade. Son rôle de signal permet en outre de détourner les agressions qui visent des individus plus ternes que sont, souvent, la femelle et les jeunes. Les caractères sexuels secondaires peuvent être polymorphiques si l'un des sexes comporte plusieurs sortes d'individus (pœcilandrie en cas de polymorphisme du mâle, pœcilogynie en cas de polymorphisme de la femelle).

Le dimorphisme sexuel portant sur la taille atteint un maximum chez les mâles nains ; chez de nombreux crustacés (copépodes, isopodes épicariens), le mâle nain vit sur la femelle ; des mâles nains existent également chez un ophiure, chez la bonellie, chez les poissons pêcheurs abyssaux.

Le dimorphisme sexuel cellulaire, découvert en 1949 (M. L. Barr, L. F. Bertram), intéresse les noyaux des cellules ; le noyau d'une cellule du sexe féminin présente une masse d'hétérochromatine de dimensions constantes (0,8 μ à 1,1 μ) ; elle est accolée soit au nucléole, soit à la membrane nucléaire. Cet amas n'existe jamais dans les cellules masculines. Cette hétérochromatine se nomme le corpuscule de Barr ou corpuscule chromatinien. On sait (S. Ohno, 1959) que ce corpuscule est un chromosome totalement formé d'hétérochromatine.

Or, le génotype se compose d'autosomes et d'une paire de gonosomes ou chromosomes sexuels. Cette paire de gonosomes se compose de chromosomes différents dans les deux sexes. Chez le mâle [...]


1  2  3  4  5
pour nos abonnés,
l’article se compose de 3 pages


Écrit par :

  • : membre de l'Académie nationale de Metz, directrice honoraire à l'École pratique des hautes études, université de Paris-VI-Pierre-et-Marie-Curie

Classification


Autres références

«  DIMORPHISME  » est également traité dans :

ANIMAUX MODES DE REPRODUCTION DES

  • Écrit par 
  • Catherine ZILLER
  •  • 4 437 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Expression physique du sexe : sexualisation »  : […] La reproduction sexuée pose un problème qui lui est propre. C'est celui de la différenciation en deux sexes distincts ou sexualisation . En effet, la gamétogenèse s'effectue selon deux voies différentes. La gamétogenèse mâle produit des gamètes mâles ou spermatozoïdes  ; c'est une spermatogenèse. La gamétogenèse femelle donne des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/modes-de-reproduction-des-animaux/#i_7666

COLÉOPTÈRES

  • Écrit par 
  • Robert GAUMONT
  •  • 4 220 mots
  •  • 11 médias

Dans le chapitre « Dimorphisme sexuel »  : […] Chez la plupart des espèces, il n'existe aucune différence extérieure visible entre les deux sexes, mais, dans certains cas, il y a des caractères sexuels secondaires qui peuvent être le propre soit du mâle, soit de la femelle. Nombreux sont les organes qui peuvent être affectés par ces caractères. On distingue parfois, parmi eux, ceux qui sont en rapport direct avec le rapprochement des sexes et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/coleopteres/#i_7666

COMPORTEMENT ANIMAL - Comportement reproducteur

  • Écrit par 
  • Marc THÉRY
  •  • 3 827 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « De la sélection naturelle à la sélection sexuelle »  : […] Dans les années 1870, c'est Charles Darwin qui a développé le concept de sélection sexuelle pour expliquer l'évolution de certains traits dimorphiques qui sont le plus souvent uniquement présents chez les mâles, comme la traîne du paon. Pour la plupart, ces traits morphologiques ne procurent à leurs porteurs aucun avantage en termes de survie des individus ou de défense contre les prédateurs, mai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/comportement-animal-comportement-reproducteur/#i_7666

COPÉPODES

  • Écrit par 
  • Jacques FOREST
  •  • 3 474 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Reproduction et développement »  : […] Chez les copépodes, à de très rares exceptions près, les sexes sont séparés, ce qui les oppose aux cirripèdes où l'hermaphrodisme est au contraire la règle. Un dimorphisme sexuel en relation avec l'accouplement existe chez les formes libres. Les antennules du mâle présentent une adaptation qui en fait un appareil de contention de la femelle au moment de la copulation. Il s'agit tantôt d'une courb […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/copepodes/#i_7666

CRUSTACÉS

  • Écrit par 
  • Jacques FOREST
  •  • 7 669 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Reproduction »  : […] Si, chez les crustacés, les sexes sont en général séparés, des conditions de vie spéciales ont, dans certains groupes, entraîné l'hermaphrodisme. C'est le cas pour la majorité des cirripèdes, animaux fixés, chez lesquels testicules et ovaires sont fonctionnels simultanément, alors que l'hermaphrodisme est successif, surtout protandrique, chez plusieurs genres d'isopodes parasites et chez diverses […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/crustaces/#i_7666

DÉTERMINATION DU SEXE CHEZ LES VERTÉBRÉS FOSSILES

  • Écrit par 
  • Eric BUFFETAUT
  •  • 1 767 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « L’apport de la paléogénétique  »  : […] Depuis les années 2000, des techniques nouvelles d'étude des fossiles ont permis la détermination du sexe de certains spécimens d'une façon tout à fait indiscutable. Des travaux de paléogénétique réalisés sur les moas en fournissent un exemple. Ces oiseaux géants terrestres (inaptes au vol) ont peuplé la Nouvelle-Zélande jusqu'à une date récente, leur extinction étant due à la chasse intensive qu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/determination-du-sexe-chez-les-vertebres-fossiles/#i_7666

ÉPIGÉNÉTIQUE

  • Écrit par 
  • Pierre-Antoine DEFOSSEZ, 
  • Olivier KIRSH, 
  • Ikrame NACIRI
  •  • 5 972 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « L’inactivation d’un chromosome X »  : […] Chez les mammifères, la femelle possède deux chromosomes X, mais seulement un seul est actif. Le deuxième est inactivé de manière épigénétique. Cette inactivation d’un chromosome entier a été le premier phénomène épigénétique d’importance identifié au début des années 1970 par la généticienne britannique Mary F. Lyon. Cette inactivation est assurée notamment par le long ARN non codant Xist. L’éga […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epigenetique/#i_7666

GONOCHORISME

  • Écrit par 
  • Andrée TÉTRY
  •  • 129 mots

Le terme « gonochorisme » ( gono , « génération » et chor , « séparer ») désigne l'état d'un individu capable de produire un seul type de gamètes, gamètes mâles ou gamètes femelles selon qu'il porte des testicules ou des ovaires. Les sexes sont séparés et l'individu est dit « gonochorique » ou « dioïque ». Cette aptitude est liée à un dimorphisme sexuel […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gonochorisme/#i_7666

PALÉOHISTOLOGIE

  • Écrit par 
  • Delphine ANGST
  •  • 3 439 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Reproduction et détermination du sexe chez les oiseaux »  : […] Une autre information qui peut être obtenue grâce à la paléohistologie osseuse est la détermination du sexe des oiseaux fossiles, ce qui est le plus souvent difficile, voire impossible, par l’étude classique de leur anatomie. En effet, chez les oiseaux actuels, il a été mis en évidence que lorsque la femelle ovule, au début de la reproduction, elle produit une quantité supplémentaire d’os qui lui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paleohistologie/#i_7666

POISSONS

  • Écrit par 
  • Yves FRANÇOIS, 
  • Pierre-Antoine SAINT-ANDRÉ
  •  • 10 059 mots
  •  • 15 médias

Dans le chapitre « Types de colorations »  : […] Les colorations dissimulatrices (ou cryptiques) ont pour effet de camoufler l'animal en le faisant passer inaperçu, dans un milieu déterminé, à la fois de ses proies et de prédateurs éventuels. Mais ces colorations cryptiques sont de deux sortes. L' homochromie est un type de camouflage plus ou moins perfectionné ; la teinte générale de l'animal ressem […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/poissons/#i_7666

PRIMATES

  • Écrit par 
  • Bertrand L. DEPUTTE
  •  • 23 052 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « Interactions entre immatures »  : […] La mère joue un rôle indirect primordial dans la socialisation du jeune, qui est de lui procurer des immatures aînés ou cadets. Le nombre et l'âge de ceux-ci dépendent à la fois de la structure sociale, pour les immatures qui ne lui seraient pas affiliés, et des paramètres biologiques, tels que le nombre de jeunes mis au monde simultanément, l'intervalle entre les naissances (fonction de l'existen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/primates/#i_7666

SEXUALISATION, biologie

  • Écrit par 
  • Jacques DECOURT, 
  • Jean-Marc LOBACCARO, 
  • Étienne PATIN, 
  • Lluis QUINTANA-MURCI, 
  • Charles SULTAN
  •  • 14 029 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le chromosome X »  : […] Les chromosomes X et Y humains sont très différents : le chromosome X est grand, il représente environ 6 p. 100 du génome humain et l'on estime qu'il contient entre 3 000 et 4 000 gènes. Son séquençage, réalisé aux États-Unis par L. Carrell et coll., a été publié le 17 mars 2005 dans la revue Nature . Les gènes du chromosome X sont un mélange à la fois de « gènes de ménage » […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sexualisation-biologie/#i_7666

SQUAMATES

  • Écrit par 
  • Virginie LEVRAT
  •  • 2 474 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Physiologie thermique, reproduction, croissance et longévité »  : […] Animaux poïkilothermes, les reptiles ont une activité modulée par la température de leur corps, soit 35-40  o C pour la plupart d'entre eux et 30  o C pour les espèces nocturnes ou fouisseuses. La régulation se fait principalement en faisant varier la quantité de chaleur absorbée : en modifiant la position du corps par rapport au soleil, en utilis […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/squamates/#i_7666

TEISSIER GEORGES (1900-1972)

  • Écrit par 
  • Andrée TÉTRY
  •  • 791 mots

Zoologiste et biologiste né à Paris. Admis à l'École normale supérieure et à l'École polytechnique (1919), Georges Teissier choisit la première. Agrégé de sciences naturelles (1923), docteur ès sciences (1931), il fut successivement agrégé préparateur à l'École normale supérieure (1924-1928), chef de travaux, maître de conférences, professeur à la faculté des sciences de Paris. Il était aussi dire […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/georges-teissier/#i_7666

TÉLÉOSTÉENS ET HOLOSTÉENS

  • Écrit par 
  • Yves FRANÇOIS, 
  • Pierre-Antoine SAINT-ANDRÉ
  •  • 7 304 mots
  •  • 18 médias

Dans le chapitre « Le dimorphisme sexuel »  : […] Le sexe des Sélaciens est facilement identifiable grâce aux appendices copulateurs du mâle, associés aux nageoires pelviennes. Chez les Téléostéens, au contraire, les différences morphologiques entre mâle et femelle sont habituellement difficiles à percevoir, surtout en dehors de la période de reproduction. Pourtant, chez quelques espèces existent des caractères sexuels secondaires plus ou moins […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/teleosteens-et-holosteens/#i_7666

Pour citer l’article

Andrée TÉTRY, « DIMORPHISME », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 14 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/dimorphisme/