FRANCO-FLAMANDS ARTS

Médias de l’article

Tombeau de Charles V le Sage, A. Beauneveu, détail

Tombeau de Charles V le Sage, A. Beauneveu, détail
Crédits : Peter Willi/ Bridgeman Images

photographie

Puits de Moïse, C. Sluter (1)

Puits de Moïse, C. Sluter (1)
Crédits : Peter Willi/ Bridgeman Images

photographie


On qualifie généralement de franco-flamand l'art des sculpteurs du temps de Charles V et celui des peintres travaillant à la cour de France au début du règne de Charles VI, et ce en raison de l'origine « flamande » de bon nombre de ces artistes. Il semble en effet qu'ils n'aient pas apporté une forme d'art pratiquée auparavant dans leur pays d'origine, mais qu'ils aient trouvé leur expression artistique au contact du foyer parisien.

L'un de ces maîtres, André Beauneveu de Valenciennes, après avoir travaillé à Paris pour le roi Charles V, mais aussi à Malines et à Courtrai, passa au service du duc Jean de Berry. Mais, avant que ne s'élève la Sainte-Chapelle de Bourges, où le duc de Berry devait avoir son tombeau, la fondation de la chartreuse de Champmol par Philippe le Hardi, duc de Bourgogne, devait faire de Dijon un important foyer d'art. L'ordonnance première du portail de l'église, le décor de l'oratoire ducal et l'architecture d'albâtre du tombeau de Philippe le Hardi, à laquelle travaillèrent Philippe Van Eram et Claus de Haine, originaire de Tournai, furent conçus par Jean de Marville, qui avait été collaborateur de Jean de Liège. Ainsi est-ce dans la tradition franco-flamande de l'art parisien que se présentaient tout d'abord les perspectives offertes par cette fondation ducale : la double appartenance n'était pas nouvelle à Dijon, puisqu'en 1358 Jeanne de Boulogne avait commandé sa sépulture et celle de son premier mari, Philippe de Bourgogne, pour la chapelle ducale de Dijon à Jean de Soignoles, imagier parisien qui avait pour aide Hennequin Arion de Bruxelles. Elle se perpétuait d'autant mieux que le duc de Bourgogne était entré en possession du comté de Flandre en 1384, à la mort de Louis de Mâle, père de son épouse Marguerite de Flandre [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 2 pages


Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis



Écrit par :

  • : conservateur en chef des musées de Dijon, chargé de cours à la faculté des lettres et sciences humaines de Dijon, vice-président de la Commission régionale des monuments et richesses artistiques de Bourgogne

Classification


Autres références

«  FRANCO-FLAMANDS ARTS  » est également traité dans :

BEAUNEVEU ANDRÉ (connu entre 1360 et 1400)

  • Écrit par 
  • Nicole REYNAUD
  •  • 161 mots
  •  • 1 média

Peintre, enlumineur, sculpteur et architecte, Beauneveu, originaire de Valenciennes, commence sa carrière dans le nord de la France où il retournera à plusieurs reprises. C'est comme sculpteur de renom qu'il est employé en 1364 par Charles V à l'exécution des grandes statues de son tombeau […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/andre-beauneveu/#i_48450

BELLECHOSE HENRI (connu entre 1415 et 1440)

  • Écrit par 
  • Nicole REYNAUD
  •  • 130 mots

Originaire du Brabant, Bellechose succède en 1415 à Jean Malouel comme peintre en titre du duc de Bourgogne à Dijon. Sa première œuvre attestée est la seule qui subsiste : le Retable de saint Denis (Louvre), peint pour la chartreuse de Champmol en 1416. Entre 1415 et 1430, il est chargé de plusieurs […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/henri-bellechose/#i_48450

BROEDERLAM MELCHIOR (mort apr. 1409)

  • Écrit par 
  • Pierre QUARRÉ
  •  • 374 mots

Le duc de Bourgogne Philippe le Hardi, entré en possession du comté de Flandre en 1384, garda à son service Melchior Broederlam, qui avait été peintre et valet de chambre de Louis de Mâle, père de son épouse, la duchesse Marguerite de Flandre. Les articles de comptes nous présentent surtout Broederlam comme un décorateur, chargé de peindre sur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/melchior-broederlam/#i_48450

CHARTREUSE DE CHAMPMOL, PRÈS DE DIJON, SCULPTURES DE CLAUS SLUTER

  • Écrit par 
  • Barthélémy JOBERT
  •  • 217 mots
  •  • 2 médias

Sous les ducs de Bourgogne Philippe le Hardi et son fils Jean sans Peur, Dijon, centre politique d'un domaine en pleine expansion, devint un des grands foyers artistiques européens. C'est dans la statuaire que se manifeste le plus son originalité, grâce au Hollandais Claus Sluter […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chartreuse-de-champmol-pres-de-dijon-sculptures-de-claus-sluter/#i_48450

MALOUEL JEAN (av. 1370-1415)

  • Écrit par 
  • Nicole REYNAUD
  •  • 217 mots

Né à Nimègue dans une famille d'artistes, Malouel (ou Maelwael) vient travailler à Paris où le duc de Bourgogne, Philippe le Hardi, l'engage en 1397 pour en faire son peintre en titre et le charger, à Dijon, des grands travaux de peinture de la Chartreuse de Champmol, récemment fondée ; il introduira auprès du duc ses neveux, les frères de Limbourg […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-malouel/#i_48450

WERVE CLAUS DE (connu entre 1396 et 1439)

  • Écrit par 
  • Alain ERLANDE-BRANDENBURG
  •  • 538 mots
  •  • 2 médias

La personnalité artistique de Claus de Werve est longtemps demeurée obscure pour les historiens d'art. Le puissant génie de son oncle Claus Sluter, qui le prend dès 1396 comme aide, éclipse un sculpteur que des recherches récentes ont contribué à réhabiliter. Il est inconcevable qu'entre la date de 1396 et celle de sa mort […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/claus-de-werve/#i_48450

Pour citer l’article

Pierre QUARRÉ, « FRANCO-FLAMANDS ARTS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/arts-franco-flamands/