SCHÖNBERG ARNOLD

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La période américaine

Il passe son premier hiver américain entre Boston et New York, où se trouvent ses deux postes d'enseignant, mais il ne supporte pas le climat, et dès l'automne de 1934 il s'installe sous des cieux plus cléments, à Los Angeles, où il sera nommé professeur de composition à l'université de Californie (U.C.L.A.) en 1936. Cette année-là, après quatre années de création plus détendue (dont datent cependant les œuvres tonales, savoureuses et trop peu connues, que sont la Suite en sol et les deux Concertos d'après Monn et Haendel, ce dernier une manière de chef-d'œuvre), il achève deux des pages maîtresses du dodécaphonisme « classique » : le Quatrième Quatuor et le Concerto pour violon. Fixé à Hollywood, il se lie d'amitié avec Gershwin, son partenaire au tennis, dont il admire beaucoup la musique, et il acquiert la citoyenneté américaine en 1941. Il alterne à présent les œuvres tonales et dodécaphoniques, achevant même sa Deuxième Symphonie de chambre trente-trois ans après l'avoir commencée. Un certain académisme se fait jour parfois, cependant que la frontière entre tonal et atonal (l'alternative si comiquement posée dans la deuxième des Satires de 1926 !) s'estompe : l'Ode à Napoléon, ou même le Concerto pour piano, dodécaphoniques, sont moins dissonants et moins tendus que les Variations pour orgue, qui sont tonales.

Atteint par la limite d'âge, Schönberg est mis à la retraite en 1944, avec une pension dérisoire ; alors que sa santé se dégrade fortement, il doit continuer à donner des leçons particulières pour survivre. Le 2 août 1946, crise cardiaque très grave, et même presque fatale : cliniquement mort pendant une minute ou deux, il ne « ressuscite » que grâce à une piqûre en plein cœur. Cette résurrection est foudroyante : quelques semaines plus tard, il a achevé le chef-d'œuvre de sa vieillesse, peut-être même son chef-d'œuvre tout court : le prodigieux Trio à cordes opus 45, son ouvrage le plus audacieux et le plus « avancé », retrouvant la flamme révolutionnaire de sa jeunesse. Depuis 1923, il n'ava [...]


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Autres références

«  SCHÖNBERG ARNOLD (1874-1951)  » est également traité dans :

SCHÖNBERG ARNOLD - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 1 381 mots

13 septembre 1874 Arnold Franz Walter Schönberg naît à Vienne. Il adoptera aux États-Unis le patronyme Schoenberg.1898 Les Deux Lieder (Zwei Gesänge), opus 1, pour baryton et piano, sur deux poèmes de Karl von Levetzow, sont créés par Eduard Gärtner (baryton) et leur dédi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/schonberg-reperes-chronologiques/

PIERROT LUNAIRE (A. Schönberg)

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 277 mots

Le 16 octobre 1912, Pierrot lunaire, d'Arnold Schönberg, est créé à Berlin. « Le Pierrot lunaire est l'œuvre la plus célèbre de Schönberg, point central autour duquel on a ordonné toutes les autres ; il est certain que, malgré l'importance de celles-ci, celle-là constitue un centre de gravité » (Pierre Boulez) […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierrot-lunaire/#i_4316

ADAMS JOHN (1947- )

  • Écrit par 
  • Patrick WIKLACZ
  •  • 1 978 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Retour à la tonalité »  : […] Parmi les premières compositions de John Adams, notons un Quintette avec piano (1970), American Standard , pour ensemble de chambre non spécifié (1973), Grounding , pour six voix solistes, trois saxophones et live electronics (électronique en direct, 1975), Onyx , pour bande magnétique ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/john-adams-1947/#i_4316

ATONALITÉ

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES, 
  • Michel PHILIPPOT
  •  • 4 385 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « La dissolution du système tonal classique »  : […] Le système modal (ancien) et le système tonal (classique) sont fondés sur une véritable hiérarchie des degrés de la gamme, hiérarchie dans laquelle la note dite tonique (celle qui donne son nom au ton) joue le rôle principal. Une autre note, le cinquième degré de la gamme (par exemple, sol dans la tonalité d' ut ), dite dominante, était également très […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/atonalite/#i_4316

BASSE, musique

  • Écrit par 
  • Henry BARRAUD
  •  • 3 508 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La basse chiffrée »  : […] Devant ces faits, on peut comprendre que, à un certain moment et pendant une période limitée de l'histoire, tout l'essentiel d'une œuvre musicale ait pu paraître se réduire à la ligne mélodique et à la basse, les sons situés entre ces deux extrêmes ne participant plus qu'à un remplissage harmonique étroitement déterminé par ces deux éléments. On se contente dès lors de fixer par l'écriture ces de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/basse-musique/#i_4316

BLAUE REITER DER

  • Écrit par 
  • Étiennette GASSER
  •  • 2 892 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Doctrine »  : […] Le Blaue Reiter n'a ni programme, ni adhérents. Un accord tacite sur les problèmes de l'esprit et de l'art fonde l'union des intéressés. Un homme est en mesure de les formuler : Kandinsky. En 1910, il écrit Du spirituel dans l'art (édité à Munich en 1911) où il part d'une critique de la structure matérialiste du monde contemporain. Il voit la science transmuter la matière en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/der-blaue-reiter/#i_4316

CHAMBRE MUSIQUE DE

  • Écrit par 
  • Pierre BRETON, 
  • Marc VIGNAL
  •  • 5 481 mots
  •  • 1 média

Au sens moderne, « musique de chambre » est une expression générique s'appliquant à des compositions pour un petit nombre d'instruments solistes. Jusqu'à la fin du xvii e  siècle, avant l'apparition des concerts publics, le terme désigne une musique destinée à être jouée chez un particulier, fût-ce un roi, par opposition à la musique d'église et à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/musique-de-chambre/#i_4316

CHROMATISME, musique

  • Écrit par 
  • Alain FÉRON
  •  • 934 mots

En musique, le terme « chromatisme » recouvre deux acceptions. La plus simple indique l'altération d'un demi-ton – vers le grave ou vers l'aigu – d'un degré diatonique ; dans ce cas, le chromatisme implique l'adoption d'une échelle de référence, l'échelle heptatonique naturelle, dernier stade du diatonisme. C'est sur cette échelle de sept sons diatonique qu'est fondée la musique dite tonale ; c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chromatisme-musique/#i_4316

COLORATION, musique

  • Écrit par 
  • Antoine GARRIGUES
  •  • 1 057 mots

Dans le chapitre « La coloration orchestrale »  : […] Dès le début du xix e  siècle, les nouvelles exigences des compositeurs (de Ludwig van Beethoven, par exemple, en ce qui concerne le piano) suscitent des progrès de la facture instrumentale, qui vont rendre possible la naissance d'un nouveau langage orchestral. L'attention des compositeurs se porte sur le timbre, l'équivalent de la couleur, qui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/coloration-musique/#i_4316

COMPOSITION MUSICALE

  • Écrit par 
  • Michel PHILIPPOT
  •  • 6 852 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Composition et invention des formes »  : […] Les schèmes formels, dont certains viennent d'être commentés, s'appliquent surtout à la construction de la musique pure. Il faut alors remarquer que les compositeurs ont toujours pris, à leur égard, une liberté proportionnelle à leur imagination, tout en les conservant comme une sorte de référence permanente ; ils sont, en réalité, mal adaptés à une expression qui n'est pas exclusivement musicale […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/composition-musicale/#i_4316

CONTREPOINT

  • Écrit par 
  • Henry BARRAUD
  •  • 4 645 mots

Dans le chapitre « Schönberg et son école »  : […] C'est ce qui explique la fortune de la tentative lancée par Schönberg et l' école de Vienne après la guerre de 1914-1918 et qui, après un demi-échec, a reparu au lendemain de celle de 1939-1945 dans le vaste mouvement de la musique dodécaphonique, puis de la musique sérielle. Dans cette technique nouvelle, en effet, il n'y a plus séparation de pouvoir entre contrepoint et harmonie, il ne peut plus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/contrepoint/#i_4316

DU SPIRITUEL DANS L'ART ET DANS LA PEINTURE EN PARTICULIER, Wassily Kandinsky - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Marcella LISTA
  •  • 1 185 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Une esthétique de la « dissonance » »  : […] La « langue universelle » recherchée par Kandinsky procède par un double mouvement, où alternent la purification des arts existants et leur synthèse dans un « art monumental », projeté dans l'avenir, où les arts du temps (musique, danse, poésie) pourraient s'unir aux arts de l'espace (peinture et architecture essentiellement). Dans la seconde partie de son livre, qui entend jeter les bases d'une v […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/du-spirituel-dans-l-art-et-dans-la-peinture-en-particulier/#i_4316

EISLER HANNS (1898-1962)

  • Écrit par 
  • Marc VIGNAL
  •  • 339 mots

Compositeur allemand d'origine autrichienne, né à Leipzig, Eisler devient en 1919 élève d'Arnold Schönberg, tout en prenant — témoignage de ses convictions socialistes — la direction des chœurs de travailleurs Stahlklang et Karl Liebknecht. Lauréat du prix musical de la ville de Vienne en 1924, il s'établit l'année suivante à Berlin, où il devient critique de la Rote Fahne . […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hanns-eisler/#i_4316

ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE (Arts et culture) - La musique

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES, 
  • André GAUTHIER
  •  • 3 962 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Sérialisme et postsérialisme »  : […] Le sérialisme dodécaphonique parvient aux États-Unis avec Arnold Schönberg , contraint de quitter l'Allemagne nazie en 1933 et qui arrive sur le Nouveau Continent en octobre de cette même année. Mais ce n'est qu'à la fin des années 1940 que le phénomène sériel prendra véritablement de l'ampleur aux États-Unis, lorsque certains compositeurs américains décideront de l'adopter. Au centre de ce déve […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/etats-unis-d-amerique-arts-et-culture-la-musique/#i_4316

FRAGMENT, littérature et musique

  • Écrit par 
  • Daniel CHARLES, 
  • Daniel OSTER
  •  • 9 389 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le retour du fragment »  : […] Ce qui attise la soif d'unité est – aussi bien, et par une sorte de fatalité – ce qui la dément. Car la musique, après tout , est faite pour être écoutée... Oui, mais si rien ne vaut que ce tout  ? Il a fallu quelque courage à Donald Tovey (1875-1940) ou à Theodor Adorno (1903-1969), tous deux princes de l'analyse musicale, pour démasquer, au fil des ans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fragment-litterature-et-musique/#i_4316

GERHARD ROBERTO (1896-1970)

  • Écrit par 
  • Alain FÉRON
  •  • 1 110 mots

Après Manuel de Falla, le plus brillant et le plus audacieux représentant de la musique espagnole est Roberto Gerhard. Né en Catalogne d'un père suisse allemand et d'une mère alsacienne, unique élève espagnol d'Arnold Schönberg, Gerhard sera contraint à l'exil par la guerre civile, deviendra citoyen britannique et finira sa vie à Cambridge. Robert Gerhard Ottenwaelder naît à Valls, près de Tarrago […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/roberto-gerhard/#i_4316

HAUER JOSEF MATTHIAS (1883-1959)

  • Écrit par 
  • Alain FÉRON
  •  • 716 mots

« Qui a le premier composé de la musique dodécaphonique, Schoenberg ou Hauer ? » Le titre de cet article de Bryan Simms publié en 1987 dans le Journal of the Arnold Schoenberg Institute donne la mesure de l'importance du compositeur et théoricien autrichien Josef Matthias Hauer. Né à Wiener Neustadt, près de Vienne, le 19 mars 1883, Josef Matthias Hauer effectue des études g […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/josef-matthias-hauer/#i_4316

KRASNER LOUIS (1903-1995)

  • Écrit par 
  • Pierre BRETON
  •  • 661 mots

Est-ce l'exceptionnelle richesse du répertoire romantique et néo-romantique pour le violon ? Est-ce la naturelle inclination de cet instrument vers la mélodie ? Est-ce le conservatisme d'un public particulier fermement attaché à des formes et à des styles issus de la tradition ? Rares, très rares, sont les violonistes — notamment parmi ceux qui atteignirent leur maturité dans l'entre-deux-guerres  […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/louis-krasner/#i_4316

MATÉRIAU, musique

  • Écrit par 
  • Alain FÉRON
  •  • 695 mots

Ce que l'on nomme matériau musical recouvre tout ce qui sert de « matière première » à l'écriture : l'harmonie, l'intervalle, le timbre, le rythme, la forme... Ce terme n'est apparu dans le vocabulaire musical occidental que récemment, lorsque l'évolution du langage, changeant les fonctions harmoniques du système tonal, entraîna une révision de tous les paramètres jusqu'alor […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/materiau-musique/#i_4316

MÉLODIE

  • Écrit par 
  • Henry BARRAUD
  •  • 4 131 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Le chromatisme wagnérien et ses conséquences »  : […] Jusqu'à Wagner, on ne quitte jamais un diatonisme fondamental, et le rapport harmonie-mélodie se signale surtout par un certain asservissement de celle-ci au jeu traditionnel entre tonique et dominante et à des évasions contrôlées dans des tons voisins. Le chromatisme wagnérien, que l'on peut qualifier d'organique, implique que l'aspect purement linéaire de la libre mélodie primitive s'estompe pe […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/melodie/#i_4316

MUSIQUE CONTEMPORAINE - La musique sérielle et le dodécaphonisme

  • Écrit par 
  • Pierre BARBAUD, 
  • Rémi LENGAGNE
  •  • 3 022 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Arnold Schönberg et la musique sérielle »  : […] La musique sérielle, ou plutôt le principe sériel, est une extension et une généralisation de la méthode d'écriture dite dodécaphonique . Le système tonal établissait une dualité dans le discours sonore en se conformant en même temps à deux modèles : l'un, la gamme, contrôlait l'horizontalité ; l'autre, la résonance des fondamentales successives, contrôlait la verticalité. Arnold Schönberg s'est […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/musique-contemporaine-la-musique-serielle-et-le-dodecaphonisme/#i_4316

ŒUVRE D'ART TOTALE

  • Écrit par 
  • Philippe JUNOD
  •  • 8 393 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Des arts de la scène »  : […] Or la scène, marquée par l'impact du wagnérisme, ne pouvait manquer d'offrir à ces rencontres un espace privilégié . En 1894, Albéric Magnard (1865-1914) déclarait, dans un article consacré à La synthèse des arts dans la Revue de Paris  : « Le théâtre lyrique est aujourd'hui la forme la plus complète de l'art synthétique et la seule qui permette la fus […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/oeuvre-d-art-totale/#i_4316

OPÉRA - Histoire, de Pelléas à nos jours

  • Écrit par 
  • Harry HALBREICH, 
  • Christian MERLIN
  •  • 6 138 mots
  •  • 13 médias

Dans le chapitre « La postérité de « Pelléas » »  : […] Si la musique moderne est née avec le Prélude à l'après-midi d'un faune (1894) – avec le recul du temps, cette césure se confirme, elle est plus décisive même que celle du Sacre du printemps ou des premières œuvres atonales de Schönberg –, il est légitime de faire partir une histoire de l'opéra moderne de Pelléas et Mélisande , do […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/opera-histoire-de-pelleas-a-nos-jours/#i_4316

ORCHESTRE

  • Écrit par 
  • Michel PHILIPPOT
  •  • 6 751 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Historique de l'orchestre symphonique »  : […] Pendant une période assez longue de l'histoire de la musique, les compositeurs écrivaient indifféremment pour des instruments quelconques sans que leur nature et leurs caractéristiques interviennent en tant qu'éléments constitutifs de l'œuvre. Assez fréquemment, d'ailleurs, les parties instrumentales se bornaient à doubler et à renforcer les parties vocales. Dans le cas de la musique de chambre, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/orchestre/#i_4316

ORNEMENT, musique

  • Écrit par 
  • Joël DUGOT, 
  • Antoine GARRIGUES
  •  • 4 867 mots
  •  • 18 médias

Dans le chapitre « Ornementation et musique contemporaine »  : […] Il est difficile de saisir les lignes de force qui structurent la pensée musicale du xx e  siècle et du début du xxi e  siècle, tant la diversité et la richesse des différents courants font écran à une compréhension d'ensemble. Liberté et rigueur dans l'interprétation s'affrontent dans un cas, se […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ornement-musique/#i_4316

PIERRE BOULEZ (exposition)

  • Écrit par 
  • Alain FÉRON
  •  • 911 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « « Le son-matériau » »  : […] De la Deuxième Sonate pour piano à Incises , en passant par Le Marteau sans maître , Rituel ou Répons , nous voici conviés à la quête d’une forme (ré)inventée : celle du « son-matériau » qui s’auto-génère à partir du « geste » musical sur lequel elle s’appuie. Ains […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-boulez-exposition/#i_4316

SCHERCHEN HERMANN (1891-1966)

  • Écrit par 
  • Marc VIGNAL
  •  • 245 mots

Chef d'orchestre allemand, né à Berlin et mort à Florence, Scherchen joua un grand rôle dans la diffusion de la musique contemporaine. Altiste à la Philharmonie de Berlin de 1907 à 1910, il débute comme chef d'orchestre en 1911, année où il crée la Symphonie de chambre opus 9 de Schönberg. Après la Première Guerre mondiale, il fonde en Allemagne la Neue Musikgesellschaft (So […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hermann-scherchen/#i_4316

SÉRIALISME (musique)

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 1 468 mots

Le dodécaphonisme sériel, nouvelle méthode de composition musicale, fut conçu par Arnold Schönberg, au début des années 1920, au terme d'une lente évolution. Dès le début du xx e  siècle, la sensibilité inquiète et tourmentée de Schönberg le pousse vers une écriture de plus en plus chromatique ; l'usage constant d'accords altérés, les modulatio […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/serialisme/#i_4316

SÉRIALITÉ, musique

  • Écrit par 
  • Alain FÉRON
  •  • 729 mots

La sérialité (en d'autres termes, la pensée sérielle), née en France à la fin des années 1940 et dont René Leibowitz et Olivier Messiaen furent les artisans – le premier de manière volontaire, le second par accident –, a marqué de son empreinte réductrice le terme de série. Or Arnold Schönberg, qui est considéré, avec Josef Matthias Hauer, comme le père de cette « invention […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/serialite-musique/#i_4316

SOLFÈGE

  • Écrit par 
  • Robert SIOHAN
  •  • 2 553 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'évolution du monde sonore »  : […] L'évolution du monde musical, de la fin du xix e  siècle à nos jours, est un phénomène considérable, qui va curieusement de pair avec l'évolution des sciences. L'une comme l'autre répondent à une soif de renouveau et, pour les arts, à une recherche d'expérimentation touchant les moyens d'expression. Tout commence avec Claude Debussy, non pas que […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/solfege/#i_4316

STRAVINSKI IGOR FEODOROVITCH

  • Écrit par 
  • Michel PHILIPPOT
  •  • 4 214 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Une perpétuelle faculté de rajeunissement »  : […] Peut-être cette malléabilité du style dont fait preuve Stravinski est-elle le signe d'une insatiable curiosité, donc d'une jeunesse jamais perdue ? Il devait en faire la démonstration à la fin de sa vie. En 1912, il avait assisté, à Berlin, à l'audition du Pierrot lunaire de Schönberg. Rien ne pouvait être plus opposé à l'expressionnisme du Viennois que l'« objectivisme » d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/igor-feodorovitch-stravinski/#i_4316

TIMBRE, musique

  • Écrit par 
  • Émile LEIPP
  •  • 1 348 mots
  •  • 1 média

Indépendamment de la durée, les musiciens attribuent aux sons musicaux des qualités particulières : hauteur, intensité et timbre. Le timbre, c'est ce qui distingue entre eux des sons de même hauteur et de même intensité . Pour le décrire, on utilise une terminologie empruntée au vocabulaire des sensations visuelles, tactiles, gustatives, etc. : un son est « clair », « rond », « chaud », « aigre ». […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/timbre-musique/#i_4316

TONAL SYSTÈME

  • Écrit par 
  • Henry BARRAUD
  •  • 5 259 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Évolution et désagrégation »  : […] La description qui précède s'applique à un système tonal considéré pour ainsi dire comme un archétype. À aucun moment de l'histoire on ne pourrait le saisir ainsi dans son idéalité pure, parce qu'il s'est constitué petit à petit, vers le xvi e  siècle, à une époque où n'existait que des tempéraments inégaux ; il a connu une longue évolution et il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/systeme-tonal/#i_4316

VIENNE ÉCOLE DE, musique

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 1 368 mots
  •  • 2 médias

Une des principales caractéristiques de la musique moderne est son affranchissement du système des tonalités majeures et mineures, qui a assuré la structure et la cohérence de la musique occidentale du xvi e au xix e  siècle. En effet, dès la fin du xix […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ecole-de-vienne-musique/#i_4316

WEBERN ANTON VON

  • Écrit par 
  • Jean-Yves BOSSEUR
  •  • 2 439 mots

Webern s'est efforcé de résoudre les paradoxes d'une liaison organique entre les formes contrapuntiques les plus strictes et les formes sérielles fondamentales. Poursuivant l'enseignement de Schönberg, il met en tension les structures musicales les plus ancrées dans la tradition occidentale et les recherches les plus « déchargées » de références à un vocabulaire sonore ou à une stylistique parti […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anton-von-webern/#i_4316

WEBERN ANTON VON - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Alain PÂRIS
  •  • 680 mots

3 décembre 1883 Anton Friedrich Wilhelm von Webern naît à Vienne. Automne de 1904 Webern commence à étudier avec Arnold Schönberg. 4 novembre 1908 La Passacaille pour orchestre, opus 1 ( Passacaglia für Orchester ), est créée au Musikverein de Vienne sous la direction du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/webern-reperes-chronologiques/#i_4316

ZEMLINSKY ALEXANDER VON (1871-1942)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 466 mots
  •  • 1 média

Le compositeur et chef d'orchestre autrichien Alexander von Zemlinsky naît le 14 octobre 1871, à Vienne . Après des études au conservatoire de la Société des amis de la musique de Vienne, il compose en 1893 plusieurs pièces de musique de chambre qui attirent l'attention de personnalités de la vie musicale viennoise, parmi lesquelles Johannes Brahms. En 1895, alors qu'il joue dans un orchestre amat […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alexander-von-zemlinsky/#i_4316

Pour citer l’article

Harry HALBREICH, « SCHÖNBERG ARNOLD », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/arnold-schonberg/