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ADAMS JOHN (1947- )

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John Adams - crédits : Margaretta Mitchell

John Adams

La musique de John Adams ne laisse pas indifférent : elle a souvent irrité, mais son pouvoir de séduction s'est affirmé, car ce créateur américain parvient à conjuguer avec habileté des talents de compositeur, d'orchestrateur et de chef d'orchestre, mis au service d'une esthétique franchement postminimaliste à laquelle les esprits non sectaires ont bien du mal à résister. Sans doute faut-il aussi rechercher les raisons du succès de ses œuvres dans l'éclectisme et l'ouverture d'esprit qu'il a toujours manifestés : « J'ai été élevé dans une maison où l'on ne séparait pas Benny Goodman de Mozart », a-t-il déclaré.

Un champion des musiques nouvelles

John Coolidge Adams naît le 15 février 1947 à Worcester, dans le Massachusetts. Enfant, il travaille la clarinette avec son père et Felix Viscuglia, clarinettiste à l'Orchestre symphonique de Boston ; dès l'âge de dix ans, il prend des leçons de théorie et de composition. À l'université Harvard (1965-1971), il étudie la composition avec Leon Kirchner, Earl Kim, Harold Shapero, David Del Tredici et Roger Sessions ; à cette époque, il tient le pupitre de clarinettiste suppléant de l'Orchestre symphonique de Boston et dirige divers orchestres.

En 1971, il trouve un milieu idéal à ses activités, puisqu'il est nommé chef du département de composition du Conservatoire de San Francisco, où il va enseigner de 1972 à 1982. Edo De Waart, alors directeur musical de l'Orchestre symphonique de San Francisco, remarque ce professeur hors du commun et lui propose en 1978 un poste de conseiller musical pour les musiques nouvelles, puis de compositeur résident (1982-1985). Les options artistiques de John Adams marquent une profonde rupture avec l'académisme ambiant. Chef du New Music Ensemble du Conservatoire de San Francisco, créateur, avec De Waart, de la série, controversée, New and Unusual Music de l'Orchestre symphonique de San Francisco, il va faire connaître au public californien les avant-gardes européennes et américaines, programmant notamment des œuvres de John Cage, d'Elliott Carter, de Steve Reich et de l'étonnant Robert Ashley.

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Pour citer cet article

Patrick WIKLACZ. ADAMS JOHN (1947- ) [en ligne]. In Encyclopædia Universalis. Disponible sur : (consulté le )

Article mis en ligne le et modifié le 14/03/2009

Médias

John Adams - crédits : Margaretta Mitchell

John Adams

<it>Nixon in China</it>, J. Adams - crédits : Robbie Jack/ Corbis/ Getty Images

Nixon in China, J. Adams

Autres références

  • MUSIQUES MINIMALISTES ET RÉPÉTITIVES - (repères chronologiques)

    • Écrit par
    • 844 mots

    1935-1937 Les quatre pionniers des musiques minimalistes et répétitives, tous américains, naissent dans un laps de temps d'un an et demi : Terry (Mitchell) Riley le 24 juin 1935, à Colfax, en Californie ; La Monte (Thornton) Young le 14 octobre 1935, à Bern, dans l'Idaho ; Steve (Stephen Michael)...

  • OPÉRA - Histoire, de Pelléas à nos jours

    • Écrit par et
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    ...technologies interactives à la scène lyrique, avec l'aide du cinéaste Peter Greenaway (Writing to Vermeer, 1999), dans une esthétique proche du zapping. Mais celui qui a le mieux su dépasser le snobisme ambiant est John Adams, dont The Death of Klinghoffer (1991), à partir d'un fait réel (la prise d'otages...