APIS

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Apis, le dieu-taureau

Apis, le dieu-taureau
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Apis

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Le culte du dieu égyptien Apis est attesté à une date très ancienne dans la ville de Memphis, dès la première dynastie thinite. Un taureau sacré memphite est aussi mentionné dans les Textes des pyramides. Il était représenté sous la forme d'un taureau qui devait être blanc avec des taches noires répondant à des dessins très déterminés. Entre ses cornes était représenté un disque solaire et, parfois, un croissant lunaire. Apis pouvait être représenté dans sa course avec la momie d’un dieu sur le dos, promesse de fertilité. Il prenait aussi l’apparence d’un homme ou d’un corps momifié à tête de taureau.

Apis, le dieu-taureau

Apis, le dieu-taureau

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Statue en calcaire du dieu-taureau Apis. XXXe dynastie. Vers 380-342 avant J.-C. Musée du Louvre, Paris. 

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Apis

Apis

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Apis, le dieu taureau, est lié à la fécondité et à la renaissance, puis devient une divinité funéraire. 

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Hérodote a laissé sur Apis ce témoignage : « Quand il fut devenu maître de toute l'Égypte, Psammétique éleva à Héphaïstos des propylées à Memphis, ceux qui sont tournés vers le vent du sud ; et il construisit pour Apis, en face des propylées, une cour où on le nourrit lorsqu'il s'est manifesté, tout entourée de colonnades et couverte de figures : au lieu des colonnes, ce sont des colosses de douze coudées qui en supportent le toit. Apis, en langue grecque, est Epaphos » (Histoires II, 153).

Symbole de force, de fécondité et de renaissance, Apis était associé à Ptah et à Rê ; puis il le fut surtout à Osiris, comme dieu funéraire. Comme réceptacle du dieu, un taureau vivant, reconnaissable à la couleur de sa robe blanche et à l’implantation d’une tache au front, au cou et sur le dos, était choisi dans le cheptel sacré. L'intronisation et les funérailles du taureau Apis étaient célébrées dans le faste et avec des processions. Le corps du taureau, une fois embaumé, était déposé dans un caveau funéraire situé dans le serapeum. Puis les prêtres recherchaient le successeur du taureau défunt et l'on fêtait l'intronisation du nouvel Apis. Chaque taureau avait sa sépulture particulière.

C'est sous Ramsès II, qui régna de 1301 à 1235 av. J.-C., que l'on construisit sur le plateau de Saqqara une sépulture commune, le serapeum, découvert par Auguste Mariette à partir de la description de Strabon. Le serapeum lui-même était creusé sous terre et contenait les sépultures de vingt-huit Apis dans des sarcophages de granite. Le temple funéraire a malheureusement disparu.

—  Yvan KOENIG, Universalis

Écrit par :

  • : docteur de troisième cycle, chargé de recherche au C.N.R.S, professeur à l'École pratique des hautes études (IVe section)

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Pour citer l’article

Yvan KOENIG, « APIS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 19 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/apis/