DVOŘÁK ANTONIN (1841-1904)

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Une sève enivrante

Des œuvres classiques comme la Neuvième Symphonie, dite Symphonie du Nouveau Monde, les Danses slaves, le Concerto pour violoncelle en si mineur, les Rapsodies slaves ou Les Légendes ont une popularité méritée, mais il serait injuste d'oublier les Sérénades (op. 22 et 44), la Suite tchèque, les Septième Huitième Symphonies, les cinq Poèmes symphoniques (op. 107 à 111) des dernières années ou les trois ouvertures Dans la nature, Carnaval, Othello, les cycles de mélodies (les Mélodies tziganes et les Chants bibliques), les grandes fresques chorales comme le Stabat Mater, le Requiem, le Te Deum, la Messe en majeur, Les Chemises de noces et Sainte Ludmilla.

Pablo Casals en 1937

Photographie : Pablo Casals en 1937

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Le violoncelliste espagnol Pablo Casals (1876-1973) enregistrant le concerto de Dvorák à Prague, en 1937. 

Crédits : Erich Auerbach/ Getty Images

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Aucune des pièces écrites pour la scène par Dvořák n'a eu le retentissement de La Fiancée vendue de Smetana. Ce fut un des regrets de sa vie, mais Coquin de paysan, Le Diable et Catherine, Dimitri et, surtout, Rusalka et Le Jacobin sont inscrits au répertoire et connaissent un succès national. C'est dans le catalogue de musique de chambre, d'une richesse insoupçonnée, que la découverte offre le plus de surprises. Des œuvres en apparence mineures sont parcourues d'une sève enivrante, alors que d'autres, certains trios (op. 90, dit « Dumky »), quatuors (op. 34, 51, 80, 96, 105, 106) et quintettes (op. 81 et 97), doivent être sans hésitation classés parmi les purs chefs-d'œuvre du genre.

Que l'empreinte nationale, voire populaire, soit indiscutable n'explique pas entièrement cette faveur immédiate et durable. Dvořák ne fut pas un « intellectuel ». Malgré la maîtrise de son métier et la grande connaissance de l'histoire de la musique ancienne et contemporaine qu'il avait acquises par lui-même, il n'a jamais été accaparé par les problèmes d'esthétique, mais fut occasionnellement sensible aux expressions musicales nouvelles de Liszt et de Wagner. Bien qu'il semble se réclamer de la ligne de ses devanciers, notamment du romantisme classique de Brahms, qui fut son guide et [...]

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Antonín Dvorák

Antonín Dvorák
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Pablo Casals en 1937

Pablo Casals en 1937
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Écrit par :

  • : écrivain et musicologue, secrétaire général adjoint de l'Académie Charles-Cros

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Pour citer l’article

Guy ERISMANN, « DVOŘÁK ANTONIN - (1841-1904) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 02 décembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/antonin-dvorak/