VAN DYCK ANTOINE (1599-1641)

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Samson et Dalila, A. Van Dyck

Samson et Dalila, A. Van Dyck
Crédits : Bridgeman Images

photographie

La Déposition de Croix, A. Van Dyck

La Déposition de Croix, A. Van Dyck
Crédits : Bridgeman Images

photographie

Portrait d'une noble génoise, A. Van Dyck

Portrait d'une noble génoise, A. Van Dyck
Crédits : Bridgeman Images

photographie

Lord John et lord Bernard Stuart, A. Van Dyck

Lord John et lord Bernard Stuart, A. Van Dyck
Crédits : Bridgeman Images

photographie

Tous les médias


La première période anversoise (jusqu'en 1621)

Curieusement, et en contradiction avec ce qu'on pourrait attendre à la fois de la biographie du peintre et de ses travaux des années 1618-1621, les œuvres du début ne témoignent pas d'un rubénisme catégorique mais, bien au contraire, révèlent une surprenante violence, une agressivité puissante et farouche, très personnelle. On n'y retrouve guère l'élève du maniérisant habile et agréable qu'était Van Balen, non plus que la manière large et synthétique, pleine et harmonieuse de Rubens, même s'il y a très vite démarquage littéral de sujets rubéniens et collaboration étroite entre le maître et son juvénile disciple. Parmi les œuvres les plus anciennes et souvent les plus provocantes se distinguent : le Martyre de saint Sébastien du Louvre (coll. La Caze), dont il y a une très vivante étude peinte de cavalier à Oxford, le Portement de croix de l'église Saint-Paul à Anvers (1617), la belle série des Têtes d'apôtres (Louvre, Metz, Besançon, Lyon, Amiens, Augsbourg, Berlin, Dresde), une autre série comparable, la seule complète et un peu plus tardive (vers 1620-1621), qui, ayant été vendue par Böhler, de Munich, à partir de 1914 environ, se trouve aujourd'hui très dispersée. Ces œuvres sont souvent confondues avec des œuvres équivalentes de Jordaens. Un faire frémissant, des accents lumineux dans le regard, des épaisseurs de pâte dans les parties éclairées, un dédain du correct et du sage au point de ne pas savoir éviter certaines outrances presque ridicules (par exemple, la mine un peu stupide de l'adolescent qui incarne Sébastien dans le tableau du Louvre cité plus haut), caractérisent cette peinture libre et forte des débuts de Van Dyck qui invite à la comparaison avec celle de Jordaens, non moins expressive, mais plus placide, plus construite et jamais inquiète. D'instinct, Jordaens comme Rubens seront temporairement sensibles à un certain caravagisme auquel Van Dyck ne saurait souscrire. La générosité de la pâte, des blancs et des clairs plus nourris et plus crayeux en quelque sorte, des accents plus insistants et comme m [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 9 pages




Écrit par :

  • : conservateur des Musées nationaux, service d'études et de documentation, département des Peintures, musée du Louvre

Classification


Autres références

«  VAN DYCK ANTOINE (1599-1641)  » est également traité dans :

ANGLAIS (ART ET CULTURE) - Peinture

  • Écrit par 
  • Jacques CARRÉ, 
  • Barthélémy JOBERT
  •  • 8 171 mots
  •  • 13 médias

Dans le chapitre « Le siècle des Stuarts et l'art de cour »  : […] Le règne de Charles I er (1625-1649) marqua un tournant dans l'histoire du goût et de la peinture en Angleterre. Le souverain et quelques-uns de ses courtisans comme Buckingham et Arundel se passionnèrent pour la peinture vénitienne et flamande. Le roi avait découvert les œuvres de Titien lors d'un voyage en Espagne et commencé à constituer une remarquable collection de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anglais-art-et-culture-peinture/#i_18216

ANVERS

  • Écrit par 
  • Guido PEETERS, 
  • Christian VANDERMOTTEN, 
  • Carl VAN DE VELDE
  •  • 8 124 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Rubens et la peinture »  : […] La peinture flamande de la première moitié du xvii e siècle est entièrement dominée par la figure de Pierre-Paul Rubens, qui a su réaliser magistralement la synthèse de la tradition autochtone et de l'art italien. Après un temps d'apprentissage à Anvers, il effectue un séjour de huit ans en Italie, et revient en Flandre en 1608. Cette date marque […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/anvers/#i_18216

LIGURIE

  • Écrit par 
  • Michel ROUX, 
  • Giovanna TERMINIELLO ROTONDI
  •  • 2 787 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « L'école de peinture des XVIIe et XVIIIe siècles »  : […] Au début du xvii e  siècle, les peintres génois sont encore tributaires de l'expérience nettement maniériste du siècle précédent ; cela est si vrai que Domenico Fiasella, l'un des plus notoires artistes du xvii e  siècle, ne sut enrichir sa manière que de traits d'ornementation superficiels, à la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ligurie/#i_18216

MORIN JEAN (1610 env.-1650)

  • Écrit par 
  • Maxime PRÉAUD
  •  • 521 mots

Parmi les artistes qui illustrèrent la gravure française au xvii e siècle, il en est peu qui soient autant appréciés des amateurs d'estampes que Jean Morin et dont l'existence soit aussi obscure. On ne connaît avec certitude que la date de son décès, à Paris, au mois de juin 1650. On suppose qu'il serait né dans les années 1610, puisqu'on nous di […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-morin/#i_18216

NÉERLANDAISE ET FLAMANDE PEINTURE

  • Écrit par 
  • Lyckle DE VRIES
  •  • 10 165 mots
  •  • 18 médias

Dans le chapitre « L'époque des successeurs brillants (XVIIe s.) »  : […] Quand s'ouvre le xvii e  siècle, le travail de pionnier de l'art néerlandais est accompli. Le paysage et la peinture de genre s'étaient déjà émancipés. Le portrait, gloire du xvi e  siècle européen, avait aussi atteint sa spécificité et avait engendré le genre typiquement hollandais du tableau d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/peinture-neerlandaise-et-flamande/#i_18216

RUBENS PIERRE PAUL (1577-1640)

  • Écrit par 
  • Jacques FOUCART
  •  • 6 872 mots
  •  • 6 médias

Dans le chapitre « Épanouissement du style « idéaliste » (1614-1621) »  : […] La loi même du succès, l'afflux de commandes très diverses, depuis le tableau de nudités mythologiques jusqu'à la triomphale pala d'autel, du modello en grisaille pour les gravures aux cartons de tapisserie, vont contraindre Rubens à adopter un style tout à fait clair, accessible au public comme aux élèves, fonctionnel en quelque sorte : c'est qu'il lui faut réunir et concil […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-paul-rubens/#i_18216

Voir aussi

Pour citer l’article

Jacques FOUCART, « VAN DYCK ANTOINE - (1599-1641) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/antoine-van-dyck/