ANGLAIS (ART ET CULTURE)Peinture

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Le «Téméraire» remorqué à son dernier mouillage, J. M. W. Turner

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La Marche sur Finchley, W. Hogarth

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Le Bois de Cornard, T. Gainsborough

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Marie II Stuart, P. Lely

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Du réalisme académique au colorisme préraphaélite (1830-1914)

La peinture victorienne, il faut en convenir, offre le plus souvent le spectacle de l'académisme le plus figé. Le réalisme minutieux de la plupart des peintres les plus appréciés à l'époque est mis au service d'un moralisme conventionnel ou d'un pittoresque de pacotille. Les panoramas bibliques de John Martin (1789-1854) tiennent du grand guignol, et les scènes de foule de William Powell Frith (1819-1909) sont plus intéressantes pour les historiens que pour les amateurs de peinture. Il est bon de rappeler, pour comprendre cette évolution générale, que la traditionnelle clientèle aristocratique des artistes s'est élargie à une nouvelle bourgeoisie issue de la révolution industrielle, pour qui l'art doit être essentiellement descriptif et édifiant. La recherche picturale la plus féconde se fait en marge de la Royal Academy, chez des isolés comme Samuel Palmer (1805-1881), qui a laissé d'étranges paysages visionnaires, ou dans le groupe des « préraphaélites » formé vers 1850. Néanmoins, il ne faut pas exagérer les différences d'inspiration entre les membres de ce groupe et les autres peintres ; on trouve chez les uns et les autres de la peinture d'histoire, des portraits et des paysages. Ce qui les différencie le plus évidemment c'est leur technique ; abandonnant les fonds bitumineux, les préraphaélites posent leurs couleurs sur un fond blanc encore humide, ce qui accentue leur luminosité. Dante Gabriele Rossetti (1828-1882) aime les sujets littéraires ou religieux, illustrés grâce à la beauté vénéneuse de ses modèles favoris. William Holman Hunt (1827-1910) peint des sujets allégoriques avec des couleurs stridentes. Edward Burne-Jones, au contraire, choisit des tons froids pour illustrer les légendes arthuriennes. Le plus doué du groupe est sans conteste John Everett Millais (1829-1896), dont l'éclectisme et le brio lui valent les faveurs du public (La Jeune Fille aveugle, 1856, City Art Gallery, Birmin [...]

Lorenzo et Isabella, J. E. Millais

Lorenzo et Isabella, J. E. Millais

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John Everett Millais, Lorenzo et Isabella. 1848. Huile sur toile. Walker Art Gallery, Liverpool, Royaume-Uni. 

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Écrit par :

  • : professeur à l'université de Clermont-Ferrand-II-Blaise-Pascal
  • : ancien élève de l'École normale supérieure, professeur à l'université de Paris-IV-Sorbonne

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Pour citer l’article

Jacques CARRÉ, Barthélémy JOBERT, « ANGLAIS (ART ET CULTURE) - Peinture », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/anglais-art-et-culture-peinture/