ALEXANDRE LE GRAND (356-323 av. J.-C.)

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La « conquête de l'Inde »

L'été et l'automne 327 furent occupés à rassembler, au sud de l'Hindou-Kouch, une armée cosmopolite de 120 000 hommes, dont de nombreux marins venus d'Égypte et de Phénicie. Alexandre s'apprêtait en effet à « conquérir l'Inde », et cette expédition constitue encore un mystère. On en voit plusieurs raisons. Il est clair tout d'abord qu'Alexandre devait répondre à l'appel du prince de Taxila, menacé par son voisin Porus. Mais cela n'appelait pas de tels préparatifs. On admet aussi que le roi souhaitait resserrer les liens entre Occidentaux et Orientaux en les engageant dans une entreprise militaire commune. Mais cela pouvait se faire dans les limites de l'empire perse, où subsistaient de vastes zones insoumises. Il semblerait plutôt que, persuadé que l'Indus était la partie supérieure du cours du Nil, Alexandre s'imaginait ramener son armée en Égypte par le chemin le plus court et le plus facile. Toujours est-il qu'il se lançait dans des terres à peu près inconnues, où les Perses n'avaient jamais exercé qu'une autorité éphémère ou nominale.

Au printemps 326, tandis qu'Alexandre soumettait les vallées subhimalayennes où il s'imaginait suivre la trace du dieu grec Dionysos, Héphæstion préparait le franchissement de l'Indus. L'armée réunie fut ensuite hébergée par le roi de Taxila. Puis il fallut affronter Porus, retranché derrière le fleuve Hydaspe (Jhelum) avec ses chars et ses éléphants. Combattant pour la première fois ces pachydermes, les Macédoniens s'imaginèrent avoir accompli des exploits surhumains. La victoire, chèrement payée, n'apportait toutefois rien de positif. Avec l'espoir de consolider cette frontière, le vainqueur s'allia au vaincu. Alliance imprudente : Porus avait des ennemis à l'est du Penjab, et, pour l'aider, les Macédoniens firent mouvement jusqu'à l'Hyphase (Jhelum). Ils refusèrent d'aller plus loin, permettant ainsi à Alexandre de reculer sans perdre la face.

Alexandre le Grand en Inde

Alexandre le Grand en Inde

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Cette rare monnaie d'argent babylonienne, fondue à Taxila (près de l'actuelle Islamabad) et contemporaine de la campagne d'Alexandre le Grand en Inde, est traditionnellement interprétée comme une commémoration de la victoire du conquérant sur Pôros à la bataille d'Hydaspe (326 avant J.-C ;... 

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Revenue sur les bords de l'Hydaspe, équipée de neuf et renforcée, l'armée s'engage [...]


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Alexandre le Grand

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-600 à -200. Philosophes et conquérants

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Bataille d'Alexandre contre Darius, mosaïque, détail

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  • : correspondant de l'Institut (Académie des inscriptions et belles-lettres), professeur de langue et littérature grecques à l'université de Nancy-II

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Dans le chapitre « Apelle ou le portrait de l'artiste »  : […] Quand Vasari décrit l'admiration du pape devant le cercle parfait dessiné par Giotto, il réécrit l'anecdote d'Apelle traçant une ligne plus fine que celle de Protogène : la réalité de la biographie de Giotto se superpose aux réminiscences du texte de Pline. E. Kris et O. Kurz, qui ont analysé en 1934 la récurrence d'anecdotes similaires dans les biographies d'artistes, ont montré ce que ces thème […] Lire la suite

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Pour citer l’article

Paul GOUKOWSKY, « ALEXANDRE LE GRAND (356-323 av. J.-C.) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 02 juillet 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/alexandre-le-grand/