BELL ALEXANDER GRAHAM (1847-1922)

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Professeur à Boston, dans un institut de sourds-muets, Bell se consacre aux recherches acoustiques. La transmission électrique des sons, que C. G. Page avait révélée en Amérique (1837), est alors expérimentée par P. Reis, depuis 1860, en Allemagne. Mais l'appareil de Reis ne transmet, et très imparfaitement, que des sons musicaux. Bell établit la différence entre ces derniers et les vibrations complexes, d'amplitude variable, des sons articulés. Il construit un appareil capable de traduire en oscillations électriques la courbe des vibrations sonores : non seulement la hauteur des sons (Reis), mais le timbre et l'intensité que leur donne la voix. Dans une communication à la Société des ingénieurs télégraphistes de Londres, en 1877, Bell décrit les appareils qu'il a successivement réalisés et modifiés. L'un d'eux, conçu en 1875, a permis la première démonstration du téléphone. Installé dans une pièce, à l'université de Boston, Bell parle devant un transmetteur relié par un circuit électrique à pile au récepteur placé à l'étage au-dessous : la voix est distinctement entendue. Le pavillon acoustique de l'émetteur est muni d'une membrane portant en son centre un disque de fer disposé devant un électro-aimant. Le récepteur possède une membrane identique, mais posée, comme le couvercle d'une boîte, sur un électro-aimant cylindrique.

Bell réalise ensuite un téléphone sans pile ; les électro-aimants étant remplacés par un barreau d'acier aimanté. Ce nouveau modèle est présenté, en 1876, à l'exposition de Philadelphie, où Bell montre également un appareil avec émetteur à liquide, celui-là même qui donnera lieu à un procès intenté par Elisha Gray au motif qu'il avait avant Bell préconisé un dispositif semblable. En 1880, la justice tranchera en faveur de Bell, en lui reconnaissant une antériorité de deux heures dans le dépôt du brevet destiné à protéger ce montage. Cependant Bell abandonne rapidement cette formule et se met à perfectionner le téléphone magnétique en adoptant l'aimant en fer à cheval, plus efficace que le simple barreau. La première communication à longue dist [...]


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Pour citer l’article

Jacques MÉRAND, « BELL ALEXANDER GRAHAM - (1847-1922) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/alexander-graham-bell/