Le terme « virus » signifie poison en latin ; la notion est donc ancienne. Mais elle est restée sans contenu précis jusqu'à Pasteur. C'est avec la découverte d'agents à l'origine des infections, et l'observation au microscope des bactéries et des protozoaires, que l'on a pu envisager, par extension, que les maladies virales, définies alors comme infections non bactériennes et non parasitaires, étaient dues à des agents microbiens à identifier, les virus. Lorsque Pasteur parlait à juste titre du virus de la rage, par exemple, il ne désignait encore par là que le seul fait observable à l'époque : les effets pathologiques sur les organismes qu'exerçaient des agents encore invisibles.
C'est grâce à la microscopie électronique, conçue en 1938 et développée après la guerre, que l'observation des agents viraux est devenue possible (techniques d'ombrage : Williams et Wyckoff, 1945 ; contraste négatif : Brenner et Horne, 1959). Leur étude directe ayant ainsi pu débuter dans les années 1950, le terme « virions » a alors été introduit par André Lwoff pour désigner les particules virales et les distinguer de leurs effets pathologiques. Simultanément, les techniques d'implantation vira […]
Autres références
« VIRUS » est également traité dans :
-
VIRUS ET VIROLOGIE - (repères chronologiques)
Auteur :
Didier LAVERGNE
Louis Pasteur cultive le virus rabique dans le tissu nerveux du lapin. Dimitri Ivanovski démontre que, contrairement aux bactéries, un virus peut traverser les filtres de porcelaine poreuse. Walter Reed et James Caroll prouvent l'origine virale de la fièvre jaune. Paul Remlinger, en utilisant des filtres à pores de dimension bien définie, réussit…
Lire la suite
-
ADÉNOVIRUS
Auteur :
François DENIS
Ces* virus, découverts en 1953 par W. P. Rowe, avaient été initialement isolés à partir de tissus adénoïdiens (amygdales), d'où le nom d'adénovirus. Même si les adénovirus constituent des modèles d'étude de transformation cellulaire et de cancérisation chez les rongeurs, ils ne peuvent à ce jour être…
Lire la suite
-
ALIMENTATION (Aliments) - Risques alimentaires
Auteur :
Jean-Pierre RUASSE
Dans le chapitre "Les contaminations biologiques" : …
Rappelons tout d'abord le cas de germes parasitaires : ascaris, ténias, douves, trichines dont la présence dans certains aliments nécessite un dépistage préventif systématique. Quant aux éléments microbiens et* viraux, ils peuvent rendre l'aliment dangereux par trois mécanismes essentiels : la prolifération, la toxinogenèse et l'induction toxique…
Lire la suite
-
ANIMAL - Reproduction
Auteur :
Catherine ZILLER
Dans le chapitre "Aspects généraux du phénomène" : …
au niveau moléculaire, ont été bien étudiés dans le cas de l'infection d'une cellule par des *virus. Les particules virales (virions) renferment un filament d'acide nucléique, enveloppé d'une couche protectrice de protéines. Le virus est incapable de se reproduire par lui-même et il doit s'introduire à l'intérieur d'une cellule qu'il parasite…
Lire la suite
-
ARBOVIRUS
Auteurs :
Claude HANNOUN, Jean-François SALUZZO
L'*expression anglaise « Arthropodborne virus » (qui signifie virus véhiculé par les Arthropodes) a été simplifiée en « arbovirus », terme consacré par le congrès de microbiologie de Montréal en 1966. Il s'applique à plus de 400 virus dont certains sont connus depuis fort longtemps (le virus de la fièvre…
Lire la suite
Afficher la liste complète (97 références)
Retour en haut
Bibliographie
P. Cornuet, Éléments de virologie végétale, I.N.R.A., Paris, 1987
J. Étienne, Biochimie génétique. Biologie moléculaire, Masson, Paris 2e éd. 1993
A. Gessain & J.-C. Manuguerra, Les Virus émergents, coll. Que sais-je ?, P.U.F., Paris, 2006
J. C. Kaplan & M. Delpech, Biologie moléculaire et médecine, Flammarion médecine-sciences, Paris, 2e éd. 1993.
Retour en haut