Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire
 

TOURS DE GRANDE HAUTEUR ou GRATTE-CIEL

Page précédente Page suivante

Depuis toujours, la construction en hauteur hante les hommes. À preuve les ziggourats, pyramides, cathédrales et autres beffrois qui revètent une dimension symbolique et cherchent à exprimer la puissance politique ou religieuse d'une époque.

Si Babel resta inachevée à la suite d'une intervention divine, à en croire le récit de la Genèse, le mythe d'une tour qui monte jusqu'aux cieux et abrite l'humanité toute entière demeure extrêmement présent. Les projets récurrents de villes verticales de plusieurs kilomètres de hauteur en témoignent. Au IVe millénaire av. J.-C., déjà, les architectes, qui ne disposent que de briques et de bitume, contournent les difficultés techniques pour construire en hauteur. Leurs ziggourats reposent sur des murs épais formant des terrasses reliées par des escaliers, puis par des rampes d'accès extérieures. En 2580 av. J.-C., le pharaon égyptien Chéops édifie la pyramide de Gizeh, qui s'élevait à 146 mètres (aujourd'hui, 137 m). 

Quelques siècles plus tard, donjons, campaniles et clochers rivalisent de hauteur. Le pouvoir civil s'incarne dans les beffrois des hôtels de ville qui délimitent une identité géographique et politique. La tour del Mangia de Sienne, construite à partir de 1338, culmine à 102 mètres. Les flèches, tours et clochers des cathédrales et églises, expriment le pouvoir religieux et se lancent à l'assaut du ciel pour célébrer la gloire de Dieu avec des hauteurs de plus de 150 mètres. L'enjeu est d'aller le plus loin possible avec moins de matière. La mise en œuvre des arcs-boutants libère l'intérieur de l'édifice de nombreuses contraintes et laisse la lumière entrer largement. On retrouvera un dispositif voisin plusieurs siècles plus tard avec le mur-rideau et le contreventement extérieur des tours. Mais quels sont, aujourd'hui, les réelles significations et les rôles des tours de grande hauteur ?

1.  La symbolique

  La naissance du gratte-ciel

C'est à la fin du xixe siècle que les constructions de grande hauteur quittent le domaine du sacré pour le profane.  […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 9 pages… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« TOURS DE GRANDE HAUTEUR ou GRATTE-CIEL » est également traité dans :

BURNHAM DANIEL HUDSON (1846-1912)

Écrit par :  Universalis

…  à Chicago, ils développent la construction à ossature métallique. En 1882, ils achèvent le* Montauk, premier bâtiment désigné sous le nom de « gratte-ciel », terme qui sera ensuite appliqué à tous les hauts immeubles abritant des magasins. En 1962, trois de leurs ouvrages situés à Chicago sont classés monuments historiques : le Rookery… Lire la suite
ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE (Arts et culture) - L'architecture

Écrit par :  Claude MASSU

Dans le chapitre "Louis Sullivan"  : …  cyclopéen de l'ensemble. À l'intérieur un décor de motifs floraux stylisés et géométrisés apparaît. *Associé à Dankmar Adler, Louis Sullivan s'est particulièrement illustré dans les gratte-ciel. Considérant l'édifice comme un organisme, il le divise en trois parties : base, partie intermédiaire, sommet, correspondant aux trois principales fonctions… Lire la suite
FOSTER NORMAN (1935- )

Écrit par :  François CHASLIN

Dans le chapitre "Une œuvre symbole : la Hong Kong and Shanghai Bank"  : …  de banque, l'édifice passe pour la construction la plus onéreuse du xxe siècle. *Gratte-ciel à la structure apparente, il est d'une hardiesse de conception inégalée. Il rompt radicalement avec l'esthétique lisse et dépouillée, en « boîte de verre », des tours de bureaux modernes. Norman Foster y a mis en œuvre son idéal de haute… Lire la suite
GRAHAM BRUCE JOHN (1925-2010)

Écrit par :  Universalis

… L'*architecte américain, Bruce John Graham conçut certains des gratte-ciel les plus hauts et les plus emblématiques au monde. S'inspirant du style de Mies van der Rohe, il opta pour des constructions modernistes aux lignes pures, sans ornement, et utilisa des contreventements qu'il exhiba en façade afin de renforcer la solidité de ses bâtiments et d… Lire la suite
KHAN FAZLUR (1929-1982)

Écrit par :  Universalis

…  Chicago, dont il devient l'un des associés en 1966. L'année suivante, il est naturalisé américain. *Célèbre pour ses inventions en matière de construction de gratte-ciel, Fazlur Khan est l'auteur des plans du John Hancock Center (1970) et de la tour Sears (1974), deux immeubles de Chicago parmi les plus hauts du monde. La tour Sears est le premier… Lire la suite
LOGEMENTS COLLECTIFS DE L'APRÈS-GUERRE - (repères chronologiques)

Écrit par :  Simon TEXIER

…  permet de faire varier l'orientation des chambres et de ménager ainsi des espaces de convivialité. * Tours d'habitation, 860/880 Lake Shore Drive, Chicago, Ludwig Mies van der Rohe (1886-1969). Ces deux tours à structure en acier et façade en verre et aluminium, sont dans le domaine de l'habitation la première réalisation de grande hauteur de Mies… Lire la suite
PEI IEOH MING (1917- )

Écrit par :  François CHASLIN

… *L'architecte sino-américain Ieoh Ming Pei est né à Canton en 1917. Il a passé sa jeunesse à Hong Kong, où son père dirigeait la Banque de Chine, puis à Shanghai, au moment du plein développement économique et commercial de la ville. En 1935, il rejoint l'université de Pennsylvanie puis le M.I.T. de Chicago, dont il est diplômé en 1940. Retenu par… Lire la suite
PELLI CESAR (1926- )

Écrit par :  Claude MASSU

…  de New York (1980-1984) : un espace vitré de circulation hors œuvre abritant des escalators et une* tour de 44 étages. Avec les quatre tours de bureaux du World Financial Center (1981-1988) élevées dans Battery Park City au sud de Manhattan, Cesar Pelli expérimente diverses formes pour coiffer les sommets de ses immeubles : pyramide ou dôme. Ce… Lire la suite
ROOT JOHN WELLBORN (1850-1891)

Écrit par :  Universalis

…  technique majeure. John Wellborn Root est l'un des principaux représentants de l'école de Chicago. *Ses réalisations se distinguent parmi les premières tentatives de donner une expression esthétique aboutie de la hauteur et de la fonction du gratte-ciel. On lui doit deux des plus beaux édifices de l'architecture commerciale de Chicago : le Rookery… Lire la suite
SKIDMORE, OWINGS & MERRILL (S.O.M.)

Écrit par :  Claude MASSU

Dans le chapitre "Les innovations architecturales de l'antenne de Chicago"  : …  spectaculaires qui témoignent d'inventions décisives en matière de structures architecturales.* Le John Hancock Center à Chicago (1970), en forme de pyramide tronquée, exhibe en façade ses puissants contreventements. Il s'agit d'une véritable ville dans la ville dont les quelque cent étages abritent garages, espaces commerciaux et de loisirs,… Lire la suite
TORONTO

Écrit par :  Henri ROUGIER

Dans le chapitre "Toronto, métropole du Canada"  : …  par le somptueux quartier central des affaires, construit de part et d'autre de Yonge Street.* Les grands buildings, tel celui du Toronto Dominion, rivalisent de goût et d'audace avec ceux de Chicago ou San Francisco. L'imposante tour du Canadien National (une des compagnies nationales de chemin de fer), érigée en 1976 et dont l'aiguille… Lire la suite
URBANISME - L'urbanisme en France au XXe siècle

Écrit par :  Simon TEXIER

Dans le chapitre "L'ère des rénovations"  : …  construction d'immeubles de grande hauteur (I.G.H.), moyennant leur retrait par rapport à la rue. *Plusieurs dizaines de tours émergeront du sol parisien, certaines parfaitement intégrées et d'une grande qualité architecturale, d'autres trop rapidement conçues pour acquérir une véritable légitimité urbaine. Premier I.G.H., la tour Croulebarbe d'… Lire la suite

Afficher la liste complète (12 références)

Retour en haut

Média

Média de cet article dans l'Encyclopædia Universalis :

Gratte-ciel

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2012, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média