Il y a toujours eu des murs-rideaux, c'est-à-dire des séparations non porteuses, au moins depuis les maisons japonaises et la cathédrale de Chartres (avec ses vitraux). Cependant la notion de mur-rideau telle qu'elle est employée actuellement signifie exclusivement : mur extérieur non porteur (la plupart du temps fixé comme une plaque à des poutres qu'il cache), dont la seule fonction est de protéger un espace du milieu extérieur. Ces murs-rideaux, souvent faits actuellement en verre (ils restent rideaux cependant, car le verre est teinté) et composés d'éléments modulaires répétés, sont devenus comme un tic de la modernité.
Le mur-rideau contemporain est annoncé au moins par les bâtiments à poutres d'acier de Le Baron Jenney, et par ceux de Perret en béton armé ; il est le produit du développement de l'industrie métallurgique, mais aussi de la production du verre et notamment de la croissance progressive de la solidité et de la grandeur de la surface des plaques de verre. Son but, essentiellement économique (finesse, pour une plus grande surface au sol, légèreté, pour une plus grande disponibilité de la construction en hauteur), allait être théorisé par Gropius (qui constr […]
