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THALLE

C'est à Acharius que l'on doit l'introduction du mot « thalle » en botanique pour désigner l'appareil végétatif des Lichens (1810). Depuis, la notion que recouvre ce terme a été étendue à tous les appareils végétatifs des végétaux dépourvus de tige feuillée caractérisée, laquelle constitue un cormus. De là, la division du règne végétal en Thallophytes (Algues et Champignons) et en Cormophytes (Bryophytes, Ptéridophytes et Spermatophytes). Cependant, chez certains Bryophytes (Hépatiques à thalle, Anthoceros), le cormus a subi une régression qui l'a rendu thalloïde, tandis que, chez certaines Algues, la différenciation de l'appareil végétatif rappelle beaucoup celle des Cormophytes (Sargassum, par exemple).

Plusieurs essais de systématisation des types morphologiques de thalle ont été tentés (F. E. Fritsch, 1935 ; B. Schussnig, 1938). Le plus satisfaisant est celui qui a été proposé par M. Chadefaud (1952), car il s'applique aussi bien aux divers phylums d'Algues qu'aux Champignons et met en évidence le parallélisme de l'évolution morphologique dans ces différents groupes.

Mais ce sont les Algues qui proposent à la fois la plus grande diversité de tha […]

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Autres références

« THALLE » est également traité dans :

BRYOPHYTES

Auteur :  Suzanne JOVET

Dans le chapitre "Le protonéma" : …  cellulaires ou bourgeons. Au sommet de chaque bourgeon s'individualise une cellule apicale généralement tétraédrique, à base distale inactive et à trois faces latérales actives, c'est-à-dire qui se cloisonnent pour former soit un *thalle soit une tige feuillée. Le protonéma, parfois persistant, disparaît le plus souvent quand la tige est formée… Lire la suite
CHAMPIGNONS

Auteurs :  Jacques GUINBERTEAUPatrick JOLYJacqueline NICOTJean Marc OLIVIER

être maintenus au sein de l'ensemble des champignons. L'appareil végétatif des champignons est un *thalle, qui peut être unicellulaire (levures et « formes levures ») ou, le plus souvent, filamenteux (mycélium, dont la croissance est localisée aux apex) ; il n'existe pas de véritables tissus comme chez les plantes supérieures ou chez les animaux.… Lire la suite
CROISSANCE, biologie

Auteurs :  E.U.André MAYRATRaphaël RAPPAPORTPaul ROLLIN

Dans le chapitre "Particularités de la croissance chez les végétaux" : …  des plantes n'ayant ni racines, ni feuilles, ni tiges anatomiquement définies. L'organisme est un *thalle, de forme filamenteuse, aplatie ou plus complexe. Parmi ces organismes, les moins différenciés morphologiquement, par exemple l'algue verte Ulva lactuca ont en principe une croissance diffuse. Elle dépend de circonstances extérieures… Lire la suite
DIASPORES, botanique

Auteur :  Robert GORENFLOT

*Dans tout le règne végétal, on appelle diaspores les parties des plantes qui sont disséminées, permettant ainsi la propagation des espèces (diaspora, dispersion). Les diaspores sont d'origine végétative quand elles sont constituées d'une fraction de l'appareil végétatif (thalle ou cormus). Chez les Algues, les Champignons et les Lichens,… Lire la suite
LEVURES

Auteurs :  Jacques BOIDIN E.U.Jean-Bernard FIOLSimone PONCET

Dans le chapitre "Morphologie, cytologie et reproduction" : …  Schizosaccharomyces). D'autre part, d'authentiques Levures bourgeonnantes sont pourvues d'un *thalle plus organisé autour d'axes filamenteux à cloisons transversales, comme dans un vrai mycéliumde champignon supérieur ; plus souvent, les cellules axiales ne sont que des cellules levures très allongées, sans cloisons vraies les… Lire la suite

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Bibliographie

A. Boillot, Recherches sur le cycle sexué de quelques Rhodophycées, doctorat d'État, Paris-VI, 1971

J. Cabioch, Étude sur les Corallinacées : croissance et mode de réalisation du thalle..., thèse, Paris, 1972

M. Chadefaud, Les Végétaux non vasculaires (Cryptogamie), t. I du Traité de botanique systématique de M. Chadefaud et L. Emberger, Masson et Cie, Paris, 1960

« La Morphologie des végétaux inférieurs. Données fondamentales et problèmes », in Mém. Soc. bot. franç., vol. CXV, 1968

P. Dion, Étude biologique du Gigartina stellata (Stackhouse) Batters et de Petrocelis cruenta, J. Agardh (Rhodophycées, Gigartinales), doctorat 3e cycle, Paris-VI, 1979

G. Ducreux, « Corrélations et morphogenèse chez le Chara vulgaris L., cultivé in vitro », in Rev. gén. Bot., t. LXXXII, 1975

K. Esser, Cryptogams : Cyanobacteria, Algae, Fungi, Lichens, Cambridge Univ. Press, New York, 1982

J. Gaillard & M.-T. L'Hardy-Halos, « Croissance et ramification chez le Dictyota dichotoma (Hudson) Lamouroux (Phéophycée, Dictyotale) », in Phycologia, t. XIX, 1980

M.-T. L'Hardy-Halos, « Recherches sur les Céramiacées (Rhodophycées, Céramiales) et leur morphogenèse », in Rev. gén. Bot., t. LXXVII-LXXIX, 1970-1972

H. N. Pritchard & P. T. Bradt, Biology of Nonvascular Plants, Mosby-Year Book, Saint Louis (Mo.), 1983.

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