4. Microbiologie appliquée à l'agronomie et à la sylviculture
Une des tâches de l'agronome consiste à orienter l'activité microbienne dans les sols, de façon à accroître les rendements et à améliorer la qualité des récoltes. Il s'agit, en fait, de ralentir les activités excessives nuisibles à la plante, ou, au contraire, de stimuler les activités bénéfiques mais trop faibles. Pour parvenir à ces résultats, on fait appel aux techniques dont les principes sont exposés ci-après.
• Introduction de souches actives
On introduit dans le sol, la rhizosphère ou la spermosphère, une ou plusieurs souches particulièrement actives. Il peut s'agir de micro-organismes fixateurs d'azote (Rhizobium ou Frankia), de champignons mycorhiziens, de cyanobactéries libres ou en association avec Azolla et, enfin, de micro-organismes rhizosphériques, en particulier bactéries non symbiotiques bénéfiques telles que les P.G.P.R. On désigne parfois sous le terme d'engrais biologiques les diverses cultures microbiennes utilisées en agriculture.
Dans le cas des Rhizobium, cette opération, appelée inoculation, est pratiquée depuis longtemps. L'inoculation est parfois indispensable à l'établissement de nouvelles cultures (soja ; Leucaena leucocephala). Mais il convient de souligner que l'inoculation ne peut avoir un effet positif sur les rendements de la légumineuse considérée que si les deux conditions suivantes sont remplies : il n'existe dans le sol aucune souche de Rhizobium compétitive ; il n'y a intervention d'aucun autre facteur limitant.
L'effet de l'inoculation de plantes actinorhiziennes avec Frankia peut être spectaculaire, à condition bien entendu que l'endophyte spécifique soit absent du sol, ce qui est le cas notamment pour les Casuarina. La fixation d'azote peut atteindre 200 kilogrammes par hectare et par an dans les cas favorables.
En ce qui concerne l'inoculation par les champignons mycorhiziens (mycorhization), elle est vivement recommandée, en particulier dans les cas d'inoculation avec des champignons ectomycorhiziens […]
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