7. Le Congo dans la guerre et la difficile sortie du conflit
Le nouveau régime est poussé, sous la pression des bailleurs de fonds, à entreprendre une clarification de la situation issue de la déliquescence de l'État zaïrois et des débats de la Conférence nationale (1991). En mettant en place une commission constitutionnelle, il s'oriente vers un projet qui accorde au président des pouvoirs prédominants, au détriment des contrepoids parlementaires. Les perspectives fédéralistes qui avaient été dessinées durant les années de transition sont abandonnées au profit d'une décentralisation de portée limitée, compte tenu d'une faible rétrocession de ressources de la part de l'État. Une Conférence nationale sur la reconstruction est mise en place à la fin de 1997. Son objectif n'est pas d'organiser une transition hors du régime antérieur, comme durant les années précédant la chute de Mobutu, mais de réunir les acteurs dispersés par cette transition impossible et par la guerre qui y a mis fin. Après quelques mois de fonctionnement, cette nouvelle Conférence est interrompue.
Le chantier mis en place pour la réhabilitation de la fonction publique territoriale est suivi avec plus de constance, car il est appuyé par les bailleurs de fonds. Cependant, il ne rencontre pas un écho favorable auprès des élites locales qui se méfient d'un projet fortement centralisateur mené par un pouvoir lointain dominé par des nouveaux venus. La question de la nationalité est d'ailleurs le sujet le plus sensible. En faisant consacrer par le projet de Constitution le principe introduit en 1981 selon lequel il faut être issu d'ascendants installés au Congo avant l'indépendance pour être citoyen congolais, Laurent-Désiré Kabila donne des gages à une population qui lui reproche d'avoir été porté au pouvoir par des forces extérieures venues de l'est et d'être entouré de membres des diasporas.
Cette volonté d'indépendance conduit à une tentative de renversement du régime en août 1998. Après que Kabila eut demandé aux troupes
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