Bien que très diversement partagée selon les groupes zoologiques, la faculté de se mouvoir est une des caractéristiques fondamentales des animaux. Lorsque des individus ou des populations couvrent de longues distances, sans jamais revenir à leur lieu d'origine, les déplacements sont dits acycliques. Il s'agit d'émigrations ou d'expansions géographiques si une espèce modifie son aire de répartition, et particulièrement son aire de reproduction, pour des raisons naturelles ou dues à l'influence humaine (introductions suivies d'acclimatations). Les invasions, ou irruptions, sont toujours très irrégulières dans le temps et dans l'espace. Les animaux apparaissent en grand nombre dans une aire déterminée, y demeurent un certain temps, puis en disparaissent. De telles invasions peuvent être suivies d'une réduction numérique massive des populations ; on peut considérer ces faits comme des adaptations à des pénuries alimentaires et un moyen d'éliminer des effectifs excédentaires.
Au contraire, d'autres déplacements sont beaucoup plus réguliers et coïncident avec les phases cruciales du cycle vital d'un animal ; ils comportent toujours un retour vers le point de départ. Ils méritent seuls le nom de migrations, qui seront donc définies comme un ensemble de déplacements périodiques intervenant entre une aire de reproduction qualifiée de patrie, et une aire où l'animal séjourne un temps plus ou moins long, en dehors de la période de reproduction, et qu'il quitte ensuite pour retourner dans la première. La caractéristique principale des migrations est leur régularité et le fait qu'elles comportent un voyage de retour. Les distances parcourues sont en revanche très variables, allant de quelques dizaines à des milliers de kilomètres. Dans beaucoup de cas, les mouvements ont une orientation bien définie ; dans d'autres, ils s'effectuent selon des directions centrifuges et prennent alors l'allure d'une dispersion à grande échelle.
Chez beaucoup d'animaux (la plupart des oiseaux et des […]
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