2. Principaux migrateurs
Pour que les comportements migratoires puissent être l'objet d'une sélection au cours de l'évolution, il faut qu'ils présentent un réel avantage pour les animaux. Les migrations doivent être rapides et ne pas impliquer une dépense d'énergie excessive. Les déplacements dans un fluide, l'eau et surtout l'air, sont particulièrement économiques, car ils s'effectuent avec un rendement énergétique très satisfaisant. Il n'en est pas de même des déplacements terrestres, la marche exigeant une consommation d'énergie considérable pour une progression relativement lente sur de grandes distances. De ce fait, les migrateurs se rencontrent principalement parmi les animaux aquatiques ou aériens.
• Invertébrés
De nombreux invertébrés marins se déplacent sur des distances appréciables en fonction des saisons. Ils le font souvent de façon passive puisque les organismes planctoniques sont simplement emportés par les courants marins.
Les Annélides Polychètes changent annuellement d'habitat, ce que l'on peut considérer comme une véritable migration. Le long des côtes d'Europe, les Nereis qui se tiennent habituellement parmi les rochers et les algues deviennent planctoniques pendant l'été et nagent dans les eaux superficielles où s'effectue leur reproduction. En Océanie, notamment aux Samoa et aux Fidji, les palolos (Eunice viridis), Annélides vivant au milieu des coraux, différencient des segments bourrés de cellules génitales qui montent en surface avec régularité le premier jour du dernier quartier de la lune d'octobre-novembre.
Chez de nombreux Crustacés, les femelles parcourent jusqu'à 200 km pour se rapprocher des côtes et y pondre leurs œufs, revenant ensuite en eau profonde où demeurent les mâles plus sédentaires. Les crabes d'eau douce reviennent en eau salée ou saumâtre au moment de la reproduction. C'est notamment le cas d'Eriocheir sinensis, le « crabe chinois », qui, après avoir vécu de trois à cinq ans en eau douce, migre vers les eaux salées où la reproduction s'effectue à quelques kilomètres des côtes. Les jeunes passent une année en mer, puis migrent vers les fleuves qu […]
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