3. La genèse du relief
Le relief des massifs anciens doit ses traits fondamentaux au rajeunissement tectonique tertiaire. Le Quaternaire n'apporte que des retouches à son modelé.
• La paléogéographie des plates-formes calédono-hercyniennes
Le long passé du relief des massifs anciens correspond à la paléogéographie des plates-formes calédono-hercyniennes. Celle-ci est marquée par l'édification et la destruction de systèmes plissés successifs, antécambriens et primaires. Leur destruction se signale par de puissantes accumulations de sédiments corrélatifs dans des fossés et des bassins subsidents. Les Vieux Grès rouges du Dévonien correspondent ainsi à l'érosion des chaînes calédoniennes de l'Europe du Nord (Écosse). Les Nouveaux Grès rouges du Permien et du Trias signalent la ruine des chaînes de plissements de l'Europe hercynienne (bassins de Brive, de Saint-Dié, de la Sarre). Elle réalise une surface d'aplanissement remarquable par son degré de perfection. Seuls quelques reliefs résiduels en roches très résistantes (quartzites, grès quartzitiques) la surmontent localement (Taunus, dans le Massif schisteux rhénan ; Bocage normand, dans le massif Armoricain).
Cette efficacité des érosions primaires s'explique non seulement par la longue durée de leur action, mais encore par leur particulière agressivité. Car leurs attaques s'exercent directement sur des continents désertiques en raison du faible développement atteint par la biosphère. Et elles s'effectuent sous des climats chauds, favorables aux écoulements diffus, générateurs de vastes aplanissements par ablation latérale.
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