Encyclopædia Universalis, le portail de la connaissance
Accueil - Boutique - Contact - Assistance
Zone de recherche

Altas Auteurs Recherche thématique Dictionnaire

WEYL HERMANN (1885-1955)

Page précédente Page suivante

La caractéristique la plus surprenante de l'œuvre de Weyl est son extraordinaire diversité et, malgré les brusques passages d'un domaine de recherche à un autre qui jalonnent sa vie, son influence fut grande.

« Son œuvre, écrivent C. Chevalley et A. Weil, a grandement contribué à ce changement de vision qui a fait passer de la mathématique classique, fondée sur le nombre réel, à la mathématique moderne, fondée sur la notion de structure. L'emploi systématique et tout abstrait du revêtement universel, la notion de variété analytique complexe, l'emploi courant et la popularisation, jusque parmi les physiciens, de l'algèbre vectorielle et du concept de représentation d'un groupe, tout cela vient avant tout de lui. »

1.  Éléments biographiques

Hermann Weyl est né le 9 novembre 1885 dans la petite ville d'Elmshorn, près de Hambourg. À l'âge de dix-huit ans, il s'inscrit à l'université de Göttingen où il restera (à l'exception d'une année passée à Munich) comme étudiant, puis comme professeur, jusqu'en 1913 ; la présence de F. Klein, de D. Hilbert et de H. Minkowski fait alors de Göttingen l'un des plus grands centres mathématiques du monde. En 1913, Weyl est nommé professeur à Zurich ; il ne quittera cette ville que pour revenir à Göttingen en 1930 occuper la chaire de Hilbert. Mais son séjour est de courte durée, car, en 1933, devant la montée du nazisme et les persécutions dont les professeurs étaient l'objet, il quitte l'Allemagne et accepte un poste de membre permanent à l'Institute for Advanced Study de Princeton (New Jersey). Il meurt d'une crise cardiaque à Zurich le 8 décembre 1955.

H. Weyl a publié plus de cent cinquante livres et articles et il est hors de question ici même de mentionner tous les sujets auxquels il s'est intéressé ; on se contentera de citer ses travaux les plus importants.

2.  Problèmes aux limites singuliers

La thèse de Weyl (1910) est consacrée à l'étude du problème de Sturm-Liouville sur R+. Si L est un opérateur linéaire du second ordre auto-adjoint :

la théorie de Hilbert-Schmidt (cf. équations différentielles, cha […]

… pour nos abonnés, l'article se prolonge sur 3 pages… Offre essai 7 jours

Thématique

Classification thématique de cet article :

Retour en haut

Autres références

« WEYL HERMANN (1885-1955) » est également traité dans :

ANALYSE MATHÉMATIQUE

Écrit par :  Jean DIEUDONNÉ

Dans le chapitre "Groupes de Lie et espaces fibrés"  : …  capital dans pratiquement toutes les parties des mathématiques. Avec les mémoires célèbres de H. *Weyl en 1925 commence la théorie des groupes de Lie sous leur aspect global, développée ensuite par É. Cartan lui-même et une pléiade de mathématiciens de la génération suivante ; il est remarquable qu'ici encore, tout au moins pour les groupes semi-… Lire la suite
CHAMPS THÉORIE DES

Écrit par :  Bernard PIRE

Dans le chapitre " Théories de jauge et description des interactions nucléaires"  : …  quantité conservée à l'invariance de la théorie par rapport à une transformation continue. En 1919, *Hermann Weyl (1885-1955) reconnaissait la conservation de la charge électrique comme la manifestation de l'invariance des lois physiques lorsqu'on fait agir certaines transformations abstraites sur les champs classiques. Dix ans plus tard, il… Lire la suite
DÉRIVÉES PARTIELLES (ÉQUATIONS AUX) - Théorie linéaire

Écrit par :  Martin ZERNER

Dans le chapitre "Solution élémentaire et répartition asymptotique de valeurs propres"  : …  que : Il est facile de voir que : À la suite d'une série de travaux dont les premiers sont dus à *Hermann Weyl, la partie principale de N(r) est connue pour des problèmes elliptiques très généraux. On se rendra compte que l'évaluation du terme en o(r2) dans la formule (8) est un problème très difficile si on… Lire la suite
DIOPHANTIENNES APPROXIMATIONS

Écrit par :  Marcel DAVID

Dans le chapitre "Répartition modulo 1"  : …  k chiffres quelconques imposés. La notion d'équirépartition fut mise au point par *Weyl en 1916. La suite (un) est dite équirépartie modulo 1 si les {un} sont denses sur [0, 1] et si, de plus, pour tout [α, β] ⊂[0, 1] le nombre ϕN(α, β) d'indices n pour… Lire la suite
GROUPES (mathématiques) - Groupes de Lie

Écrit par :  Jean DIEUDONNÉ

Dans le chapitre "Représentations linéaires de dimension finie des groupes de Lie"  : …  et d'un Rn) est complètement réductible (théorème de H. *Weyl) ; pour les groupes compacts, c'est même vrai sans supposer que G est un groupe de Lie. Tout revient donc à déterminer, dans ces cas, les représentations irréductibles ; cette détermination a été complètement effectuée par É. Cartan au… Lire la suite
INTERACTIONS (physique) - Unification des forces

Écrit par :  Bernard PIRE

Dans le chapitre "Les théories de jauge "  : …  par rapport à une transformation continue se traduit par l'existence d'une quantité conservée. *Hermann Weyl applique cette idée à l’électromagnétisme et à une transformation qui dilate l'échelle des longueurs, qu’il appelle « transformation de jauge ». Dans le cadre de la nouvelle mécanique quantique, cette transformation se traduit par la… Lire la suite
ONDES, physique

Écrit par :  Mikhael BALABANEFrançoise BALIBAR

Dans le chapitre "Principe de superposition et analyse spectrale : peut-on « entendre » le volume d'un tambour ?"  : …  David Hilbert ait pensé qu'il ne verrait pas la preuve de ce résultat de son vivant. Pourtant, *Hermann Weyl, qui assistait à la conférence de Göttingen, donnait, dès 1912, la solution de ce problème, grâce à l'étude des opérateurs à noyau intégral qu'il avait effectuée auparavant. Plus précisément, une corde de violon de longueur L – repérée… Lire la suite
PRÉDICATIVISME, mathématique

Écrit par :  Philippe de ROUILHAN

… faute de raisonnement, et il apparut par la suite que leur tentative sur ce point était sans issue. *Entre-temps, dans son livre de 1918 sur Le Continu, Hermann Weyl (1885-1955) avait ouvert une voie moins ambitieuse, mais plus prometteuse. On renonçait à définir les entiers naturels, on se les donnait d'entrée de jeu, et, sur cette base,… Lire la suite
PREUVE, épistémologie

Écrit par :  Fernando GIL

Dans le chapitre "Preuve et justification"  : …  scientifiques ? –, on aura, de la sorte, explicité ce que, dans un remarquable passage, *Hermann Weyl a appelé concordance : « La valeur définie qu'une quantité intervenant dans la théorie assume dans un cas particulier, écrit-il, est déterminée par les données empiriques qui sont à la base des connexions établies théoriquement. Lire la suite

Afficher la liste complète (9 références)

Retour en haut

Voir aussi

Retour en haut

Accueil - Contact - À propos
Consulter les articles d'Encyclopædia Universalis : 0-9 A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z
Consulter les articles d'Encyclopædia Britannica.
© 2011, Encyclopædia Universalis France S.A. Tous droits de propriété industrielle et intellectuelle réservés.

chargement du média