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HALOGÈNES

Éléments chimiques constituant le sous-groupe VII b de la classification périodique, les halogènes sont au nombre de cinq : le fluor (F), le chlore (Cl), le brome (Br), l'iode (I) et l'astate (At) ; précédant immédiatement chacun des gaz inertes – sauf l'hélium –, ils possèdent 7 électrons de valence et présentent un caractère électronégatif et oxydant très accusé lié à leur tendance à capter un électron pour saturer leurs orbitales de valence à 8 électrons, soit en formant des ions halogénures comme Cl, soit en établissant des liens de covalence.

L'identité des structures électroniques (ns2np5, avec n = 2, 3, 4, 5 et 6 respectivement pour F, Cl, Br, I et At) et la forte électronégativité confèrent à cette famille chimique une grande homogénéité qui ne peut être comparée qu'à celle des gaz inertes et des métaux alcalins. À l'état élémentaire, les atomes sont associés en molécules diatomiques, fait qui explique la grande volatilité des halogènes. Corps simples très réactifs, ils sont susceptibles de former des composés avec presque tous les autres éléments.

Si l'on excepte l'astate – dont les isotopes sont tous radioactifs, ceux de plus longues demi-vies étant artificiels (210At, 8,1 h ; 211At, 7,2 h ; 209At, 5,4 h) et les isotopes naturels descendant de 235U ou de 238U, mais très furtivement (219At, 56 s ; 218At, 1,5 s ; 215At, 0,10 ms) –, la multitude de composés organiques ou minéraux auxquels les halogènes prennent part, leur relative diffusion dans l'écorce terrestre, leurs nombreuses applications à l'état simple ou combiné en font des éléments très importants.

On désigne par « pseudohalogènes » des groupements d'atomes de non-métaux, comme le cyanogène (CN)2 et le thiocyanogène (SCN)2, qui ont en commun avec les halogènes un grand nombre de propriétés, en particulier l'aptitude à former des molécules dimères et le caractère oxydant. De plus, les espèces réduites (CN et SCN) sont chimiquement très proches des ions halogénures ; l'ion cyanure CN possède au plus haut degré la propriété de forme […]

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Pour citer cet article

Jacques METZGER, Robert de PAPE, « HALOGÈNES  », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le  . URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/halogenes/

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« HALOGÈNES » est également traité dans :

ALCÈNES ou OLÉFINES

Écrit par :  Jacques METZGER

Dans le chapitre "Halogènes"  : …  En* solvant polaire et en l'absence d'initiateur de réactions radicalaires, le chlore, le brome et l'iode s'additionnent sur les alcènes. La molécule électrophile d'halogène forme avec l'alcène un complexe halogénonium que l'ion halogénure nucléophile attaque dans une stéréochimie trans (réaction 14). Les acides de Lewis (AlCl3,… Lire la suite
ALCYNES

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Dans le chapitre "Halogénation"  : …  Le* chlore, le brome et l'iode se fixent sur les alcynes en donnant le dihalogénoéthylénique trans. La réaction est toutefois plus lente qu'avec les alcènes, comme le montre l'addition du brome sur le penten-4 yne-1 : L'ajout d'une seconde molécule d'halogène peut se poursuivre dans le cas du chlore et, plus difficilement, du brome. L'… Lire la suite
ASTATE

Écrit par :  Bernard PIRE Universalis

…  dans le tableau périodique) et alabame. Les Anglo-Saxons le nomment astatine. Dernier *élément du groupe des halogènes dont la place dans le tableau périodique était restée vide jusqu'en 1940, quand il fut préparé pour la première fois par D. R. Corson, K. R. MacKenzie et E. Segrè sous forme de l'isotope radioactif de masse 211 en… Lire la suite
ATMOSPHÈRE - Chimie

Écrit par :  Marcel NICOLET

Dans le chapitre "Les composés halogénés et la chimie stratosphérique"  : …  La famille des *halogènes n'a été introduite que tout récemment en chimie atmosphérique. Il s'agit du fluor, du chlore, du brome et de l'iode. On peut appliquer le cycle catalytique (6) avec un atome tel que le chlore, Cl, en présence de son monoxyde, ClO. On a, en effet : Il convient cependant d'introduire les interactions possibles. On note tout d… Lire la suite
BALARD ANTOINE JÉRÔME (1802-1876)

Écrit par :  Georges BRAM

…  chimique d'alors parce qu'elle mettait en évidence l'existence d'une « famille » de composés – * les « halogènes », comme allait les nommer dès 1826 Jöns Jacob Berzelius (1779-1848) –, ayant des propriétés physiques très différentes, mais un ensemble de propriétés chimiques similaires. En fait, le nouveau composé avait déja été isolé, mais les… Lire la suite
BROME

Écrit par :  Bertrand DREYFUS

… *Du grec brômos, puanteur Symbole chimique : Br Numéro atomique : 35 Masse atomique : 79,904 g Point de fusion : — 7,2 0C Densité (à 20 0C) : 3,12. Liquide rouge sombre d'odeur piquante, irrite la peau, les yeux et les voies respiratoires ; l'inhalation à l'état de vapeur est très dangereuse, voire mortelle. Ses… Lire la suite
CHLORE

Écrit par :  Henri GUÉRIN

Le* chlore (symbole Cl, numéro atomique 17) est un élément chimique de la famille des halogènes. Sa molécule Cl2 (le dichlore) est un gaz verdâtre plus lourd que l'air. Irritant et suffocant, il fut employé comme gaz de combat pendant la Première Guerre mondiale. Trop réactif pour exister à l'état… Lire la suite
ÉLÉMENTS CHIMIQUES

Écrit par :  René BIMBOTJacques GUILLERME

Dans le chapitre "Périodicité des propriétés. Groupes verticaux"  : …  covalent, l'ion X2– n'existant réellement que face à un partenaire très électropositif. *Le groupe VII(F, Cl, Br, I, At), ou groupe des halogènes, est le reflet exact de celui des alcalins ; on y trouve des éléments monovalents, très électronégatifs et oxydants, ayant une forte tendance à capter un électron pour former l'ion X… Lire la suite
FLUOR

Écrit par :  Josik PORTIER Universalis

Dans le chapitre "Propriétés chimiques"  : …  le tétrafluorure de silicium ou l'hexafluorure d'uranium. Le fluor réagit également avec les autres *halogènes pour donner des combinaisons telles que IF3, BrF3, ClF3. Ces composés à liaisons essentiellement covalentes peuvent présenter, cependant, un caractère ionique qui leur confère une certaine conductibilité à l… Lire la suite
IODE

Écrit par :  Pierre LASZLO

L'*iode (du grec iôdês, « violet ») est l'élément chimique de numéro atomique 53, symbolisé par la lettre I. C'est, après l'astate, le moins réactif et le moins électronégatif des éléments halogènes. Présent en quantité notable dans certaines algues, l'iode joue chez les mammifères un rôle biologique… Lire la suite
ORGANOMÉTALLIQUES COMPOSÉS

Écrit par :  Jacques METZGERCharles PRÉVOST

Dans le chapitre "Réactions de composés à anion mobile"  : …  *Les halogènes agissent principalement dans le sens : Cette réaction permet, par exemple, de passer de RBr à RI ; elle est employée pour le dosage de l'organomagnésien (cf. infra). Les halogénures métalloïdiques, apparentés aux halogénures d'acide, les halogénures des métaux de transition plurivalents décomposent les organomagnésiens ;… Lire la suite
SANDMEYER RÉACTION DE

Écrit par :  Dina SURDIN

… *Remplacement d'un groupement diazoïque par un halogène en présence de sels cuivreux halogénés : La réaction peut aussi se faire en présence d'hydracide halogéné avec du cuivre pulvérulent ; dans ce cas, on l'appelle réaction de Gatterman. La réaction de Sandmeyer n'est pas utilisée pour la préparation de composés fluorés ou iodés, mais elle est… Lire la suite
SILICIUM

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Dans le chapitre "Halogénures"  : …  Le silicium réagit avec les halogènes d'autant plus facilement que l'*halogène est léger. Les halogénures SiX4 formés sont des molécules tétraédriques. SiF4 est gazeux, SiCl4 et SiBr4 liquides, SiI4 solide. Les phases condensées sont très volatiles et hydrolysables par l'eau. Le fluorure SiFLire la suite
ZINC

Écrit par :  Noël DREULLEPaule DREULLEJean-Louis VIGNESBernard WOJCIEKOWSKI

Dans le chapitre " Propriétés"  : …  provoquer une corrosion intercristalline très rapide. À froid et en l'absence d'humidité, les *halogènes réagissent peu, et de moins en moins en allant du fluor à l'iode. En présence d'humidité, l'action est un peu plus rapide ; il faut cependant chauffer à haute température pour obtenir une réaction violente avec le chlore. En milieu non… Lire la suite

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