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HALOGÈNES

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3.   Caractère oxydant ; halogénures

Dans leurs réactions avec les autres éléments et leurs composés, les halogènes manifestent généralement un fort caractère électronégatif, c'est-à-dire une tendance marquée à leur arracher des électrons pour former des ions F, Cl, Br ou I. C'est le fluor qui possède cette propriété au plus haut degré, le caractère électronégatif des halogènes plus lourds diminuant progressivement. Les réactions sont particulièrement violentes avec les éléments métalliques comme le sodium, le magnésium, le fer, qui brûlent dans les halogènes gazeux en formant des halogénures : 

Les halogénures des métaux très réducteurs comme les alcalins (sodium, potassium) ou les alcalino-terreux (magnésium, calcium) sont des solides blancs bien cristallisés, aux points de fusions élevés, et dont les structures sont constituées d'un agrégat tridimensionnel d'anions et de cations liés par des forces électrostatiques. Les éléments de transition donnent également des halogénures ioniques, mais seulement aux degrés d'oxydation peu élevés ; leurs colorations dépendent à la fois de la nature de l'ion métallique et de l'halogène qui lui est associé.

Les halogénures des métaux sont généralement solubles dans l'eau, sauf les fluorures de plomb et des alcalino-terreux, les iodures PbI2 et HgI2, et les halogénures d'argent AgCl, AgBr et AgI, dont la formation constitue un critère d'identification des halogènes ; en revanche, le fluorure d'argent AgF est très soluble.

Un aspect curieux et moderne de la chimie des halogénures a fait l'objet de recherches intensives : il s'agit des clusters. Dans certains halogénures d'éléments de transition lourds (tels Nb6Br12, Re3Cl9), l'élément de transition semble être à un degré d'oxydation bas, quelquefois fractionnaire (comme dans Nb6F15 et Ta6I14). En réalité, l'étude détaillée des structures cristallines a révélé que les atomes métalliques se réunissaient par 3 ou 6 en constituant des grappes (traduction de l'anglais cl […]

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ALCÈNES ou OLÉFINES

Écrit par :  Jacques METZGER

Dans le chapitre "Halogènes"  : …  En* solvant polaire et en l'absence d'initiateur de réactions radicalaires, le chlore, le brome et l'iode s'additionnent sur les alcènes. La molécule électrophile d'halogène forme avec l'alcène un complexe halogénonium que l'ion halogénure nucléophile attaque dans une stéréochimie trans (réaction 14). Les acides de Lewis (AlCl3,… Lire la suite
ALCYNES

Écrit par :  Jacques METZGER

Dans le chapitre "Halogénation"  : …  Le* chlore, le brome et l'iode se fixent sur les alcynes en donnant le dihalogénoéthylénique trans. La réaction est toutefois plus lente qu'avec les alcènes, comme le montre l'addition du brome sur le penten-4 yne-1 : L'ajout d'une seconde molécule d'halogène peut se poursuivre dans le cas du chlore et, plus difficilement, du brome. L'… Lire la suite
ASTATE

Écrit par :  Universalis

… *Élément chimique de symbole At et de numéro atomique 85, l’astate (du grec astatos, instable) a autrefois été appelé ékaiode et alabame. Les Anglo-Saxons le nomment astatine. Dernier élément du groupe des halogènes dont la place dans le tableau périodique était restée vide jusqu'en 1940, quand il fut préparé pour la première fois par D. R… Lire la suite
ATMOSPHÈRE - Chimie

Écrit par :  Marcel NICOLET

Dans le chapitre "Les composés halogénés et la chimie stratosphérique"  : …  La famille des *halogènes n'a été introduite que tout récemment en chimie atmosphérique. Il s'agit du fluor, du chlore, du brome et de l'iode. On peut appliquer le cycle catalytique (6) avec un atome tel que le chlore, Cl, en présence de son monoxyde, ClO. On a, en effet : Il convient cependant d'introduire les interactions possibles. On note tout d… Lire la suite
BALARD ANTOINE JÉRÔME (1802-1876)

Écrit par :  Georges BRAM

…  chimique d'alors parce qu'elle mettait en évidence l'existence d'une « famille » de composés – * les « halogènes », comme allait les nommer dès 1826 Jöns Jacob Berzelius (1779-1848) –, ayant des propriétés physiques très différentes, mais un ensemble de propriétés chimiques similaires. En fait, le nouveau composé avait déja été isolé, mais les… Lire la suite
BROME

Écrit par :  Bertrand DREYFUS

… *Du grec brômos, puanteur Symbole chimique : Br Numéro atomique : 35 Masse atomique : 79,904 g Point de fusion : — 7,2 0C Densité (à 20 0C) : 3,12. Liquide rouge sombre d'odeur piquante, irrite la peau, les yeux et les voies respiratoires ; l'inhalation à l'état de vapeur est très dangereuse, voire mortelle. Ses… Lire la suite
CHLORE

Écrit par :  Henri GUÉRIN

Le* chlore (symbole Cl, numéro atomique 17) est un élément chimique de la famille des halogènes. Sa molécule Cl2 (le dichlore) est un gaz verdâtre plus lourd que l'air. Irritant et suffocant, il fut employé comme gaz de combat pendant la Première Guerre mondiale. Trop réactif pour exister à l'état… Lire la suite
ÉLÉMENTS CHIMIQUES

Écrit par :  René BIMBOTJacques GUILLERME

Dans le chapitre "Périodicité des propriétés. Groupes verticaux"  : …  covalent, l'ion X2– n'existant réellement que face à un partenaire très électropositif. *Le groupe VII(F, Cl, Br, I, At), ou groupe des halogènes, est le reflet exact de celui des alcalins ; on y trouve des éléments monovalents, très électronégatifs et oxydants, ayant une forte tendance à capter un électron pour former l'ion X… Lire la suite
FLUOR

Écrit par :  Josik PORTIER Universalis

Dans le chapitre "Propriétés chimiques"  : …  le tétrafluorure de silicium ou l'hexafluorure d'uranium. Le fluor réagit également avec les autres *halogènes pour donner des combinaisons telles que IF3, BrF3, ClF3. Ces composés à liaisons essentiellement covalentes peuvent présenter, cependant, un caractère ionique qui leur confère une certaine conductibilité à l… Lire la suite
IODE

Écrit par :  Pierre LASZLO

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ORGANOMÉTALLIQUES COMPOSÉS

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Dans le chapitre "Réactions de composés à anion mobile"  : …  *Les halogènes agissent principalement dans le sens : Cette réaction permet, par exemple, de passer de RBr à RI ; elle est employée pour le dosage de l'organomagnésien (cf. infra). Les halogénures métalloïdiques, apparentés aux halogénures d'acide, les halogénures des métaux de transition plurivalents décomposent les organomagnésiens ;… Lire la suite
SANDMEYER RÉACTION DE

Écrit par :  Dina SURDIN

… *Remplacement d'un groupement diazoïque par un halogène en présence de sels cuivreux halogénés : La réaction peut aussi se faire en présence d'hydracide halogéné avec du cuivre pulvérulent ; dans ce cas, on l'appelle réaction de Gatterman. La réaction de Sandmeyer n'est pas utilisée pour la préparation de composés fluorés ou iodés, mais elle est… Lire la suite
SILICIUM

Écrit par :  Jacques DUNOGUÈSMichel POUCHARD

Dans le chapitre "Halogénures"  : …  Le silicium réagit avec les halogènes d'autant plus facilement que l'*halogène est léger. Les halogénures SiX4 formés sont des molécules tétraédriques. SiF4 est gazeux, SiCl4 et SiBr4 liquides, SiI4 solide. Les phases condensées sont très volatiles et hydrolysables par l'eau. Le fluorure SiFLire la suite
ZINC

Écrit par :  Noël DREULLEPaule DREULLEJean-Louis VIGNESBernard WOJCIEKOWSKI

Dans le chapitre " Propriétés"  : …  provoquer une corrosion intercristalline très rapide. À froid et en l'absence d'humidité, les *halogènes réagissent peu, et de moins en moins en allant du fluor à l'iode. En présence d'humidité, l'action est un peu plus rapide ; il faut cependant chauffer à haute température pour obtenir une réaction violente avec le chlore. En milieu non… Lire la suite

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Abondances dans la nature Halogènes : propriétés physiques Clusters Structures d'halogénures Ions, hypoalite et parapériodate

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