Les dinosaures constituent un groupe de vertébrés tétrapodes uniquement terrestres qui sont apparus et ont eu leur apogée au cours du Mésozoïque, c'est-à-dire entre quelque 225 et 65 millions d'années (Ma). Ils ont souvent été définis comme des « reptiles géants », mais ces termes ne sont pas adéquats car, d'une part, le concept de reptile ne recouvre pas une réalité zoologique (ce n'est pas un « groupe monophylétique » acceptable par la systématique moderne car il rassemble des lignées qui n'ont pas d'ancêtre commun) et, d'autre part, tous les dinosaures n'étaient pas grands. De plus, les « grands reptiles » fossiles du Mésozoïque n'étaient pas tous des dinosaures : ni les formes marines telles que les ichthyosaures, les plésiosaures et les mosasaures, ni les formes volantes, représentées par les ptérosaures, n'appartiennent à ce groupe. Les dinosaures font partie d'un ensemble plus vaste, les archosaures, qui inclut aussi, outre diverses formes primitives, les ptérosaures et les crocodiliens.
Le succès évolutif des dinosaures au cours du Mésozoïque est sans doute la conséquence de caractères anatomiques et physiologiques propres à ces animaux. Mais la reconstitution de la biologie d'êtres disparus, à partir de données fossiles, n'est pas chose facile. Celle des dinosaures a fait l'objet de nombreuses controverses, portant notamment sur la question de leur métabolisme : étaient-ils capables ou non de maintenir leur température corporelle à un niveau constant, ce qui aurait pu être une des raisons de leur réussite ?
Après avoir dominé les écosystèmes continentaux pendant plus de 150 Ma, les dinosaures (du moins les formes non aviennes, car les oiseaux ont survécu) se sont éteints rapidement à la fin du Crétacé, il y a 65 Ma. Cette disparition a longtemps fait figure de mystère. Depuis 1980, les données indiquant qu'un impact météoritique majeur a été la cause de l'extinction en masse de la limite Crétacé-Tertiaire se sont accumulées. En dépit des controverses qui persistent, c'est certainement da […]
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