Les organométalliques sont des composés, exclusivement synthétiques, dont la constitution se déduit de celle d'un hydrocarbure en remplaçant un ou plusieurs atomes d'hydrogène par un métal.
Cette définition exclut les sels métalliques des acides carboxyliques, les alcoolates, phénates, thiolates, amidures, etc. ; on peut l'étendre aux produits de substitution par un métal d'un hydrogène lié au carbone sur un squelette portant, de plus, d'autres fonctions (organométalliques fonctionnels), et à l'association d'un cation métallique à un anion mésomère tel que l'ion céto-énolate.
Cet article se limitera à l'étude des organométalliques dérivant d'hydrocarbures ; une allusion sera cependant faite aux fonctions qui restent compatibles avec l'existence d'un métal dans la même molécule.
On pourrait a priori envisager plusieurs types fondamentaux d'organométalliques : ceux qui résultent de la substitution par un métal d'un seul atome d'hydrogène ou bien du remplacement par plusieurs métaux de plusieurs hydrogènes liés à des carbones différents ; ces deux types sont connus, mais on pourrait aussi prévoir le remplacement de plusieurs hydrogènes d'un même carbone par un métal plurivalent. Ce dernier type ne paraît pas avoir été rencontré jusqu'ici.
Toutefois, on conçoit déjà une grande variété parmi les dérivés métalliques des premiers types. Si le métal est essentiellement univalent (M1), le dérivé s'écrit RM1. Si le métal est plurivalent (Mn), on appelle organométalliques symétriques les composés (R)nMn ; mais, le métal n'échangeant qu'une seule valence avec le radical R, on peut aussi envisager des dérivés métalliques dans lesquels le métal utilise ses autres valences vis-à-vis d'anions minéraux, en général des ions halogénure, soit la série, plus ou moins compliquée selon la valence n :

Ces composés portent le nom d'organométalliques mixtes.
Les propriétés physiques et chimiques des organométalliques varient avec la nature de R, de X, et surtout avec n et avec la tendance de Mn à donner des covalences.
C'est ainsi que les dé […]
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