Ancienne capitale de la province royale du Berry, chef-lieu du département du Cher, Bourges comptait, en 2005, 71 000 habitants, son agglomération 98 200 habitants en 2004 (contre 100 024 habitants en 1999).
Établi sur un éperon dominant la confluence de deux rivières marécageuses, l'Auron et l'Yèvre, le site de Bourges est très tôt occupé par les Celtes Bituriges (ve siècle av. J.-C.). Avaric, latinisée en Avaricum, est la plus belle cité des Gaulois. Prise par César en 52 avant J.-C. après un siège mémorable, elle devient capitale de l'Aquitaine première (ive siècle), puis exerce son influence régionale sur le Limousin et l'Auvergne en tant que centre politique et métropole religieuse. Enjeu territorial entre Aquitains et Francs, elle est prise en 762 par Pépin le Bref, ce qui marque la fin de son appartenance au monde antique aquitain et son basculement dans la France du Nord. Intégrée définitivement au royaume de France en 1101, Bourges devient capitale du duché du Berry, donné par Jean II le Bon en apanage (1360) à son troisième fils, qui, par ses commandes à de nombreux artistes européens, fait de la ville un important foyer culturel et artistique. Durant la guerre de Cent Ans, la ville joue un rôle essentiel : refuge de Charles VII (1418), elle fournit les bases matérielles à la résistance des Français et à la légitimité de la couronne. Elle en bénéficie : Louis XI y crée une université en 1463 et lui attribue deux foires (1485).
Une fois la guerre achevée, Bourges redevient une simple capitale de duché, éloignée de la Loire et de Paris ; ses bases économiques restent étriquées, dans une province pauvre et aux faibles densités ; son site défensif ne se prête pas aux échanges. Dès 1498, les foires quittent Bourges pour Lyon. Ville d'Église et d'université, elle traverse douloureusement les guerres de Religion. Ses relations avec le pouvoir central se font plus distantes et Bourges tombe alors dans un certain marasme. La Révolution lui enlève son statut de capitale régionale, les fonctions […]
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