7. Dérivés azotés
Parmi les dérivés azotés : amides B(NR2)3, amidure B(NH2)3, imidure B2(NH)3, cyanure B(CN)3, isocyanate B(OCN)3..., le nitrure de bore BN est le plus intéressant. On le prépare par action d'un dérivé azoté (NH3, NH4, Cl, NO...) sur le bore, le chlorure de bore ou sur un mélange capable de libérer du bore.
C'est une poudre blanche qui s'oxyde à l'air en dessous de 1 000 0C et qui cristallise dans le même système que le graphite, mais qui, à cause de sa structure électronique, et, contrairement à ce dernier, n'est pas conducteur du courant électrique. Il est employé comme réfractaire.
On observe, avec le nitrure de bore, une allotropie analogue à l'allotropie graphite-diamant. En soumettant la forme hexagonale (BN)3 à des températures et à des pressions élevées (1 800 0C, 8 500 bar), les cycles hexagonaux gauchissent ; on obtient une forme ayant la structure du diamant, qui, comme lui-même, est instable à température élevée sous la pression ordinaire. Le produit obtenu appelé borazon a une dureté minéralogique supérieure à celle du diamant.
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