5. Dérivés oxygénés
Il existe une série de sous-oxydes, difficiles à préparer, par exemple en oxydant le bore à température très élevée, et dont les formules seraient comprises entre B2O3 et B7O ; on peut admettre l'existence en particulier de (BO)n et d'un oxyde de formule controversée B6O, B7O ou B13O2.
Les structures de ces corps sont mal connues et certains donnent par action de l'eau des acides réducteurs (acides hypoboriques), par exemple : H4B2O4 ; H3BO2 ; H2B4O6 ; H4B2O2 ; H2B2O2..., acides dont on connaît des sels et des esters.
L'anhydride borique B2O3 est l'oxyde normal qu'on obtient par déshydratation de l'acide borique. Il se présente soit à l'état cristallisé (réseau hexagonal), forme difficilement obtenue par un long recuit à 250 0C, soit à l'état vitreux. La forme vitreuse, très dure, est constituée par l'assemblage de polygones B4O6, dans lesquels les liaisons B−O sont très lâches. À l'état liquide l'anhydride borique est associé ; ceci permet d'en expliquer les propriétés physiques (bas point de « fusion », viscosité élevée...).
L'anhydride borique fondu dissout pratiquement tous les oxydes métalliques ; par refroidissement de telles solutions, on obtient, soit un verre homogène, soit un dépôt d'oxydes ou de borates. Il est possible, comme dans l'eau, d'obtenir, dans l'anhydride borique fondu, des réactions de double décomposition entre deux sels dissous ou, par électrolyse, un dépôt de bore, de métal ou de borures.
En fonction de sa chaleur de formation élevée (300 kcal/mole) l'anhydride borique n'est réduit que par des réducteurs puissants (alcalins, Mg, Ca...), avec libération de bore et formation de borures.
• Acides boriques
Par hydratation, l'anhydride borique donne successivement l'acide métaborique HBO2 (monohydrate de B2O3), puis l'acide orthoborique H3
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