9. Dérivés organiques
D'une part, il existe de très nombreux composés de coordination entre un dérivé du bore, le bore servant d'accepteur, et des molécules organiques possédant un atome donneur (O, S, N...). D'autre part, on connaît des dérivés organoboriques dans lesquels le carbone d'un radical organique est lié directement par covalence à un atome de bore, ce qui confère à ces corps des propriétés spécifiques.
Extrêmement nombreux sont les composés d'addition entre un dérivé de bore et une molécule contenant un atome donneur (alcools, phénols, acides, éthers, aldéhydes, cétones...), ils sont du type R2O → BX3 ou même R2O → (BF3)2 et évoluent souvent avec formation d'ions complexes, où le bore est tétracoordiné :

Avec des corps possédant deux fonctions (polyols, diphénols...), on obtient, avec un mécanisme semblable, des dérivés chélatés lorsque la chaîne organique dont fait partie l'atome donneur comporte au moins trois ou quatre atomes le séparant du bore. On obtient ainsi des cycles hexa- ou pentagonaux, dans lesquels le bore est tétracoordiné.
Les composés organoboriques BR3, R étant aliphatique ou aromatique, sont d'étude délicate, car ils sont en général relativement peu stables et parfois auto-inflammables.
On les prépare, en particulier, par action d'un organométallique (Al, Mg, Zn) sur l'anhydride borique, un halogénure de bore ou un borate organique... :

En plus des dérivés simples BR3, on connaît, d'une part, des dérivés mixtes BR2R′ et BRR′R″, assez instables sauf lorsque le bore est lié par deux covalences B−C à un même radical

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