3. Borures
Le bore réagit sur presque tous les métaux pour donner des borures, corps qu'on sait également obtenir en réduisant l'oxyde du métal par le bore, ou en réduisant un composé du bore (halogénure, borate...) par un métal ou par un composé métallique (hydrure, carbure...). On peut aussi électrolyser un borate fondu contenant en dissolution un dérivé métallique (oxyde, fluorure...). On a décrit de nombreux borures simples ou mixtes – certains métaux donnant jusqu'à six borures – confirmés par analyse thermique ou radiocristallographique. Ces corps sont bien cristallisés et ont l'éclat métallique ; ils sont à rapprocher des carbures, des nitrures ou même des alliages métalliques.
On classe les borures d'après leur constitution cristallographique, suivant qu'ils contiennent des atomes de bore isolés (M2B), groupés par paires (M3B2), ou disposés en chaînes linéaires simples (MB) ou doubles (M3B4) ; ces atomes peuvent se grouper en cycles hexagonaux plans (MB2), en réseaux octaédriques (MB6) ou icosaédriques (MB12). Ces structures expliquent que les borures soient généralement durs, à haut point de fusion, chimiquement plus inertes et électriquement plus résistants que les métaux correspondants ; quelques-uns sont presque les plus durs, les plus réfractaires de toutes les substances connues et leurs applications sont fondées sur ces caractéristiques extrêmes.
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