HORNER YVETTE (1922-2018)

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Reine du bal musette et coqueluche du Tour de France dans les années 1950-1960, l’accordéoniste Yvette Horner a su magnifier le « piano du pauvre » avec virtuosité et audace.

Yvette Horner

Photographie : Yvette Horner

Photographie

En 1998, la reine de l'accordéon Yvette Horner, aussi à l'aise sur des airs de guinguette que dans des reprises de Jimmy Somerville, apparaît dans le ballet Casse-Noisette chorégraphié par Maurice Béjart. Elle y incarne la fée marraine dans une robe dessinée par son ami, le couturier... 

Crédits : Colette Masson/ Roger-Viollet

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Née à Tarbes (Hautes-Pyrénées) le 22 septembre 1922, Yvette Horner (de son vrai nom Yvette Hornère) s’initie à la musique dès son plus jeune âge grâce aux concerts donnés au Théâtre des Nouveautés, alors propriété de sa famille. Elle étudie le piano au conservatoire de Tarbes, puis à celui de Toulouse, où elle obtient un premier prix à l’âge de onze ans. Sa mère la contraint à abandonner le piano pour l’accordéon. Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, la jeune Yvette donne ses premiers concerts. En 1948, elle est la première femme à remporter les championnats du monde d'accordéon. Deux ans plus tard, son album, Le Jardin secret, reçoit le grand prix du disque de l’Académie Charles-Cros. Mais c’est en se produisant sur la caravane du Tour de France à partir de 1952 que « Vévette » se fait connaître du grand public. Coiffée d’un sombrero, elle anime à onze reprises la Grande Boucle et devient une icône populaire, qui joue pour les spectateurs, juchée sur le toit des voitures publicitaires, notamment celui de la fameuse Citroën Traction Avant de la marque Suze. En même temps, toujours accompagnée de son mari et manager, l’ancien footballeur René Droesch, elle se produit dans les bals musette, à l’image de son alter ego masculin André Verchuren, et enregistre de nombreux albums (on en comptera près de cent cinquante). Mais, bien loin de la vague yé-yé qui déferle sur l’Hexagone, Yvette Horner incarne pour la jeune génération la France traditionnelle et son image « se ringardise » peu à peu au fil des années 1960. L’accordéoniste ne se cantonne pourtant pas aux airs de guinguette : elle collabore avec le pianiste français Samson François (qui compose pour elle le morceau « Perle de mai ») ou enc [...]


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« HORNER YVETTE - (1922-2018) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 octobre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/yvette-horner/