TROTSKI LÉON (1879-1940) ET TROTSKISME

Carte mentale

Élargissez votre recherche dans Universalis

Médias de l’article

Trotski et l'Armée rouge

Trotski et l'Armée rouge
Crédits : Hulton Getty

photographie

Manifestation à Petrograd, juin 1917

Manifestation à Petrograd, juin 1917
Crédits : Central Press/ Getty Images

photographie

Le cabinet de Lenine et Trotski

Le cabinet de Lenine et Trotski
Crédits : Hulton Getty

photographie

Trotski à Mexico

Trotski à Mexico
Crédits : Hulton Getty

photographie

Tous les médias


Théoricien marxiste, président du soviet de Pétersbourg en 1905, numéro deux de la première révolution prolétarienne victorieuse, homme d'État du refus de la diplomatie secrète, créateur ex nihilo de la formidable Armée rouge, écrivain fulgurant (et premier critique littéraire marxiste digne de ce nom), puis à nouveau militant exilé faisant front presque seul à toutes les puissances du monde, à contre-courant de la période, Trotski, plus qu'aucun autre homme politique, a dressé sur le siècle une stature propre à cristalliser la ferveur et la haine. La grandeur et le tragique de sa vie tentent maintenant le dramaturge qui y voit un « destin », surtout au-delà de ce « minuit dans le siècle », période de réaction bipolarisée par le fascisme et le stalinisme, qui faisait de Trotski le diable de la négativité absolue, celui que l'on ne jugeait plus sur ses actes et ses œuvres, mais sur ce qu'il symbolisait, ici le « bolchevik juif », là l'opposant, l'homme du refus.

Plus de trente ans après son assassinat, Trotski commence à se dégager des brumes blanches ou noires de la légende et à apparaître ce qu'il fut : un révolutionnaire complet, autant homme de pensée que d'action, qui, plus heureux que Marx et Engels, put vérifier dans la pratique l'exactitude de ses théories ; plus heureux que Lénine, ne subit de momification ni de son corps ni – pire – de son enseignement, et, au prix le plus lourd (les cadavres des siens, surtout de ses quatre enfants, jonchant le chemin d'une vie de lutte impitoyable, bouclée par le coup de piolet qui lui défonça le crâne), réalisa un type humain qui esquisse l'homme à venir.

Plus que l'énergie indomptable, la hauteur du caractère, les capacités de travail et la hardiesse de la pensée, ce qui a frappé en Trotski, c'est sa faculté de prévision qui a amené son principal biographe à le qualifier de « prophète ». Prophète, Trotski ne l'est que très rationnellement, en tant qu'il fut, après Marx et Engels, un des plus remarquables utilisateurs de leur m [...]

1 2 3 4 5

pour nos abonnés,
l’article se compose de 11 pages




Écrit par :

Classification


Autres références

«  TROTSKI LÉON (1879-1940) ET TROTSKISME  » est également traité dans :

ANTONOV-OVSEÏENKO VLADIMIR ALEXANDROVITCH (1884-1938)

  • Écrit par 
  • Claudie WEILL
  •  • 418 mots

Fils d'officier, Antonov-Ovseïenko entre à l'école des cadets de Voroneje. Il quitte l'armée, adhère dès 1901 au mouvement révolutionnaire et se rapproche des mencheviks en 1903. Lors de la révolution de 1905, il est l'un des experts militaires de la social-démocratie russe. Il essaye de soulever deux régiments d'infanterie en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vladimir-alexandrovitch-antonov-ovseienko/#i_4940

ARMÉE ROUGE, U.R.S.S.

  • Écrit par 
  • Georges HAUPT
  •  • 580 mots
  •  • 1 média

Après la révolution d'Octobre, le Conseil des commissaires du peuple adopte un décret concernant l'armée : tout le pouvoir est confié aux soviets et aux comités militaires, le commandement devient éligible et une armée permanente de volontaires est instaurée. Entre le 15 et le 28 janvier 1918 est signé le décret portant création de l'Armée rouge […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/armee-rouge-u-r-s-s/#i_4940

BENSAÏD DANIEL (1946-2010)

  • Écrit par 
  • Willy PELLETIER
  •  • 952 mots

le 12 janvier 2010 à Paris. Philosophe militant révolutionnaire, théoricien du mouvement trotskiste, il est l'une des rares incarnations du soixante-huitard resté fidèle à ce qu'il défendait alors. Dissident de l'Union des étudiants communistes, solidaire de l'« opposition de gauche » antistalinienne exclue en 1965, il fonde en 1966 la Jeunesse […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/daniel-bensaid/#i_4940

BESANCENOT OLIVIER (1974-    )

  • Écrit par 
  • Éric PHÉLIPPEAU
  •  • 925 mots
  •  • 1 média

à l'université de Paris X-Nanterre, il devient facteur à Neuilly-sur-Seine en 1997. Rendu depuis lors célèbre sous la dénomination de « facteur-candidat », les observateurs de la vie politique le dépeignent souvent sur le mode d'un jeune homme qui a su rajeunir l'image et raffermir la position d'une organisation trotskiste née dans la seconde […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/olivier-besancenot/#i_4940

BOLCHEVISME

  • Écrit par 
  • Georges HAUPT
  •  • 7 568 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « La révolution russe »  : […] artisan de sa réorganisation, et saura en faire un instrument efficace et discipliné, selon le modèle défini dès 1902. Dans le même temps, l'adhésion de Trotski et de ses amis renforça son état-major. D'adversaire redouté, Trotski devient le brillant second de Lénine et l'organisateur des journées d'Octobre. Il apporte aussi au bolchevisme un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bolchevisme/#i_4940

BREST-LITOVSK PAIX DE (mars 1918)

  • Écrit par 
  • Georges HAUPT
  •  • 571 mots
  •  • 1 média

Au lendemain de la révolution d'Octobre, le 26 octobre (8 novembre) 1917, le Congrès des soviets promulgue un décret demandant l'ouverture immédiate de pourparlers de paix avec les puissances centrales, mais les pays de l'Entente se déclarent absolument opposés à cette proposition. Le gouvernement bolchevique engage malgré tout séparément des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paix-de-brest-litovsk/#i_4940

BRETON ANDRÉ

  • Écrit par 
  • Marguerite BONNET
  •  • 4 853 mots

Dans le chapitre « Aux quatre coins du monde »  : […] et départs, la continuité du mouvement ; Breton en est naturellement le pivot, avec Benjamin Péret ; à partir de 1951, l'été rassemble souvent autour de lui nombre de ses amis dans un vieux village du Lot, Saint-Cirq-la-Popie, dont la beauté l'a définitivement gagné. L'activité du groupe se manifeste au cours des vingt années qui suivent par des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/andre-breton/#i_4940

BROUÉ PIERRE (1926-2005)

  • Écrit par 
  • Daniel BENSAÏD
  •  • 848 mots

un travail d'agitation « internationaliste » auprès de soldats de l'armée d'occupation. L'accusation de « trotskisme » eut un effet révélateur : elle poussa le jeune homme vers les révolutionnaires ralliés au combat de Trotski contre la réaction stalinienne en Union soviétique et en défense de l'héritage de la révolution d'Octobre. À la Libération […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-broue/#i_4940

EXTRÊME GAUCHE

  • Écrit par 
  • Christine PINA
  •  • 7 144 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Organisations et stratégies de lutte »  : […] se reconnaissent dans ce patrimoine commun : les partis qui se revendiquent aujourd'hui de l'héritage trotskiste (Lutte ouvrière, Ligue communiste révolutionnaire) et les organisations maoïstes (Parti des travailleurs) ou marxistes-léninistes. Si la structure organisationnelle varie d'une tendance à l'autre, voire d'un parti à l'autre, l'ouverture […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/extreme-gauche/#i_4940

FRAENKEL BORIS (1921-2006)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 174 mots

Intellectuel trotskiste. Fils d'un menchevik russe, Boris Fraenkel milite dans le sionisme d'extrême gauche. À dix-sept ans, il arrive à Nancy pour étudier l'agronomie. En 1940, il rejoint sa mère à Grenoble, échappe à une rafle nazie, passe en Suisse, où il est interné dans un camp de Zurich. Il y milite dans une cellule […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/boris-fraenkel/#i_4940

IOFFE ADOLF ABRAMOVITCH (1883-1927)

  • Écrit par 
  • Georges HAUPT
  •  • 382 mots

L'un des grands noms de la jeune diplomatie soviétique, Ioffe fut l'un des plus fidèles amis de Trotski. Issu d'une grande famille bourgeoise de Crimée, il adhère au P.O.S.D.R. alors qu'il est encore lycéen. En 1903, il part étudier à Berlin où il séjourne avec des interruptions jusqu'en mai 1906, date à laquelle il est expulsé pour son activité […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/adolf-abramovitch-ioffe/#i_4940

ISKRA

  • Écrit par 
  • Vladimir Claude FISERA
  •  • 1 018 mots

Journal du Parti social-démocrate ouvrier russe (P.O.S.D.R.), l'Iskra (L'Étincelle) paraît du 11 décembre 1900 au 8 octobre 1905. En tout 112 numéros seront publiés à un rythme mensuel puis bimensuel à partir de 1902. Son histoire se confond avec celle de la social-démocratie russe, et l'on doit distinguer la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/iskra/#i_4940

LAMBERT PIERRE (1920-2008)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 187 mots

Abandonnant les Jeunesses communistes, il adhère au Parti communiste internationaliste, scission trotskiste minoritaire fondée en 1936 par Raymond Molinier et Pierre Frank, opposée à la fois au stalinisme et aux stratégies de fronts populaires contre les fascismes. En 1952, il est dirigeant du P.C.I., rebaptisé O.C.I. (Organisation communiste […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-lambert/#i_4940

LÉNINE (1870-1924)

  • Écrit par 
  • Nicolas WERTH
  •  • 6 881 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre «  Le stratège de la prise du pouvoir »  : […] : le principe d'une insurrection armée dans les plus brefs délais. Six jours plus tard, Trotski, l'un des plus proches collaborateurs de Lénine, met sur pied une organisation militaire émanant formellement du soviet de Petrograd, mais noyautée en réalité par les bolcheviks, le Comité militaire révolutionnaire de Petrograd, chargé de diriger l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lenine/#i_4940

LUKÁCS GYÖRGY (1885-1971)

  • Écrit par 
  • Lucien GOLDMANN
  •  • 3 546 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Une tentative de conciliation »  : […] et de la théorie staliniennes. Or, dans sa critique et son analyse du stalinisme, Trotski avait caractérisé celui-ci comme bonapartisme, ce concept désignant pour lui non seulement Bonaparte mais une réalité universelle, celle des dictatures postrévolutionnaires. Les staliniens avaient toujours nié le caractère bonapartiste […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gyorgy-lukacs/#i_4940

MALAPARTE CURZIO (1898-1957)

  • Écrit par 
  • Giovanni JOPPOLO
  •  • 1 769 mots

Dans le chapitre « Le choix de la France »  : […] s'emparer des centres névralgiques de l'État. Malaparte met en parallèle la technique de Trotski avec celle de Mussolini dont le talent révolutionnaire trouve, selon lui, son origine dans l'« expérience marxiste » de ce dernier qu'il compare en tout point à celle du révolutionnaire russe. Ce qui lui vaudra la colère de l'un comme de l'autre, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/curzio-malaparte/#i_4940

MANDEL ERNEST (1923-1995)

  • Écrit par 
  • Xavier MABILLE
  •  • 562 mots

Le premier engagement d'Ernest Mandel est particulièrement précoce : dès 1939, il milite au Parti socialiste révolutionnaire (P.S.R.), trotskiste. Puis, on le trouve dans la Résistance, poursuivant le même engagement politique dans la Belgique occupée, mais aussi participant à des rencontres européennes clandestines ; victime de trois arrestations […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ernest-mandel/#i_4940

O.C.I. (Organisation communiste internationaliste)

  • Écrit par 
  • Paul CLAUDEL
  •  • 1 019 mots

Organisation trotskiste (dont les militants sont parfois nommés, du nom de leur leader, Pierre Boussel, alias Lambert, « lambertistes »), l'O.C.I. a pour origine une scission au sein de la IVe Internationale (1952). L'O.C.I. va inspirer l'action des Comités d'alliance ouvrière (C.A.O.), organisations ouvrières dont l'organe […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/organisation-communiste-internationaliste/#i_4940

PREOBRAJENSKI EVGUENI ALEXEÏEVITCH (1886-1937)

  • Écrit par 
  • Yves SUAUDEAU
  •  • 927 mots

Né dans une famille de petits fonctionnaires, Preobrajenski connaît, dès le lycée, les cercles d'études marxistes. Militant et bolchevik à dix-huit ans, il participe après 1907 à la lutte clandestine. Arrêté, il intervient lorsque Kerenski, son avocat, qui sera en 1917 chef du gouvernement provisoire, veut le disculper ; envoyé au bagne, il demeure […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/evgueni-alexeievitch-preobrajenski/#i_4940

PROGRAMME DE TRANSITION

  • Écrit par 
  • Paul CLAUDEL
  •  • 658 mots

Rédigé par Trotski, le Programme de transition sert de base politique à la conférence de fondation de la IVe Internationale en septembre 1938 ; trente délégués, représentant dix pays dans lesquels ils sont dénoncés tant par les socialistes réformistes que par les communistes staliniens, approuvent ce texte […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/programme-de-transition/#i_4940

RAKOVSKI KHRISTIAN GUEORGUIEVITCH (1873-? 1941)

  • Écrit par 
  • Claudie WEILL
  •  • 536 mots

Bulgare de naissance, roumain de nationalité, français d'éducation, russe par ses sympathies et sa culture, Rakovski, qui s'illustra à la tête du gouvernement soviétique d'Ukraine et dans la diplomatie soviétique, était, dès avant 1914, l'une des personnalités connues du mouvement ouvrier international […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/khristian-gueorguievitch-rakovski/#i_4940

RAPTIS MICHALIS (1911-1996)

  • Écrit par 
  • Christophe CHICLET
  •  • 1 105 mots

Dernier des révolutionnaires professionnels, trotskiste hétérodoxe, Michalis Raptis, plus connu sous le pseudonyme de Pablo qu'il adopte lorsqu'il prend la tête de la IVe Internationale, a été un grand agitateur international, tant par l'action que par la réflexion. Michalis Raptis est né le 24 août 1911 à Alexandrie, d'un […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/michalis-raptis/#i_4940

RÉVOLUTION RUSSE

  • Écrit par 
  • Nicolas WERTH
  •  • 7 720 mots
  •  • 25 médias

Dans le chapitre « Octobre 1917 : révolution ou coup d'État ?  »  : […] et condamnent tout aventurisme. Pour Zinoviev et Kamenev, il n'est pas nécessaire de brusquer les événements : les soviets des grandes villes se « bolchevisent » rapidement (Trotski a été élu, le 9 septembre, à la tête du comité exécutif du soviet de Petrograd) ; le IIe congrès panrusse des soviets, convoqué pour le 20 octobre 1917, aura, sans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/revolution-russe/#i_4940

RIZZI BRUNO (1901-1977)

  • Écrit par 
  • Paul CLAUDEL
  •  • 532 mots

Né le 20 mars 1901 à Poggio Rusco (Mantoue) et mort le 13 janvier 1977 à Bussolengo (Véronne), le commerçant génois Bruno Rizzi adhère au Parti communiste italien après le congrès de fondation de Livourne (1920) et y milite au sein de la tendance ultragauche, dirigée par Amadeo Bordiga […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/bruno-rizzi/#i_4940

ROUSSET DAVID (1912-1997)

  • Écrit par 
  • Annette WIEVIORKA
  •  • 810 mots
  •  • 1 média

des études de philosophie et de littérature à la Sorbonne et devient alors socialiste. Dans les années 1930, il se découvre des sympathies pour le trotskisme, entre en contact avec le petit groupe de l'Opposition bolchévique-léniniste ; il y rencontre ses futurs amis, Pierre Naville et Gérard Rosenthal notamment, qui l'envoient faire de l'« […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/david-rousset/#i_4940

SMIRNOV IVAN NIKITOVITCH (1871-1936)

  • Écrit par 
  • Claudie WEILL
  •  • 266 mots

Vieux bolchevik, militant ouvrier dès 1898, arrêté et déporté à maintes reprises, Smirnov prit une part active à la révolution de 1905. Puis il entre dans la clandestinité et milite à Moscou, Saint-Pétersbourg et Kharkov. Mobilisé en 1916, il créa à Tomsk une organisation militaire qui joua un rôle important en Sibérie pendant la révolution de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ivan-nikitovitch-smirnov/#i_4940

SOCIALISME - Les Internationales

  • Écrit par 
  • Madeleine REBÉRIOUX
  •  • 7 743 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les origines »  : […] difficiles. Tout d'abord, les problèmes du parti russe sont mal connus en dehors de Russie, même si le nom de Trotski, père de l'Armée rouge, est relativement populaire. D'autre part, Trotski, qui ne met pas en cause les bases du bolchevisme, et qui définit l'U.R.S.S. comme un « État ouvrier dégénéré », espère pendant longtemps un redressement […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/socialisme-les-internationales/#i_4940

SOCIALISTES ART DANS LES PAYS

  • Écrit par 
  • Robert ABIRACHED, 
  • Louis MARCORELLES, 
  • Jean-Jacques NATTIEZ
  •  • 12 583 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « Pourquoi le réalisme socialiste ? »  : […] qui sous-tend les propos des partisans du réalisme a été formulée vigoureusement par Trotski dès 1924 dans Littérature et révolution, dont les conclusions sont valables pour les arts plastiques. Pour lui, ce concept même n'a aucun sens puisque la phase de transition socialiste doit être la plus courte possible, et la société […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/art-dans-les-pays-socialistes/#i_4940

SOKOLNIKOV GRIGORI IAKOVLEVITCH BRILLIANT dit (1888-1939)

  • Écrit par 
  • Claudie WEILL
  •  • 359 mots

Vieux bolchevik, Sokolnikov fut l'un des organisateurs de l'économie soviétique. Fils d'un médecin juif, il adhère en 1905 à l'organisation bolchevique de Moscou et participe à la révolution de 1905 dans le mouvement social-démocrate étudiant. Arrêté en 1907, il parvient à passer la frontière et s'installe à Paris où il fait ses études de droit et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/sokolnikov/#i_4940

SOUVARINE BORIS (1895-1984)

  • Écrit par 
  • Jean-Claude MAITROT
  •  • 850 mots

la troïka : Staline, Kamenev, Zinoviev. Il défend les thèses de Trotski dont il fait publier en France l'ouvrage Cours nouveau, livre qui prône la cause de la révolution permanente contre la nouvelle doctrine du « socialisme dans un seul pays ». Zinoviev, dans le cadre d'une politique d'isolement de Trotski au sein de l' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/boris-souvarine/#i_4940

STALINE JOSEPH VISSARIONOVITCH DJOUGACHVILI dit (1879-1953)

  • Écrit par 
  • Nicolas WERTH
  •  • 6 455 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Secrétaire général du comité central »  : […] de prouver qu'il n'a pas « trahi le léninisme » – c'est pour cette raison qu'il voua une haine sans fond à Trotski, précisément parce que celui-ci développait le thème de la « révolution trahie » par Staline. Il consacre une grande énergie à se reconstruire une parfaite légitimité politique, en réécrivant l'histoire du bolchevisme, rédigeant […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/staline/#i_4940

STALINIENNES PURGES

  • Écrit par 
  • Claudie WEILL
  •  • 784 mots
  •  • 1 média

Difficilement dissociables du stalinisme dans la mesure où elles en constituent la structure significative, les purges staliniennes ont connu plusieurs vagues de dimensions et de significations différentes. Elles ont été pour Staline le moyen de s'assurer le pouvoir absolu. Plongeant le pays dans un climat de terreur et de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/purges-staliniennes/#i_4940

TCHITCHERINE GUEORGUI VASSILIEVITCH (1872-1936)

  • Écrit par 
  • Claudie WEILL
  •  • 414 mots

Issu d'une famille aristocratique, personnage à part dans le milieu socialiste et communiste russe, Tchitcherine fut l'un des grands diplomates du jeune État soviétique. Entré en 1896 comme archiviste au ministère des Affaires étrangères, il émigre en 1904 à Berlin où il se rapproche du Parti social-démocrate allemand et devient un ami de Karl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gueorgui-vassilievitch-tchitcherine/#i_4940

TRAVAILLISME

  • Écrit par 
  • Monica CHARLOT
  •  • 4 598 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Premières réformes des structures »  : […] À l'époque, le groupe Militant (de tendance trotskiste) donne au travaillisme l'image d'un parti extrémiste. Lors du congrès de 1985, Neil Kinnock s'en prend directement au groupe Militant de Liverpool dans une apostrophe dramatique, télédiffusée en direct. Ses propos, très durs, sont largement applaudis par la majorité des délégués […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/travaillisme/#i_4940

U.R.S.S. - Histoire

  • Écrit par 
  • Nicolas WERTH
  •  • 22 676 mots
  •  • 55 médias

Dans le chapitre « Les luttes politiques pour le pouvoir (1922-1927) »  : […] du parti. Le 15 octobre 1923, quarante-six vétérans de la révolution, conduits par Trotski, adressent au comité central une déclaration dénonçant la « dictature de l'appareil ». Ce texte ayant été condamné comme « plate-forme fractionniste », Trotski publie (11 décembre 1923) un article, Le Cours nouveau, qui appelle à la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/u-r-s-s/#i_4940

Voir aussi

Pour citer l’article

Michel LEQUENNE, « TROTSKI LÉON (1879-1940) ET TROTSKISME », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 12 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/trotski-et-trotskisme/