TITE-LIVE (59 av. J.-C. env.-17)

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Les sources de Tite-Live

Pour écrire l'histoire de quelque sept cents ans, Tite-Live devait évidemment recourir à des sources de natures différentes, selon les temps considérés. Pour les événements les plus récents, il disposait de témoignages oraux (outre ce dont il avait pu être lui-même le témoin), de Mémoires et chroniques divers. Ainsi, pour les guerres civiles, il utilisa l'œuvre d'Asinius Pollion, qui avait été le compagnon et dans une certaine mesure l'historiographe de César (il était présent au passage du Rubicon), il pratiqua aussi la Correspondance de Cicéron et toute la littérature de pamphlets et de panégyriques qui était issue des querelles autour de personnages comme Caton. Pour la période antérieure, il utilisa aussi des Mémoires (comme ceux du dictateur Sulla) et des ouvrages composés par des témoins oculaires, grands personnages mêlés à la vie politique et qui avaient traité de telle ou telle période qu'ils connaissaient bien. Mais plus on remontait dans le temps, plus les difficultés augmentaient. L'histoire n'avait commencé d'être écrite, à Rome, qu'à la fin du iiie siècle avant J.-C., avec l'œuvre (rédigée en grec) de Fabius Pictor. Pour les siècles antérieurs, les documents se faisaient de plus en plus pauvres ; il fallait se fier, en partie, à des historiens grecs, comme Polybe qui vivait à Rome vers 160 avant J.-C. mais avait écrit l'histoire des siècles qui l'avaient précédé, en replaçant les événements romains dans le cadre, plus général, du monde méditerranéen et de l'histoire hellénistique. Polybe sert à Tite-Live de source principale pour les guerres puniques et la période suivante. Mais, pour remonter plus haut, il fallait bien recourir aux historiens latins, qui s'étaient intéressés plus directement à l'histoire du peuple romain, et, dans l'histoire qu'ils avaient reconstituée, les incertitudes étaient grandes. Ces historiens, et [...]

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Écrit par :

  • : professeur émérite à l'université de Paris-Sorbonne, membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres

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LATINES (LANGUE ET LITTÉRATURE) - La littérature

  • Écrit par 
  • Pierre GRIMAL
  •  • 8 570 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Cet empire qui va naître »  : […] La mort de Cicéron marque la fin du temps où l' éloquence triomphante était maîtresse de la cité. Désormais, la liberté une fois perdue, les orateurs ne seront plus que des avocats, et non des hommes d'État. Quelques survivants de l'âge précédent, comme Asinius Pollion, compagnon de César, auront beau maintenir quelque temps la tradition républicaine, l'éloquence ne sera bientôt plus qu'une techni […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/latines-langue-et-litterature-la-litterature/#i_43006

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Pour citer l’article

Pierre GRIMAL, « TITE-LIVE (59 av. J.-C. env.-17) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 mai 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/tite-live/