TCHIANG KAI-CHEK ou JIANG JIESHI [TSIANG KIA-CHE] (1887-1975)

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À la tête du gouvernement nationaliste

Tchiang Kai-chek a déjà beaucoup œuvré pour la réunification du pays. Commandant en chef de l'armée révolutionnaire depuis 1925, il a lancé dès l'année suivante une vaste expédition nationaliste contre les seigneurs de la guerre qui ravagent le nord de la Chine. La campagne ne prend fin qu'en 1928, lorsque ses troupes entrent dans Pékin, la capitale. Un nouveau gouvernement central nationaliste, qu'il dirige, est alors établi à Nankin, plus au sud.

En octobre 1930, Tchiang Kai-chek se convertit au méthodisme, apparemment à la demande de la puissante famille Soong (Song), qui a adopté les mœurs occidentales et dont il a épousé en secondes noces la plus jeune des filles, Mayling (Meiling). En tant que chef du nouveau gouvernement nationaliste, Tchiang Kai-chek conçoit un projet de réforme sociale, qui reste cependant en grande partie lettre morte, sa maîtrise du pays demeurant précaire. De fait, les seigneurs féodaux des provinces du nord, qu'il a neutralisés et non écrasés, contestent toujours son autorité. Les communistes, qui se sont retirés dans leurs bastions de la campagne chinoise pour former leur armée et leur gouvernement propres, constituent une menace supplémentaire. Tchiang Kai-chek est en outre confronté à un risque de guerre avec le Japon, qui, après s'être emparé de la Mandchourie en 1931, affiche ses prétentions sur la Chine proprement dite. Tchiang Kai-chek décide de ne pas résister à l'invasion japonaise imminente avant d'avoir écrasé les communistes – décision qui provoque de nombreuses contestations, d'autant plus qu'il ne parvient toujours pas à vaincre complètement ses rivaux. Afin d'accroître la cohésion morale de la nation, Tchiang Kai-chek ravive le culte officiel de Confucius et, en 1934, lance le mouvement dit Nouvelle Vie, visant à créer une idéologie nationale fondée sur les principes confucianistes.

En décembre 1936, Tchiang Kai-chek est capturé par son second Zhang Xueliang, convaincu que les forces chinoises doivent se concentrer sur la menace japonaise plutôt que communiste. Tchiang Kai-chek est retenu pendant plus de deux semaines et l'incident de Xi'an, comme on le surnommera par la suite, ne se termine que lorsqu'il accepte de faire alliance avec les communistes contre les envahisseurs japonais. En 1937, le conflit grandissant entre les deux pays éclate au grand jour, marquant le début de la guerre sino-japonaise. Pendant plus de quatre ans, la Chine mène seule son combat contre le Japon, jusqu'à ce que les Alliés, à l'exception de l'U.R.S.S., déclarent la guerre au Japon en 1941. Tchiang Kai-chek succède à Lin Sen comme président de la République en 1943. Devenue l'un des quatre Grands, avec le Royaume-Uni, les États-Unis et l'U.R.S.S., en 1945, la Chine voit ainsi sa lutte récompensée sur le plan international. Mais, à l'intérieur du pays, le gouvernement montre des signes de déclin qui se multiplient lorsque Tchiang Kai-chek reprend son combat contre les communistes après la reddition japonaise. La guerre civile reprend en 1946. Dès 1949, les communistes s'emparent de la Chine continentale, contraignant Tchiang Kai-chek à fuir à Taïwan avec les dernières troupes nationalistes le 21 janvier ; la République populaire de Chine est proclamée le 1er octobre.

Tchang Kai-chek en 1939

Photographie : Tchang Kai-chek en 1939

Le général Tchang Kai-chek (1887-1975) arrive au congrès du Guomindang, ou Parti national du peuple, au cours duquel il sera nommé président du yuan exécutif, en 1939. 

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Tchiang Kai-chek dans les rues de Canton

Tchiang Kai-chek dans les rues de Canton
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Tchang Kai-chek en 1939

Tchang Kai-chek en 1939
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Taïwan et Tchiang Kai-chek

Taïwan et Tchiang Kai-chek
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Tchiang kai-chek en 1960

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Pour citer l’article

« TCHIANG KAI-CHEK ou JIANG JIESHI [TSIANG KIA-CHE] (1887-1975) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 01 décembre 2021. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/tchiang-jiang/