SCHEIDT SAMUEL (1587-1654)

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Le maître de chapelle à la cour

En 1619, Scheidt est nommé maître de chapelle à la cour ; il se trouve à la tête d'une chapelle vocale et instrumentale bien fournie et dont les effectifs sont renforcés, pour la musique d'Église, par les Cantoreischüler (élèves de l'école humaniste, ou Gymnasium). Il commence à publier : ses trente-neuf Cantiones sacrae paraissent en 1620 ; pour la pratique musicale lors des cultes luthériens à la cour, il écrit des Concertus sacri (concerts sacrés) dont la Pars prima concertuum sacrorum date de 1621. La musique profane est également cultivée à la cour, comme le prouvent ses quatre volumes de Ludi musici, œuvres instrumentales allant de quatre à huit parties (seul, le deuxième volume subsiste).

Spécialiste du clavier (clavecin, orgue), Scheidt compose, à partir de 1624, les trois parties des Tabulatura nova. Les deux premiers volumes exploitent l'ancien style allemand pour instruments à clavier, d'après le modèle néerlandais. Le troisième volume, destiné au culte, est un vaste compendium de la musique luthérienne pour la messe et les vêpres. Ces volumes contiennent les formes en usage à cette époque : variations, fantaisies, cantilènes, canons, toccatas, hymnes, magnificat, paraphrases du Kyrie et du Credo.


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Écrit par :

  • : professeur à l'université de Paris-Sorbonne, professeur à l'Institut catholique de Paris, docteur ès lettres et sciences humaines

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Pour citer l’article

Edith WEBER, « SCHEIDT SAMUEL - (1587-1654) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 17 mars 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/samuel-scheidt/