BANKS RUSSELL (1940- )

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L'œuvre de Russell Banks, né à Newton (Massachusetts) en 1940, s'inscrit dans la tradition du grand roman américain. Dans le sillage de Herman Melville, de Mark Twain, ou encore de Jack Kerouac, l'écrivain met en scène des personnages issus de l'Amérique profonde, survivant à force de combines et de petits boulots. Ses récits éclatés où se multiplient les voix narratives, s'inspirant des recherches expérimentales des années 1930 (William Faulkner, Dos Passos), accordent une large place aux confrontations raciales. De 2000 à 2003, il a succédé à Wole Soyinka et à Salman Rushdie à la présidence du Parlement international des écrivains, chargé de défendre les écrivains victimes de persécution. Au cinéma, Russell Banks a collaboré à l’adaptation de ses propres livres comme The Sweet Hereafter (De beaux lendemains, 1997), réalisé par Atom Egoyan, ou Affliction (1997), par Paul Schrader. Il a travaillé aussi avec Francis Ford Coppola, qui souhaitait depuis longtemps porter à l'écran Sur la route, le roman légendaire de Jack Kerouac.

Russell Banks

Russell Banks

Photographie

Romancier des États-Unis et de ses frontières tant extérieures qu'intérieures, Russell Banks se situe dans la lignée d'un John Steinbeck. 

Crédits : Ulf Andersen/ Getty Images

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Le goût d'ailleurs

Étrangement, étant donné ce qu’a été la suite de son œuvre, le romancier américain Russell Banks a commencé, vers le milieu des années 1970, par ces « métafictions » dont c'était à l'époque la grande vogue – dans le sillage de Nabokov, de Borges et des formalistes américains tels que John Barth, Robert Coover ou William Gass, avec, dans le cas de Banks, quelque chose du gothique des contes de Hawthorne. La première fois que la Jamaïque, par exemple, apparaît dans son œuvre, c'est dans la très borgésienne nouvelle The New World (dans le recueil du même nom, 1978) : au xviie siècle, un prélat catholique et poète espagnol, qui avait espéré être envoyé au Mexique, est expédié en poste dans cette île obscure et raconte sa déception dans une lettre à son ami Lope de [...]

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Écrit par :

  • : professeur de littérature américaine à l'université de Paris-IV-Sorbonne et à l'École normale supérieure

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AMERICAN DARLING (R. Banks) - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • André BLEIKASTEN
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DepuisAu cœur des ténèbres, l'Afrique n'a cessé d'être le miroir grossissant qui renvoie à l'Occident le reflet de ses terreurs et de ses turpitudes. Le Liberia de Russell Banks n'est certes pas le Congo de Conrad, mais c'est toujours la même « horreur », comme finit par le découvrir l'héroïne d'America […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/american-darling/#i_98438

Pour citer l’article

Pierre-Yves PÉTILLON, « BANKS RUSSELL (1940- ) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 18 février 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/russell-banks/