ROTIFÈRES

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Malgré leur petite taille qui les a fait au début confondre avec les Infusoires et autres Protistes vivant dans les mêmes conditions, les Rotifères jouent un rôle important dans la nature, au moins dans les eaux douces auxquelles ils sont spécialement adaptés (ils sont beaucoup moins abondants en milieu marin). Ce rôle est évident dans le plancton lacustre, où ils prédominent souvent, servant d'intermédiaires entre les assimilateurs primaires, c'est-à-dire les Algues, surtout unicellulaires, qui construisent la matière organique, et les consommateurs de plus grande taille, Crustacés entre autres, et finalement Poissons. Dans le benthos, nageant, rampant ou fixés à la surface des pierres et des végétaux, dans l'épaisseur même des sédiments, ils jouent un rôle analogue. La phylogénie moléculaire place les Rotifères dans le grand groupe des Lophotrochozoaires, avec les Annélides, Mollusques et Plathelminthes, alors qu'ils sont dépourvus de cœlome.

Considérons l'Hydatine (sous-classe des Monogonontes), aujourd'hui appelée Epiphanes senta, longue de 0,5 mm, dont les femelles parthénogénétiques sont épisodiquement abondantes dans les petites mares souillées riches en Flagellés verts. La cuticule souple ou lorica est sécrétée par un épiderme à cellules syncytiales qui borde directement la cavité du corps (blastocœle) parcourue par les muscles. À l'une des extrémités du corps se trouve l'appareil ciliaire ou rotateur, qui comprend, autour de la bouche, une ceinture de cils ; certains, plus puissants, font saillie (pseudotroque) et précipitent dans la bouche les Flagellés dont l'Hydatine se nourrit.

Au-dessous de la bouche s'ouvre un gésier musculeux, le mastax, absolument caractéristique du groupe, gar [...]

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Écrit par :

  • : professeur honoraire à la faculté des sciences de Strasbourg, correspondant de l'Institut

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REVIVISCENCE

  • Écrit par 
  • Andrée TÉTRY
  •  • 221 mots

Propriété manifestée par certains organismes ou certaines graines de pouvoir, après avoir été desséchés, reprendre une activité à la suite d'une réhydratation. Van Leeuwenhoek a découvert le premier ce phénomène chez des animalcules, en 1704. Actuellement, il est signalé chez les nématodes, les rotifères, les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/reviviscence/#i_38955

Pour citer l’article

Paul de BEAUCHAMP, « ROTIFÈRES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 12 novembre 2018. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/rotiferes/