RHŒADALES

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Papavéracées-Fumariacées

Papavéracées-Fumariacées
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Capparidacées

Capparidacées
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Reseda lutea

Reseda lutea
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Intérêt économique

Les graines de Papavéracées à albumen oléagineux peuvent contenir des huiles fines, comestibles (huile d'œillette extraite des graines de Papaver somniferum var. nigrum), âcres, purgatives ou toxiques (en particulier celle d'Argemone mexicana). Le latex de ces plantes, de couleur blanche, jaune ou rouge, renferme de nombreux alcaloïdes dont les plus connus sont la papavérine, la narcotine et la morphine extraite du pavot à opium (Papaver somniferum var. album, cf. morphine). La grande chélidoine, ou grande éclaire (Chelidonium majus), est une Papavéracée à latex âcre, jaune, utilisé quelquefois pour brûler les verrues. Parmi les Fumariacées, le fumeterre (Fumaria officinalis) a des propriétés dépuratives.

Les Capparidacées ont un intérêt économique élevé. La culture du câprier remonte à l'Antiquité et était connue des Grecs et des Romains. À l'origine, la présence d'épines acérées sur les plantes de câprier sauvage rendait la culture particulièrement ingrate ; actuellement, on a remédié à ces inconvénients en créant une nouvelle variété par greffage avec un câprier inerme. Les câpriers sont plantés dans des terrains légers, perméables et de préférence fertiles, mais ils s'accommodent fort bien de sols caillouteux. Chaque arbuste donne en moyenne un kilo de câpres durant une saison. Les câpres, qui sont les boutons floraux, ne sont pas les seules parties condimentaires ; les fruits, ou « cornichons de câpriers », récoltés avant la maturité, constituent un condiment encore plus apprécié.

La gaude (Reseda luteola) est employée dans la fabrication des teintures et peintures et servait à teindre les étoffes en jaune ; sa couleur due à des composés flavoniques (lutéoline) possède la précieuse qualité de ne pas passer au roux. Différentes huiles comestibles sont extraites [...]


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«  RHOEADALES  » est également traité dans :

CHÉLIDOINE

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 372 mots

Papavéracée toxique, la chélidoine fraîche contient 1 p. 100 d'alcaloïdes (le plus important est la chélidonine) associés à des acides organiques, à une essence aromatique peu abondante et à un pigment jaune, la chélidoxanthine. Les alcaloïdes ont une action dépressive sur le système nerveux central, puis narcotique. Ils sont, par ailleurs, puissamment bactéricides. L'ingestion du suc non dilué ou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chelidoine/#i_40185

CRUCIFÈRES

  • Écrit par 
  • Marie-Claude NOAILLES
  •  • 2 479 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre « Systématique »  : […] Les Crucifères constituent soit un ordre (d'après Hutchinson), soit une famille dans l'ordre des Rhœadales (d'après Emberger). […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cruciferes/#i_40185

PAVOT

  • Écrit par 
  • Pierre LIEUTAGHI
  •  • 322 mots

Plante cultivée pour ses graines alimentaires, oléagineuses, plusieurs millénaires avant notre ère dans l'Est méditerranéen, d'où elle est vraisemblablement originaire (le type primitif est le pavot à feuilles velues, Papaver setigerum  L., à capsule munie d'orifices sous le disque stigmatique). L'Iliade en parle et il semble qu'elle entrait dans la com […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pavot/#i_40185

Voir aussi

CÂPRIER    COQUELICOT    GAUDE

Pour citer l’article

Marc-André THIÉBAUD, « RHŒADALES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 08 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/rhoeadales/