RESTAURATION

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Charles X (1757-1836)

Charles X (1757-1836)
Crédits : Istituto Geografico De Agostini

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André-Marie Ampère

André-Marie Ampère
Crédits : Hulton Getty

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La vie politique

Les cadres de la vie politique

La Charte de 1814 fixe le cadre institutionnel du régime. À côté du roi, elle établit une représentation de la nation, sous forme de deux chambres, l'une héréditaire et que le roi complète à son gré, la Chambre des pairs, l'autre élue, la Chambre des députés des départements. Les pouvoirs de ces deux Chambres sont limités à deux fonctions : le vote de la loi et le contrôle du budget. Elles n'ont pas le droit d'initiative des lois, mais seulement celui d'amender le texte proposé par le roi, ou de le rejeter ; au demeurant, si les lois votées sont importantes, elles sont peu nombreuses : une trentaine chaque année ; les sessions parlementaires ne durent pas plus de cinq ou six mois par an. Quant au budget, il n'est pas analysé par chapitres et articles, mais voté globalement pour chaque ministère, et par grand service à partir de 1827.

La responsabilité du gouvernement devant les Chambres n'est pas inscrite dans les textes. Aussi tout désaccord entre le Parlement et le ministère risque-t-il d'amener une crise, qui ne peut être tranchée que par le roi. Louis XVIII et Charles X tiennent fermement à leur droit d'appeler et de maintenir au ministère les collaborateurs qui leur conviennent, quelle que soit l'opinion des Chambres : en 1816, Louis XVIII dissout la « Chambre introuvable » qui refuse sa confiance aux ministres modérés ; en 1830, Charles X agit de même avec une assemblée libérale qui affirme que « le choix de la couronne doit nécessairement tomber sur des hommes qui inspirent assez de confiance pour rallier autour de l'administration l'appui des Chambres ». L'un des éléments essentiels d'un régime parlementaire, au sens actuel du mot, est donc absent de la pratique politique du temps.

Toutefois, le trait le plus caractéristique de la vie politique de la Restauration se trouve dans l'étroitesse du pays légal. Le régime censitaire n'accorde le droit de vote qu'aux Français mâles âgés de plus de trente ans et payant au moins 300 francs de contribution directe. Sur 9 [...]

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Écrit par :

  • : agrégé de l'Université, professeur au lycée Henri-IV, Paris

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Autres références

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BÉRANGER PIERRE JEAN DE (1780-1857)

  • Écrit par 
  • France CANH-GRUYER
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Le célèbre chansonnier français Pierre Jean de Béranger, enfant du peuple malgré une particule usurpée par son père, fut élevé par son grand-père, tailleur rue du Faubourg-Saint-Antoine. Il assiste à la prise de la Bastille, mais on juge ensuite plus prudent de l'envoyer chez une tante fort dévote de Péronne, où il fréquente l'institut laïque de M. Ballue de Bellenglise, adepte de Rousseau, qui av […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-jean-de-beranger/#i_4960

BERRY CHARLES FERDINAND duc de (1778-1820)

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Second fils du comte d'Artois, le futur Charles X, le duc de Berry, se réfugie en Angleterre après avoir servi dans l'armée des émigrés de Condé ; il ne rentre en France qu'en 1814. D'une intelligence et d'une éducation sommaires, emporté et adonné aux plaisirs, il est pourtant généreux, courageux et ami des arts. Deux circonstances lui ont donné un rôle dans l'histoire : son assassinat, le 13 fév […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-ferdinand-berry/#i_4960

BERRYER PIERRE (1790-1868)

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Fils d'un avocat au parlement de Paris célèbre sous l'Empire, élève de Juilly, marié en 1811 à la fille d'un directeur de la marine et de la guerre, Berryer devint lui-même avocat. Royaliste dès l'époque impériale, il s'engagea dans les volontaires royaux en 1815, mais il assista son père et Dupin aîné dans la défense du maréchal Ney en 1815, et fut l'avocat du général Cambronne en 1816, avant d'ê […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-berryer/#i_4960

CARBONARISME ou CHARBONNERIE

  • Écrit par 
  • Paul GUICHONNET
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Société secrète, répandue dans divers États européens pendant le premier tiers du xix e siècle, particulièrement en Italie, où elle suscite les débuts du Risorgimento national. En raison même de sa nature, de la fragmentation de ses structures et de ses localisations, la charbonnerie (appellation française ; les membres italiens de l'organisation […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/carbonarisme-charbonnerie/#i_4960

CARREL ARMAND (1800-1836)

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  • Élisabeth CAZENAVE
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Fils d'un marchand drapier de Rouen, Armand Carrel entre à l'école de Saint-Cyr en 1818 et y fait preuve à la fois de libéralisme et de militarisme. Sorti sous-lieutenant, il est affecté au 29 e de ligne de Verdun, où il est mêlé en 1822 à la conspiration libérale de Colmar. Muté à Marseille, il prend position dans une lettre envoyée aux Cortes espagnoles pour la Constitu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/armand-carrel/#i_4960

CENS ÉLECTORAL

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  • Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
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Avant d'en venir au suffrage universel, la plupart des régimes représentatifs parlementaires modernes, à l'exemple de celui de l'Angleterre, ont attaché d'abord le droit de vote à la possession d'une certaine fortune. Leur justification théorique : seuls les citoyens aisés ont l'instruction nécessaire pour participer au gouvernement, seuls ils sont directement intéressés à une saine gestion de l'É […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/cens-electoral/#i_4960

CHARLES X (1757-1836) roi de France (1824-1830)

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  • Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
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Né à Versailles le 9 octobre 1757, Charles était le quatrième fils du dauphin Louis (fils de Louis XV, mort en 1765 sans avoir régné). À la cour de Versailles, la vie du jeune comte d'Artois (tel était son titre) fut celle d'un écervelé aimable et libertin, fort empressé auprès des dames qui se plaisaient à le surnommer chevaleresquement Galaor. Dans la crise de 1789, Artois soutint le parti de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-x/#i_4960

CHATEAUBRIAND FRANÇOIS RENÉ DE (1768-1848)

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Constitution de 1791 Adoptée le 3 septembre par l'Assemblée nationale constituante, deux années après la Déclaration de 1789 qui forme son Préambule, suspendue d'application le 10 août 1792, la première Constitution française ne dura pas un an. Essai de monarchie parlementaire, elle exacerbait en fait l'opposition entre exécutif et législatif : initiative des lois réserv […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/constitutions-francaises-reperes-chronologiques/#i_4960

COURIER PAUL-LOUIS (1772-1825)

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  • ETIEMBLE, 
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Dans le chapitre « Mauvais caractère »  : […] Ni les mathématiques, ni surtout l'école d'artillerie, où Courier fut admis en 1791 à dix-neuf ans, n'exigeaient qu'il désertât un peu, refusât de rejoindre son corps et que, chef d'escadron, il écrivît au général Dedon : « Je saurai rendre la lâcheté de votre conduite aussi publique enfin qu'elle est constante. » Si le grec, où il excellait, pouvait l'inciter à brider son cheval, quand il occupai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paul-louis-courier/#i_4960

DECAZES ÉLIE duc (1780-1860)

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  • Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
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Fils d'un lieutenant au présidial de Libourne (Gironde), juge au tribunal de la Seine (1805), conseiller à la cour impériale de Paris (1810), attaché à la maison de Madame Mère puis à Louis Bonaparte, Decazes prend parti avec éclat contre l'Usurpateur lors du retour de Napoléon en mars 1815 ; cela lui vaut d'être relégué pendant les Cent-Jours, mais, en revanche, de connaître une brillante carrièr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/elie-decazes/#i_4960

DE L'INDUSTRIE FRANÇAISE, Jean-Antoine Chaptal - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Francis DEMIER
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Quand Jean-Antoine Chaptal (1756-1832) publie en 1819 De l'industrie française , deux forts volumes de 533 pages, il est au faîte de sa notoriété. Une des personnalités les plus remarquables du personnel napoléonien, ce savant devenu entrepreneur a aussi été durant l'Empire un ministre de l'Intérieur réformateur. Son livre est publié à un moment charnière de l'histoire de l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/de-l-industrie-francaise/#i_4960

DROIT CIVIL DES PERSONNES (France) - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Christian HERMANSEN
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1792 Sécularisation de l'état civil (naissance, mariage, décès) et institution d'un régime de divorce soit par consentement mutuel, soit sur demande de l'un des époux (notamment pour incompatibilité d'humeur), où les conjoints sont traités à égalité. 1804 Promulgation du Code civil, dit Code Napoléon. À côté du divorce, la séparation de corps e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/droit-civil-des-personnes-reperes-chronologiques/#i_4960

DU PREMIER EMPIRE À LA IIIe RÉPUBLIQUE - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Sylvain VENAYRE
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1815 Rétablissement de la monarchie. 1830 « Trois Glorieuses » (27-29 juillet) : chute de Charles X, avènement de Louis-Philippe. Février 1848 Chute de Louis-Philippe, proclamation de la II e  République. 2 décembre 1851 Coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/du-premier-empire-a-la-iiie-republique-reperes-chronologiques/#i_4960

EXTRÊME DROITE

  • Écrit par 
  • Jean-Yves CAMUS
  •  • 9 736 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Naissance d'une famille politique : le royalisme ultra »  : […] Dans l'Assemblée nationale constituante, dénomination que se sont donnés les États Généraux à compter du 9 juillet 1789, naissent les premiers partis politiques. L'organisation spatiale de la salle des séances place alors le plus à droite du président les aristocrates (« Noirs »), partisans de l'Ancien Régime et qui rejettent la Révolution en bloc. Puis, en allant vers la gauche, les monarchiens […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/extreme-droite/#i_4960

FRANÇAIS EMPIRE COLONIAL

  • Écrit par 
  • Jean BRUHAT
  •  • 16 589 mots
  •  • 19 médias

Dans le chapitre « L'héritage »  : […] En 1815, il ne subsiste du premier empire colonial que des territoires morcelés, épars et, dans l'ensemble, d'intérêt médiocre. Au total 6 000 à 7 000 kilomètres carrés avec environ un million d'habitants. Le traité de Paris de 1814 a rendu à la France Saint-Pierre-et-Miquelon où ne vivent que quelques pêcheurs, les enclaves que constituent les cinq comptoirs de l'Inde (pour la première fois, la F […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/empire-colonial-francais/#i_4960

FRANCE (Histoire et institutions) - Le temps des révolutions

  • Écrit par 
  • Sylvain VENAYRE
  •  • 6 922 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Finir la Révolution (1794-1830) »  : […] Reste que la chute brutale de Robespierre avait laissé en suspens une question que tous les régimes politiques français tentèrent de résoudre jusqu'à la III e  République : comment finir la Révolution ? Le Directoire (1795-1799) fut une tentative pour revenir à la Révolution de 1789, mais sans le roi, qui était mort. Il rétablit la distinction entre citoyens actifs et cito […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/france-histoire-et-institutions-le-temps-des-revolutions/#i_4960

GARDE NATIONALE

  • Écrit par 
  • Jean TULARD
  •  • 885 mots

Le 13 juillet 1789, le comité permanent des électeurs décide la constitution d'une force armée de 48 000 hommes pour assurer le maintien de l'ordre dans la capitale. Son commandement est confié le 15 juillet à La Fayette. Elle reçoit le nom de garde nationale. Dans la plupart des villes et dans de nombreux villages, des milices sont formées sur ce modèle. Leur recrutement varie selon les régions m […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/garde-nationale/#i_4960

GLOBE LE

  • Écrit par 
  • Pierre ALBERT
  •  • 412 mots

Journal parisien qui parut du 15 septembre 1824 au 20 avril 1832. De tous les journaux de la Restauration, Le Globe est l'un des plus originaux. Il fut fondé en 1824 par Paul Dubois, ancien normalien chassé de l'université pour ses idées libérales, assisté de Pierre Leroux, alors jeune typographe. Hebdomadaire littéraire et philosophique, Le Globe étai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-globe/#i_4960

GUIZOT FRANÇOIS (1787-1874)

  • Écrit par 
  • Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
  •  • 573 mots

Né à Nîmes, d'un père protestant victime de la Terreur, Guizot reçoit une éducation austère à Genève. À Paris, son mariage avec une femme de lettres, Pauline de Meulan, l'engage dans la littérature. En 1812, professeur d'histoire moderne à la Sorbonne, il devient le disciple de Royer-Collard, dont l'amitié, après 1814, le pousse dans la haute administration : secrétaire général au ministère de l'I […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francois-guizot/#i_4960

INSTITUT DE FRANCE

  • Écrit par 
  • Antoine MARÈS
  •  • 2 517 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Origines et histoire »  : […] L'Institut de France est né le 25 octobre 1795, mais seule sa généalogie royale permet de comprendre ses origines révolutionnaires. La première des Académies royales est due à la volonté du cardinal de Richelieu , qui, conscient de l'importance des écrivains dans le gouvernement de l'opinion et lui-même non dépourvu d'ambitions littéraires, accorda son patronage à un petit groupe de littérateurs q […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/institut-de-france/#i_4960

LA FAYETTE MARIE JOSEPH PAUL ROCH YVES GILBERT MOTIER marquis de (1757-1834)

  • Écrit par 
  • Roger DUFRAISSE
  •  • 614 mots

Héros de trois révolutions : celle d'Amérique, celle de 1789, celle de 1830, La Fayette est issu d'une vieille famille noble d'Auvergne, et participe à la guerre d'Indépendance de l'Amérique. À son retour en 1779, héros du jour, il s'efforce d'allier la grâce aimable d'un grand seigneur d'Ancien Régime à une simplicité toute républicaine rapportée d'Amérique. À l'Assemblée des notables en 1787, il […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marie-joseph-paul-roch-yves-gilbert-la-fayette/#i_4960

LAFFITTE JACQUES (1767-1844)

  • Écrit par 
  • Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
  •  • 290 mots

Fils d'un charpentier de Bayonne, Jacques Laffitte entre, en 1788, comme comptable à la banque Perrégaux de Paris ; il se fait rapidement remarquer pour ses capacités et son travail et devient l'associé de son patron en 1800, puis son successeur en 1804. Régent en 1809, puis gouverneur de la Banque de France en 1814, il est élu député de la Seine en 1816 ; il soutient le Parti libéral tout en part […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jacques-laffitte/#i_4960

LAÏCITÉ

  • Écrit par 
  • Jean BAUBÉROT, 
  • Émile POULAT
  •  • 7 588 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Retour sur l'expérience française »  : […] Boniface VIII, le pape souffleté par l'envoyé du roi Philippe le Bel, ou « l'attentat d'Anagni » (1303) : cette image a traversé les siècles, et elle avait sa place dans tous les manuels d'histoire. Mais, si elle montre bien le choc des prétentions, elle ne dit rien sur le statut de la religion. Or ce que nous appelons laïcité est alors totalement impensable, à moins de parler d'une laïcité sacral […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/laicite/#i_4960

LECOURBE CLAUDE JACQUES (1758-1815)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 303 mots

Né à Besançon, fils naturel légitimé d'un officier de cavalerie, engagé volontaire de 1777 à 1785 (il sert aux Baléares pendant la guerre d'Amérique), Lecourbe reprend du service en 1789 dans la garde nationale du Jura et prend ses grades sur divers champs de bataille de la Révolution. Il donne sa pleine mesure de 1798 à 1800, d'abord comme principal lieutenant de Masséna dans la campagne de Zuric […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/claude-jacques-lecourbe/#i_4960

LÉGITIMITÉ

  • Écrit par 
  • Paul BASTID
  •  • 4 455 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La légitimité monarchique »  : […] La légitimité de Louis XVIII s'appuyait sur deux idées fort distinctes : celle de droit divin et celle d'ancienneté historique. Le préambule de la Charte invoque la Providence qui a rappelé le roi dans ses États. Louis XVIII est roi par la grâce de Dieu, comme il l'avait déjà affirmé dans son exil. Mais, en même temps, il insiste longuement sur les titres de ses prédécesseurs. L'autorité de la dy […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/legitimite/#i_4960

LE NORMAND ou LENORMAND MARIE-ANNE (1772-1843)

  • Écrit par 
  • Thierry DEPAULIS
  •  • 1 767 mots

Marie-Anne Le Normand, plus connue sous le nom de « Mademoiselle Lenormand », est sans doute la voyante la plus célèbre des temps modernes. Cette popularité, elle la doit à un jeu de cartomancie, pourtant apocryphe, plus qu'à ses écrits – quelque quatorze ouvrages aujourd'hui largement oubliés – dans lesquels elle raconte ses songes et ses visions, et se vante de rencontres prestigieuses, pour la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-normand-lenormand/#i_4960

FRANÇAISE LITTÉRATURE, XIXe s.

  • Écrit par 
  • Marie-Ève THÉRENTY
  •  • 7 796 mots

Dans le chapitre « Une chronologie complexe »  : […] La question de la chronologie s’avère particulièrement délicate pour le xix e  siècle, premier siècle à se nommer et à se considérer comme une unité : Études de mœurs au XIX e   siècle […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/litterature-francaise-xixe-s/#i_4960

LOUIS JOSEPH DOMINIQUE baron (1755-1837)

  • Écrit par 
  • Michel BRUGUIÈRE
  •  • 531 mots

Né à Toul, cadet d'une famille de robe (son père était avocat au Parlement de Metz), Louis a connu successivement trois carrières : aventurier ecclésiastique, fonctionnaire des Finances, homme politique. Une haute protection donne à cette triple carrière son unité, celle de Talleyrand, son cadet de trois ans, mais son patron dès 1785 (il le servira en qualité de diacre à la fête de la Fédération l […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/joseph-dominique-louis/#i_4960

LOUIS XVIII (1755-1824) roi de France (1814-1815 et 1815-1824)

  • Écrit par 
  • Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
  •  • 677 mots

Né à Versailles, troisième fils du dauphin Louis et de Marie-Josèphe de Saxe, Louis Stanislas Xavier reçut le titre de comte de Provence. Intelligent et ambitieux, il se composa le personnage du prince éclairé et lettré, tout en frondant sournoisement le gouvernement de son frère Louis XVI, notamment à l'Assemblée des notables en 1787. En juin 1791, alors que le roi échouait, à Varennes, dans sa t […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/louis-xviii/#i_4960

LOUIS-PHILIPPE Ier (1773-1850) roi des Français (1830-1848)

  • Écrit par 
  • Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
  •  • 770 mots
  •  • 1 média

Né à Paris, Louis-Philippe était le fils aîné du duc d'Orléans (dit plus tard Philippe-Égalité), qui avait confié l'éducation de ses enfants à sa maîtresse, la comtesse de Genlis ; elle eut le mérite de leur donner une formation à la vie pratique en même temps qu'une culture plus poussée que celle des princes de ce temps. Le jeune duc de Chartres — c'était son titre — embrassa comme son père le p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/louis-philippe-ier/#i_4960

MARMONT AUGUSTE FRÉDÉRIC LOUIS VIESSE DE (1774-1852) duc de Raguse

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 308 mots

Issu d'une famille noble de Bourgogne, jeune officier d'artillerie sous la Révolution, Marmont a la chance d'être remarqué par Bonaparte au siège de Toulon et d'être pris par lui comme aide de camp. En Italie, en Égypte, lors du 18-Brumaire, à Marengo enfin, il seconde intelligemment son maître. Napoléon a pour lui une affection presque paternelle, mais n'en fait pas un de ses premiers maréchaux e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marmont-auguste-frederic-louis-viesse-de-duc-de-raguse/#i_4960

MARSEILLAISE LA

  • Écrit par 
  • Guillaume MAZEAU
  •  • 2 970 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Le chant de la résistance républicaine »  : […] Sous l’Empire (1804-1815), La Marseillaise est interdite, au profit du Chant du d épart ou de Veillons au salut de l’Empire , un hymne révolutionnaire créé en 1791. La   Marseillaise devient alors, et pour longtemps, un ch […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/marseillaise-la/#i_4960

MARTIGNAC JEAN-BAPTISTE SILVÈRE GAYE vicomte de (1778-1832)

  • Écrit par 
  • Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
  •  • 189 mots

Issu d'une vieille famille de la bourgeoisie bordelaise, Martignac entre au barreau en 1798, devient secrétaire de Sieyès et s'adonne à la littérature, publiant des petits vers et des vaudevilles. En mars 1814, il soutient vivement le mouvement royaliste bordelais. Avocat général à la cour de Bordeaux en 1815, procureur général à Limoges en 1819, député de Marmande en 1821, il devient l'un des par […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-baptiste-silvere-martignac/#i_4960

MÉMOIRES D'OUTRE-TOMBE, François René de Chateaubriand - Fiche de lecture

  • Écrit par 
  • Pierre-Louis REY
  •  • 1 114 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Une méditation sur le XIXe siècle »  : […] Si on appelle plutôt « Mémoires » un récit dans lequel l'auteur se présente comme le témoin ou l'acteur d'événements, parfois historiques, dont l'importance excède sa personnalité, et plutôt « confessions » ou « autobiographie » un récit dont l'intérêt réside principalement dans le « moi » de l'écrivain, les Mémoires d'outre-tombe appartiennent aux deux genres. Sur l'Empire, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/memoires-d-outre-tombe/#i_4960

LA MODE EN 1830 (A.-J. Greimas)

  • Écrit par 
  • Brigitte MUNIER
  •  • 982 mots

La Mode en 1830 (P.U.F., Paris, 2000) rassemble, selon le vœu d'Algirdas-Julien Greimas (1917-1992), quatre textes précédant sa Sémantique structurale de 1966 . Ce volume, préfacé par Michel Arrivé, réunit aux thèses que soutint le linguiste en 1948 sur la mode et la vie sociale en 1830 deux articles ultérieurs : « L'Actualité du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/la-mode-en-1830/#i_4960

MOLÉ LOUIS MATTHIEU comte (1781-1855)

  • Écrit par 
  • Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
  •  • 408 mots

Héritier de deux illustres familles parlementaires, sa mère étant née Lamoignon, Molé achève son éducation dans l'émigration après l'exécution de son père en 1794. Il rentre en France à la fin du Directoire et est réintégré dans tous ses biens sous le Consulat. Il accepte alors de servir Napoléon qui le comble de faveurs : auditeur puis maître des requêtes au Conseil d'État, préfet de la Côte-d'Or […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/louis-matthieu-mole/#i_4960

MONARCHIE

  • Écrit par 
  • Jacques ELLUL
  •  • 9 646 mots

Dans le chapitre « La monarchie constitutionnelle française (1815-1848) »  : […] Il est très difficile ici de parler vraiment de monarchie constitutionnelle puisque précisément, à la Restauration, sera refusé le mot même de constitution et qu'on lui opposera celui de charte, c'est-à-dire un acte accordé par le roi au peuple. C'est une concession du roi et non pas l'expression de la souveraineté populaire imposée au roi. Mais, en réalité, malgré les prétentions de Charles X à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/monarchie/#i_4960

NAPOLÉON Ier BONAPARTE (1769-1821) empereur des Français (1804-1814 et 1815)

  • Écrit par 
  • Jacques GODECHOT
  • , Universalis
  •  • 8 302 mots
  •  • 14 médias

Dans le chapitre «  L'île d'Elbe et les Cent-Jours »  : […] La restauration de la monarchie en France fut rapidement en butte aux critiques. La majorité des Français était profondément attachée aux acquis essentiels de la Révolution et Louis XVIII était revenu avec les « bagages des étrangers », avec les derniers émigrés survivants. L'apathie d'avril 1814 se mua en défiance. Les vieilles haines furent ravivées et la résistance s'organisa. De l'île d'Elbe, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/napoleon-ier-bonaparte/#i_4960

NATIONAL LE

  • Écrit par 
  • Pierre ALBERT
  •  • 536 mots

L'origine des capitaux qui permirent la création du National n'a pas été clairement établie, mais on peut estimer qu'une partie fut d'origine orléaniste. Le journal fut lancé le 3 janvier 1830 par trois associés : Thiers, qui ne se trouvait plus assez libre au Constitutionnel , Mignet, son ami venu du Courrier français , et Armand […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/le-national/#i_4960

NOTABLES

  • Écrit par 
  • Christophe CHARLE
  •  • 2 364 mots

Dans le chapitre « Le temps des notables triomphants (1800-1848) »  : […] Napoléon, Premier consul, avait inscrit le terme dans la loi avec les listes de notabilité définies par le niveau de revenus, principalement fonciers, ouvrant l'accès aux charges administratives et politiques . Les lois électorales de la Restauration, puis de la monarchie de Juillet, reprennent le principe en modifiant les critères. Elles instaurent un compromis entre élites d'âges historiques […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/notables/#i_4960

OUVRARD GABRIEL JULIEN (1770-1846)

  • Écrit par 
  • Michel BRUGUIÈRE
  •  • 597 mots

Fils d'un papetier de Clisson, Ouvrard passe à Nantes ses vingt premières années. Il y acquiert une intime connaissance des mécanismes de la spéculation financière, des règles du commerce transatlantique, des possibilités du continent américain. Tout au long de sa vie aventureuse, il sera donc le témoin de cette France maritime, banquière et commerçante qui connut un extraordinaire développement e […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gabriel-julien-ouvrard/#i_4960

PAIRS DE FRANCE

  • Écrit par 
  • Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
  •  • 311 mots

L'institution d'une Chambre des pairs, dans la Charte de 1814, répondait à l'utilité, alors généralement admise, d'avoir deux chambres dans un système représentatif bien équilibré et aussi d'appuyer, comme en Angleterre, l'autorité du trône sur une aristocratie. Mais, si la Chambre des pairs remplit bien en effet sa fonction de Chambre haute, bloquant ou modifiant en plusieurs occasions les initia […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pairs-de-france/#i_4960

PERIER CASIMIR (1777-1832)

  • Écrit par 
  • Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
  •  • 372 mots

Riche négociant, industriel du Dauphiné et cofondateur de la Banque de France, Claude Perier eut huit fils qui tous ont tenu une place marquante dans la politique et dans la vie économique. Casimir, le quatrième, vient à Paris, en 1801, fonder une banque qui gagne le contrôle de la Compagnie des mines d'Anzin, entre autres affaires industrielles ; il devient régent de la Banque de France. Élu dépu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/casimir-perier/#i_4960

POLICE EN FRANCE DE 1814 À 1870

  • Écrit par 
  • Quentin DELUERMOZ
  •  • 3 129 mots

Dans le chapitre « « Haute police » et libéralisme »  : […] La première Restauration (avril 1814-mars 1815) illustre les incertitudes du moment : le décret des 16-21 mai 1814 supprime le ministère de la Police générale et la préfecture de police parisienne, symboles du despotisme napoléonien. Après les Cent-Jours, toutefois, la Police générale est de nouveau confiée à Joseph Fouché, le terrible ministre de la Police de Napoléon I er […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/police-en-france-de-1814-a-1870/#i_4960

RÉPUBLICAINS (1789-1870)

  • Écrit par 
  • André Jean TUDESQ
  •  • 996 mots
  •  • 1 média

Le nom de républicains a été donné aux partisans de la république, avec une signification différente selon les pays et selon les époques. En France, sous la Révolution et la I re  République, le terme de « patriote » est davantage utilisé. Bien que la République ait continué nominalement à exister sous le Consulat, on peut considérer comme républicai […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/republicains/#i_4960

RÉVOLUTION FRANÇAISE

  • Écrit par 
  • Jean-Clément MARTIN, 
  • Marc THIVOLET
  •  • 29 477 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Nouvelles perspectives »  : […] Contre cette pensée providentialiste, illustrée également par Louis Ambroise de Bonald ( Théorie du pouvoir politique et religieux dans la société civile , 1796) et, après la Restauration, par Pierre Simon Ballanche, qui entendent tous deux tirer aussi une leçon religieuse de l'époque révolutionnaire, l'école libérale voit le jour, née des interrogations entraînées par les m […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/revolution-francaise/#i_4960

RICHELIEU ARMAND EMMANUEL DU PLESSIS duc de (1766-1822)

  • Écrit par 
  • Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
  •  • 337 mots

Petit-fils du célèbre maréchal de Richelieu, le jeune duc passe au service de la Russie à la fin de 1789 ; par de brillants services militaires, il gagne la bienveillance de Catherine II et l'amitié du tsarevitch Alexandre. Il sert à l'armée des émigrés de 1792 à 1794. À son retour en Russie, Alexandre I er le nomme gouverneur de la nouvelle ville d'Odessa (1803), puis de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/armand-emmanuel-du-richelieu/#i_4960

ROCHECHOUART LES

  • Écrit par 
  • Hervé PINOTEAU
  •  • 375 mots

La plus ancienne de France après la maison royale, la famille de Rochechouart remonte à Hildebert, fidèle de Charles II le Chauve en 876, auteur des vicomtes de Limoges dont un cadet, Aimeric Ostefranc (980-1018), est l'ancêtre des seigneurs et vicomtes de Rochechouart, dans l'actuel département de la Haute-Vienne ; cette terre passa, par extinction de la branche aînée et par mariage, dans une aut […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/les-rochechouart/#i_4960

ROYALISTES, France

  • Écrit par 
  • Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
  •  • 361 mots

Le royalisme n'a pu représenter une option politique que du jour où la monarchie fut abolie, en 1792. Décimés et proscrits sous la Convention, les royalistes purent reparaître après Thermidor et sous le Directoire. La fondation d'une nouvelle monarchie par Bonaparte réduisit leurs rangs à une poignée de fidèles de la dynastie des Bourbons. Ce furent ces fidèles qui, après les Cent-Jours, constituè […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/royalistes-france/#i_4960

ROYER-COLLARD PIERRE PAUL (1763-1845)

  • Écrit par 
  • Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
  •  • 431 mots

Fils d'un modeste propriétaire agricole de Sompuis dans la Marne, Royer-Collard reçoit une éducation classique et janséniste chez les Frères de la doctrine chrétienne à Chaumont et à Saint-Omer. Il appartient au barreau de Paris en 1787, puis, en 1789, il est membre de la Commune de Paris jusqu'au 10 août 1792. Député de la Marne au Conseil des Cinq-Cents en 1797, il est éliminé de cette assemblée […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-paul-royer-collard/#i_4960

SAINT-ESPRIT ORDRE DU

  • Écrit par 
  • Hervé PINOTEAU
  •  • 724 mots

Henri III, roi de France et de Pologne, fonda l'ordre et milice du benoît Saint-Esprit en décembre 1578. L'ordre était destiné à fortifier la foi et la religion catholique, à restaurer le royaume déchiré dans sa splendeur ; le roi voulait raffermir ses liens avec une noblesse turbulente et pallier la décadence de l'ordre de Saint-Michel. Le Saint-Esprit fut choisi comme patron car Henri III avait […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ordre-du-saint-esprit/#i_4960

SAY JEAN-BAPTISTE (1767-1832)

  • Écrit par 
  • Pierre-Louis REYNAUD
  •  • 1 066 mots

Dans le chapitre « Libéral et révolutionnaire »  : […] Jean-Baptiste Say naquit à Lyon ; il commença sa carrière comme commis de banque, et alla dès l'âge de dix-neuf ans en Angleterre, où il assista avec enthousiasme à la « révolution industrielle ». Il admire vivement l'ouvrage d'Adam Smith, La Nature et les causes de la richesse des nations  ; aussi, dans son Traité d'économie politique... (1803), Say op […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-baptiste-say/#i_4960

SOULT NICOLAS JEAN DE DIEU (1768-1851) duc de Dalmatie et maréchal d'Empire

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 602 mots

Fils d'un notaire du Tarn, engagé dès 1785, Soult conquiert ses grades successifs aux armées de la Moselle puis de Sambre et Meuse ; c'est seulement à l'armée d'Helvétie que, nommé général de division en avril 1799, il s'acquitte avec succès de tâches importantes sous les ordres de Masséna. Pendant le Consulat, il proclame avec ardeur en toute occasion son dévouement à Bonaparte ; en est-il simple […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nicolas-jean-de-dieu-soult/#i_4960

TALLEYRAND-PÉRIGORD CHARLES MAURICE DE (1754-1838) prince de Bénévent (1806)

  • Écrit par 
  • Jean MASSIN
  •  • 1 194 mots

Illustre famille noble, claudication dès l'enfance, conviction de n'être pas aimé de sa mère, obligation familiale d'entrer dans les ordres sans vocation : de ces quatre données initiales pourrait se déduire un essai d'explication socio-psychanalytique du personnage, et se dégager le sens fantasmatique plutôt qu'historique de cette « douceur de vivre » sous l'Ancien Régime qu'il célébrera dans ses […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/charles-maurice-de-talleyrand-perigord/#i_4960

TERREUR BLANCHE

  • Écrit par 
  • Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
  •  • 339 mots

L'expression de Terreur blanche, dont l'origine reste incertaine, caractérise deux épisodes dans l'histoire de France : en 1795, dans quelques régions du Midi, des bandes de partisans royalistes pourchassèrent et massacrèrent des jacobins qui s'étaient faits les instruments de la Terreur « rouge » des années précédentes ; à la fin de 1815, on caractérise aussi sous le nom de Terreur blanche la réa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/terreur-blanche/#i_4960

UN SUBLIME XIXe SIÈCLE : LA PEINTURE SOUS LA RESTAURATION ET LA MONARCHIE DE JUILLET (expositions)

  • Écrit par 
  • Adrien GOETZ
  •  • 1 530 mots

Le xix e  siècle n'est pas tout entier au musée d'Orsay dont les collections commencent en 1848. Ce xix e  siècle est celui de la montée de l'industrie, des trains qui remplacent les canaux, de l'aluminium concurrençant la fonte, des impressionnistes, de l'affaire Dreyfus : c'est le « stupide […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/un-sublime-xixe-siecle-la-peinture-sous-la-restauration-et-la-monarchie-de-juillet/#i_4960

VIENNE (CONGRÈS DE)

  • Écrit par 
  • Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
  •  • 954 mots
  •  • 1 média

Après leur victoire sur Napoléon, au printemps de 1814, les quatre principales puissances victorieuses décident de convoquer à Vienne un congrès de tous les États d'Europe . Vingt années de guerre et de bouleversements territoriaux ne permettent pas d'en revenir simplement au statut de 1789 ; un nouvel ordre européen doit être établi qui perpétuera la paix retrouvée. Dans la capitale autrichienne […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/vienne-congres-de/#i_4960

VILLÈLE JEAN-BAPTISTE GUILLAUME JOSEPH comte de (1773-1854)

  • Écrit par 
  • Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
  •  • 357 mots

Issu d'une famille de la petite noblesse du Toulousain, Villèle sert comme officier dans la marine royale et se trouve en 1794 à l'île Bourbon, où il acquiert une plantation et où il se marie. Il rentre en France en 1807 pour administrer le domaine familial de Morvilles en Lauraguais et devient conseiller du département de Haute-Garonne, en dépit de son aversion pour le régime impérial. Il accueil […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-baptiste-guillaume-joseph-villele/#i_4960

WELLINGTON ARTHUR WELLESLEY 1er duc de (1769-1852)

  • Écrit par 
  • Guillaume de BERTHIER DE SAUVIGNY
  •  • 727 mots
  •  • 2 médias

Issu de l'aristocratie britannique établie en Irlande depuis le xvii e  siècle, Arthur Wellesley sert aux Indes (où son frère aîné est vice-roi), de 1796 à 1805 ; il y révèle son talent de combiner les qualités de chef militaire, d'administrateur et de diplomate. De retour en Angleterre, élu à la Chambre des communes, il est secrétaire dans le gou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arthur-wellington/#i_4960

Voir aussi

Pour citer l’article

Philippe SUSSEL, « RESTAURATION », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 10 juillet 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/restauration/