PRIMATES FOSSILES

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Hominidae

Naguère, on pensait que les Grands Singes, Orang-outan, Gorille et Chimpanzé, formaient un ensemble naturel, appelé Pongidés (d'après Pongo, l'Orang-outan), séparé de la lignée humaine depuis une époque variant suivant les auteurs entre le Miocène supérieur (10 Ma) et l'Éocène (50 Ma). Les données de la biologie moléculaire sont venues bouleverser cette conception. Aussi bien l'analyse des chromosomes ou des séquences d'acides aminés des protéines que les techniques immunologiques montrent au contraire que l'Orang-outan est le groupe frère (Ponginae) d'un ensemble Grands Singes africains + Homme, qu'on peut appeler Homininae, ces deux sous-familles constituant la famille des Hominidae. Les données biologiques suggèrent que la dichotomie remonte assez loin dans le temps. De vrais Orangs-outans fossiles sont connus dans le Pléistocène (2 Ma au maximum) de Chine et d'Indonésie, mais ils n'éclairent guère son histoire, étant très semblables à l'espèce actuelle.

C'est au voisinage de Pongo qu'on range un Primate énigmatique d'Asie continentale, le Gigantopithèque. Les premières dents furent achetées chez les apothicaires de Hong Kong au début du xxe siècle, parmi les « dents de dragon » censées guérir diverses maladies, mais ce n'est qu'en 1956 que furent mises au jour les premières mandibules ; le crâne et le squelette sont encore presque complètement inconnus. Gigantopithecus, comme son nom l'indique, est de très grande taille : l'espèce du Pléistocène de Chine (environ 1 Ma) est le plus grand Primate ayant jamais existé, tandis que celle du Miocène supérieur du Pakistan était déjà de même taille que le Gorille. Sa dentition est très particulière. Les dents jugales (prémolaires et molaires) sont grandes et robustes, mais les incisives et canines, très petites, sont comprimées les unes contre les autres. La première prémolaire inférieure a perdu sa fonction sectoriale, et même la canine est incorporée dans le segment broyeur de la dentition. C'est une adaptation à un régime alimentaire à base de végétaux durs, herbes o [...]


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COPPENS YVES (1934- )

  • Écrit par 
  • Herbert THOMAS
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Dans le chapitre « Des éléphants à l'homme »  : […] Né le 9 août 1934 à Vannes (Morbihan), Yves Coppens passe sa petite enfance dans la région de Clermont, dans l'Oise, où enseigne son père qui prépare alors, avec Irène Joliot-Curie, une thèse de doctorat d'État sur la radioactivité. L'installation de ses parents à Vannes en 1944 va contribuer à éveiller son attrait pour les sciences du passé, goût très vif qu'il concrétise rapidement. Il fréquente […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/yves-coppens/#i_94457

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Pour citer l’article

Denis GERAADS, « PRIMATES FOSSILES », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 21 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/primates-fossiles/