PRÉFORMATION ET ÉPIGENÈSE

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Anatomie de l’ovaire et d’une trompe de Fallope, gravure

Anatomie de l’ovaire et d’une trompe de Fallope, gravure
Crédits : BIU Santé, Paris, cote : 034292

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Spermatozoïdes humains et canins, A. Van Leeuwenhoek

Spermatozoïdes humains et canins, A. Van Leeuwenhoek
Crédits : Wellcome Collection ; CC-BY 4.0

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L’homoncule humain, N. Hartsoeker

L’homoncule humain, N. Hartsoeker
Crédits : BIU Santé, Paris, cote : 07012

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Métamorphose d’un animalcule spermatique, F. de Plantade

Métamorphose d’un animalcule spermatique, F. de Plantade
Crédits : Wellcome Collection ; CC-BY 4.0

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Selon le dictionnaire Le Robert, la préformation est « une des deux théories biologiques en lutte aux xviie et xviiie siècles, selon laquelle l’organisme vivant est complètement constitué dans le germe ». Son opposé est l’épigenèse, « théorie selon laquelle un embryon se développe par différenciations successives de parties nouvelles ». Ce sont des définitions actuelles, qui donnent à ces deux termes un sens tranché, à savoir celui que l’on utilise couramment dans l’enseignement des sciences biomédicales. Leur précision occulte cependant l’existence d’une controverse longue de bien plus que deux siècles, qui a vu s’affronter des principes philosophiques et religieux, puis des conceptions et des observations scientifiques en un débat finalement sans vainqueur véritable, du moins avant le milieu du xixe siècle qui consacrera l’épigenèse dans sa définition actuelle. L’analyse de l’intrication de ces différentes approches du problème de la reproduction est un exemple de la place des représentations dans la construction d’un savoir scientifique.

De la spéculation à l’observation scientifique des embryons

De tout temps, science et philosophie ont repéré dans l’origine de la vie un enjeu crucial, où convergent et se combattent théories, croyances et idéologies, étayées de traditions historiques et d’appareils observationnels. Au xvie siècle, presque toutes les connaissances sur la reproduction, les organes sexuels, les rôles du mâle et de la femelle et le développement de l’embryon remontent à l’Antiquité grecque, et essentiellement au Corpus Hippocraticum, à Aristote (env. 385-322 av. J.-C.) et à Claude Galien (env. 131-201). Dans la trilogie De semine, De natura pueri et De morbis, composée entre la fin du ve et le début du ive siècle avant J.-C., un auteur hippocratique développe en fait une forme de pangenèse, selon laquelle les deux semences, masculine et féminine, c [...]

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Écrit par :

  • : professeur d'histoire des sciences à l'université du Piémont oriental, Verceil (Italie)

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Maria Teresa MONTI, « PRÉFORMATION ET ÉPIGENÈSE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 30 juin 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/preformation-et-epigenese/