PHALLUS

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Objet d'élaborations multiples, le phallus n'apparaît, dans l'Antiquité, ni comme une évidence anatomique ni comme un donné biologique. Né d'une vision physiologique qui prédisposait l'organe viril à devenir une abstraction métaphysique, le phallus grec a pu, jusqu'à nos jours, inspirer de nombreuses allégories. C'est que le phallus a été pensé au cœur d'une biologie aristotélicienne qui considérait, dans une rigoureuse asymétrie face au mâle, la femelle comme étant la matière, un réceptacle passif et une productrice de sperme stérile. Prenant souvent des allures de supports conceptuels et de modèles explicatifs, les représentations du phallus ont contribué aussi à forger des théories de la connaissance des choses humaines et célestes.

Il en va ainsi du Logos spermatikos, la « Raison séminale » des stoïciens, ou de l'image phallique, conçue comme un symbolisé universel, que la psychanalyse découvre comme étant sous-jacente à des représentations très diverses.

C'est à un faisceau d'instruments, physiques ou métaphysiques – objets quotidiens magiques, cultuels ou érotiques, mythes d'une province ou théories à vocation universelle –, que renvoient les figurations du phallus. Car, comme pour la tête, l'œil, le sexe féminin, le cœur ou la main, les valeurs significatives accordées aux représentations des parties ou des organes du corps sont modelées par les fables, les pratiques et les traditions locales, que déterminent souvent les pesanteurs du social.

De l'Antiquité à l'historiographie moderne

Phallus en promenades solennelles

Si, par sa racine indo-européenne, le substantif grec phallos évoque un gonflement, il désignait, dans son sens le plus ancien, le pénis en érection et, plus souvent, sa représentation. D'autres mots, le grec aïdoïa et le latin pudenda (à la fois « les parties honteuses » et « ce pour quoi on a de la révérence ») signifiaient aussi bien, pour les deux genres, l'organe sexuel ana [...]


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Bien que la hantise de la castration ait laissé son empreinte sur la Traumdeutung ( L'Interprétation des rêves ), la notion n'en a été dégagée par Freud qu'à une époque tardive, dans le contexte initial de l'homosexualité et de la phobie infantile. S'agit-il d'abord du garçon, c'est de la sexualité de la mère qu'émane la question qui se pose à lui dans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/castration-psychanalyse/#i_421

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Terme utilisé en psychanalyse et qui se distingue notamment de celui de négation et de dénégation ( Verneinung ). Le déni ( Verleugnung ), ce qu'on peut traduire aussi par « désaveu » ou « répudiation » (cf. le disavowal anglais), est un mode de défense particulier, où le sujet refuse de reconnaître la réalité d'une perception trau […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/deni-psychanalyse/#i_421

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LACAN JACQUES (1901-1981)

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Pour citer l’article

Claude CONTÉ, Maurice OLENDER, Moustapha SAFOUAN, « PHALLUS », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/phallus/