PALÉOGÉOGRAPHIE

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Faille Almannagjá, Islande

Faille Almannagjá, Islande
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Dorsale médio-atlantique 

Dorsale médio-atlantique 
Crédits : E. Lim and J. Varner, CIRES & NOAA/ NGDC

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Paléogéographie : la Pangée

Paléogéographie : la Pangée
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Paléogéographie : dislocation de la Pangée en deux grandes masses continentales

Paléogéographie : dislocation de la Pangée en deux grandes masses continentales
Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Si la géographie décrit et étudie la surface de la Terre telle qu’elle se présente aujourd’hui, notamment sous ses aspects physiques et biologiques, la paléogéographie s’intéresse à retracer ses configurations passées. En effet, à l’échelle des temps géologiques, la surface de la Terre n’est pas immuable, mais en perpétuel changement sous l’effet de phénomènes divers. La paléogéographie s’attache donc à reconstituer les différentes géographies qui se sont succédé au cours des millions d’années de l’histoire de la Terre. Cette discipline est beaucoup plus liée à la géologie qu’à la géographie.

Les changements géographiques ont influé sur le monde vivant de façon significative. Les modifications ayant eu des répercussions sur la répartition des espèces animales et végétales au cours des temps font l’objet de la paléobiogéographie, discipline liée aux sciences de la Terre – comme l’est la paléogéographie – mais aussi à la biologie. On peut dire que la paléobiogéographie est à la paléogéographie ce que la biogéographie (étude de la répartition des espèces actuelles) est à la géographie.

Vers une géographie mobile

L’idée d’une géographie mobile, non figée, n’est pas récente. Dès l’Antiquité, certains avaient envisagé l’existence de changements dans la répartition des terres émergées et des mers, puis, dès le xvie siècle, quelques précurseurs supposaient déjà des modifications de grande ampleur à l’échelle des continents. Cette idée s’appuyait essentiellement sur le fait que les côtes africaines et américaines peuvent s’emboîter. Par la suite, des similitudes entre les structures géologiques, les flores et les faunes de continents séparés ont été relevées, notamment vers 1750 par le naturaliste français Georges Buffon, puis entre 1799 et 1804 par le géographe et explorateur allemand Alexander von Humboldt et en 1828 par le botaniste Adolphe Brongniart. Malgré ces observations suggérant une géographie variable, l’idée dominante est [...]


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Jean-Claude RAGE, « PALÉOGÉOGRAPHIE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 05 novembre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/paleogeographie/