OÏRAT

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En 1207, Gengis-khan, proclamé depuis l'année précédente empereur, envoyait son fils aîné J̌öči à la conquête des peuples de la forêt de la Sibérie méridionale (cf. mongolie - Histoire). C'est ainsi que les Oirat, qui nomadisaient le long de l'Enisei à l'ouest du lac Baikal, entrèrent dans l'orbite de la confédération mongole, mais ils ne participèrent à sa grandeur que par l'intermédiaire de contingents militaires limités. Restés dans leurs forêts reculées à l'écart des vicissitudes de l'empire gengiskhanide, ils profitèrent de sa déchéance au xive siècle pour s'étendre plus au sud, dans les steppes de l'Altai et du Tarbagatai, où ils s'adaptèrent alors au pastoralisme nomade. Du xve au xviiie siècle, développant leurs forces aux dépens des Mongols orientaux affaiblis par les discordes, ils virent trembler devant leurs armes toute l'Asie centrale, le Tibet et la Russie même, et ils menacèrent un temps de reconstituer un empire des steppes aussi redoutable que celui de Gengis-khan.

1300 à 1400. Tamerlan

1300 à 1400. Tamerlan

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Tamerlan. Émiettement de l'Asie. Peste noire en Europe. Renaissance (Quattrocento) en Italie.L'expansion de la chrétienté européenne subit un coup d'arrêt au XIVe siècle. Frappée par la Peste noire,divisée religieusement entre papes d'Avignon et papes de Rome, en proie à d'interminables... 

Crédits : Encyclopædia Universalis France

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Toutefois, les conflits internes ne les épargnèrent pas non plus, de sorte que les vagues confédérations qu'ils formaient à la manière des empires traditionnels des steppes étaient dominées tantôt par une ethnie, tantôt par une autre, dont ils adoptaient le nom durant la période de sa suprématie. Le nœud de toute l'histoire des Oirat (Oirad), ou Mongols occidentaux, repose donc sur l'identification des noms multiples sous lesquels le monde les a connus : les J̌ūngar (ou, en transcriptions populaires, les Djoungars ou Dzoungars ou Dzungar) ; les Ōlöt, devenus, sous la plume des missionnaires européens du xviiie siècle, les Eleuthes ; les Dörbet ; les Torgūt ; les Čoros ; les Khošūt (ou Qošūd, Qoshot) ; en Russie enfin, les Kalmouks.

Les tentatives d'hégémonie des steppes chez les Mongols occidentaux

Le premier empire oirat

La puissance des Oirat, qui s'était rapidement étendue ap [...]

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  • : directeur de recherche au C.N.R.S. et à la Fondation nationale des sciences politiques (C.E.R.I)

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CHINE - Histoire jusqu'en 1949

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  • Jean CHESNEAUX, 
  • Jacques GERNET
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Dans le chapitre « Expansion et apogée »  : […] L'expansion des Qing dans l'intérieur de l'Asie est liée à la question mongole où interviennent des facteurs à la fois militaires, diplomatiques et religieux. Elle a pour origine le conflit entre les Mongols orientaux ralliés aux Mandchous et les Mongols occidentaux (Oirats), maîtres du Xinjiang oriental, du Qinghai et du Tibet, où ils apparaissent comme les protecteurs du dalaï-lama aux yeux des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chine-histoire-jusqu-en-1949/#i_21874

DZOUNGARIE

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Nom que les Européens ont donné au second khānat fondé au xvii e siècle en Asie centrale par les Mongols occidentaux ou Oirat, dénommés à cette époque les Jüngar (ou, en transcription vulgaire, Djoungar, ou encore Dzoungar) . La Dzoungarie (ou Jüngarie) est située dans la région du Tarbagatai et de l'Ili (à l'est du lac Balkhach). Après s'être ét […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/dzoungarie/#i_21874

ELEUTH

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  • Françoise AUBIN
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Nom sous lequel les Mongols occidentaux ou Oïrat ont été connus dans l'Europe des Lumières, par déformation du nom original « Ölöt ». La popularisation du nom d'Eleuth doit être attribuée au père Amiot (1718-1793), un jésuite missionnaire qui demeura en Chine de 1750 à sa mort. Intime de l'empereur mandchou Qianlong, il fut l'un des principaux collaborateurs des Mémoires par lesquels les jésuites […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eleuth/#i_21874

KALMOUKS

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  • Françoise AUBIN
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Dans le chapitre « Le khānat des Kalmouks de la Volga »  : […] C'est une partie de la tribu des Oirat ou Mongols occidentaux, dénommée Torgūt, qui vers 1616 quitte le Tarbagatai – entre lac Manas, lac Zaisan, Irtyš noir. Sous la direction de son chef Khō-Örlög, elle se dirige vers l'ouest, à la recherche des pâturages libres qui lui font défaut au cœur de la Haute Asie. Elle se fraie un chemin au prix de difficultés inouïes, parmi des tribus turques vindicat […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/kalmouks/#i_21874

KAZAKHSTAN

  • Écrit par 
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Dans le chapitre « La maîtrise des steppes »  : […] La taille immense et les paysages variés du Kazakhstan écartent la possibilité d'une culture préhistorique unifiée couvrant l'ensemble de la zone. La culture d'Andronovo de l'âge du bronze ( ii e  millénaire avant notre ère) s'étendait sur une grande partie du pays actuel ; elle fut suivie d'une période de domination de peuples nomades, producteur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/kazakhstan/#i_21874

MONGOLIE, histoire

  • Écrit par 
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Pour citer l’article

Françoise AUBIN, « OÏRAT », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 23 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/oirat/