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NOUVELLE-ZÉLANDE

Nom officiel

Nouvelle-Zélande (NZ)

    Chef de l'État

    Le roi Charles III (Royaume-Uni), représenté par la gouverneure générale Cindy Kiro (depuis le 21 octobre 2021)

      Chef du gouvernement

      Christopher Luxon (depuis le 27 novembre 2023)

        Capitale

        Wellington

          Langues officielles

          Anglais, maori, langue des signes néo-zélandaise 1

            Unité monétaire

            Dollar néo-zélandais (NZD)

              Population (estim.) 5 378 000 (2024)
                Superficie 265 700 km²

                  Situées le long de la « ceinture de feu » du Pacifique, à la jonction des plaques tectoniques Pacifique et Indo-Australienne, les deux grandes îles de la Nouvelle-Zélande, qui comptent 4,2 millions d'habitants (2006), forment la pointe sud du Triangle polynésien. À quelque 2 200 kilomètres des côtes australiennes et à 2 000 kilomètres de Tonga, l'île de Polynésie la plus proche, la Nouvelle-Zélande, isolée, se distingue par un climat tempéré océanique, un relief élevé – volcanique au nord –, une végétation endémique et variée. Elle fut peuplée autour du xe siècle après J.-C. par les ancêtres des Maoris, partis des îles Fidji-Tonga-Samoa. Les Maoris développent la chasse, la cueillette, l'horticulture au nord et s'organisent en larges groupes, relativement indépendants les uns des autres, chacun se réclamant d'un ancêtre fondateur. Les expéditions de James Cook, au cours des années 1770, ouvrent la voie à l'implantation européenne d'ex-convicts de l'Australie voisine, de baleiniers et chasseurs de phoques, de commerçants, puis de missionnaires et de migrants à partir des années 1840, date à laquelle le gouvernement britannique annexe la Nouvelle-Zélande. La présence d'un colonat de plus en plus nombreux et la pression foncière mettent à mal l'autonomie du pays maori dans l'île du Nord et provoquent une série de guerres violentes dans les années 1860. Les Maoris sont vaincus, largement spoliés et prolétarisés dans une société coloniale qui prône, pourtant, un modèle d'assimilation.

                  Fière de ses origines britanniques et de sa population blanche homogène, la société néo-zélandaise défend, dans la première moitié du xxe siècle, une immigration limitée de « pur Britons », un modèle de colonisation rurale et un dirigisme d'État précocement fondé sur le Welfare State. La conséquence est une dépendance économique, financière et culturelle très forte vis-à-vis du Royaume-Uni, qui se traduit lors des deux conflits mondiaux par un engagement militaire sur les terrains européens et par le refus persistant de se penser comme une nation du Pacifique. Paradoxe étonnant pour un pays soucieux de son indépendance et de ses singularités, qui avait refusé d'entrer, en 1901, dans la Fédération des colonies australiennes.

                  Dans les années 1970, le modèle néo-zélandais est remis en cause face à l'entrée du Royaume-Uni dans la Communauté économique européenne (C.E.E.), à l'accroissement d'une émigration de « couleur » – asiatique et polynésienne –, et à la montée des revendications culturelle et politique maories. Dans les années 1980, le Parti travailliste au pouvoir opère une véritable révolution libérale qui sapent les fondements mêmes du modèle économique et social. À l'aube du xxie siècle émerge une nation émancipée de la tutelle britannique, inscrite dans un devenir régional et en quête d'un nouveau pacte fondateur, dans le contexte d'une société diversifiée dont une composante non négligeable revendique ses origines maories et polynésiennes.

                  Nouvelle-Zélande : carte physique - crédits : Encyclopædia Universalis France

                  Nouvelle-Zélande : carte physique

                  Nouvelle-Zélande : drapeau - crédits : Encyclopædia Universalis France

                  Nouvelle-Zélande : drapeau

                  Conditions naturelles

                  Relief

                  Les deux grandes îles néo-zélandaises ont des côtes très découpées et un elief montagneux ; les plaines sont nombreuses mais leur superficie est généralement très faible.

                  L'île du Nord (ou Île fumante) est remarquable par ses paysages volcaniques : certains volcans n'ont plus d'activité (mont Egmont), d'autres ont encore des éruptions (Ngauruhoe, Ruapehu) : la Nouvelle-Zélande fait partie de la « ceinture de feu » du Pacifique. Sur le plateau central, les sources chaudes, les geysers, les jets de chaleur constituent une originalité du pays. Mais en plus des formes volcaniques, on trouve de lourds massifs de grès et de schistes, limités par des escarpements de faille. Les mouvements du sol sont souvent très récents et se continuent[...]

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                  Pour citer cet article

                  Daniel de COPPET, Jean-Pierre DURIX, Encyclopædia Universalis, Alain HUETZ DE LEMPS et Isabelle MERLE. NOUVELLE-ZÉLANDE [en ligne]. In Encyclopædia Universalis. Disponible sur : (consulté le )

                  Article mis en ligne le et modifié le 28/03/2023

                  Médias

                  Nouvelle-Zélande : carte physique - crédits : Encyclopædia Universalis France

                  Nouvelle-Zélande : carte physique

                  Nouvelle-Zélande : drapeau - crédits : Encyclopædia Universalis France

                  Nouvelle-Zélande : drapeau

                  Mont Taranaki - crédits : James Osmond/ The Image Bank / getty Images

                  Mont Taranaki

                  Autres références

                  • NOUVELLE-ZÉLANDE, chronologie contemporaine

                    • Écrit par Universalis
                  • ANTARCTIQUE

                    • Écrit par , , , et
                    • 16 481 mots
                    • 24 médias
                    ...longtemps, s'intéressent, de manière active, au continent austral. Ce sont : la Grande-Bretagne (suivie de deux membres du Commonwealth, l'Australie et la Nouvelle-Zélande), la France et la Norvège. On a appelé ces pays les « possessionnés ». En appliquant la théorie de la découverte, ils se sont...
                  • ANZUS (Australia, New Zealand and United States)

                    • Écrit par
                    • 333 mots

                    Traité tripartite de sécurité conclu par l'Australie, la Nouvelle-Zélande et les États-Unis d'Amérique, dans le cadre du réseau de pactes d'assistance mutuelle tissé par les États-Unis de 1949 à 1954. Signé le 1er septembre 1951, soit huit jours seulement avant le traité...

                  • AUCKLAND

                    • Écrit par
                    • 270 mots
                    • 1 média

                    Située dans la partie nord du pays, Auckland (1,2 million d'habitants en 2005) est la ville la plus importante de la Nouvelle-Zélande. Fondée en 1840 entre deux baies ramifiées, elle doit son développement à son excellent port, Waitemata, devenu une escale importante sur les routes transpacifiques....

                  • AUSTRALIE

                    • Écrit par , , , , , , , , et
                    • 27 355 mots
                    • 29 médias
                    ...Royaume-Uni en matière de coopération militaire et de renseignements. Mais Canberra cherche à s'affirmer sur le plan régional. La signature du traité, Australian-New Zealand Agreement, en 1944 avec la Nouvelle-Zélande vise à garantir l'influence de ces deux pays dans le Pacifique et aboutit, en 1947,...
                  • Afficher les 40 références