NOTATION MUSICALE

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Neumes

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Neumes et notation carrée

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Notation mesurée

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Notation musicale : prolations de Philippe de Vitry

Notation musicale : prolations de Philippe de Vitry
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Contrairement à la peinture et à la sculpture, la musique est un art qui suppose un intermédiaire entre le créateur et son public. Cet intermédiaire, l'exécutant, se voit confier un texte noté selon certaines conventions qui ont évolué au fil des siècles et des cultures. La notation musicale n'a pas toujours existé : la transmission orale la précède dans bien des cas ; mais, dès qu'une civilisation parvient à son apogée, elle met au point un système de transcription de la musique, qui lui survit d'ailleurs rarement.

Ce besoin de représenter la musique par un système de notation s'est manifesté dans la plupart des civilisations qui connaissaient une écriture. On en trouve les premières traces en Orient dès la plus haute antiquité. C'est ainsi que des signes de notation musicale datant du xviiie siècle avant J.-C. ont été identifiés sur des tablettes cunéiformes (tablettes d'Ur au British Museum, U. 7/80).

En Occident, il faut attendre le ve siècle avant J.-C. et, dans le monde chrétien, le ixe siècle après J.-C. pour trouver les premières traces de notation. Le but de tout système de notation est de transcrire les hauteurs relatives des sons mais aussi les durées (rythme) et les nuances. Ce dernier aspect, qui concerne la couleur sonore, n'a vu le jour qu'à la fin du xvie siècle et ne s'est généralisé qu'à la fin du xviiie. Auparavant, la destination de la musique était imprécise. Seule importait la tessiture. On distinguait la musique sacrée de la musique profane, la première vocale, la seconde instrumentale (la musique vocale profane était considérée comme un genre mineur qui ne s'est transmis que par voie orale jusqu'à la fin du Moyen Âge).

Les mondes orientaux et extrême-orientaux ont élaboré différents systèmes de notation dont les premiers remontent sans doute, en Inde, au début de l'ère chrétienne, tandis qu'en Chine (et de là en Corée et au Japon) les plus anciens témoignages que nous possédions datent de la fin de l'époque T'ang (618-907). Ces notations, conçues comme des aide-mé [...]

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Écrit par :

  • : chef d'orchestre, musicologue, producteur à Radio-France
  • : directeur de recherche au C.N.R.S., chargée de mission au musée des Arts asiatiques-Guimet

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Autres références

«  NOTATION MUSICALE  » est également traité dans :

NOTATION MUSICALE MODERNE

  • Écrit par 
  • Alain PÂRIS
  •  • 181 mots
  •  • 1 média

Le moine Guido d'Arezzo (Guy d'Arezzo ; vers 991-après 1033) invente la solmisation, système de notation musicale – doublé d'une méthode pédagogique – dans lequel les notes sont chantées sur des syllabes. La solmisation utilise les premières syllabes des six premiers vers d'un hymne à saint Jean-Baptiste (ut, ré, mi, fa, sol, la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/notation-musicale-moderne/#i_4785

ARMA PAUL (1904-1987)

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 1 390 mots

Né le 22 octobre 1904 à Budapest, mort le 28 novembre 1987 à Paris, le compositeur français d’origine hongroise Imre Weisshaus (qui adoptera le pseudonyme Paul Arma lors de son installation à Paris) apprend le piano dès l'âge de cinq ans et reçoit, de 1920 à 1924, un enseignement très complet, notamment en analyse et en écriture musicales, à l'Académie Franz-Liszt de Budapest, où Béla Bartók lui […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/paul-arma/#i_4785

ARRANGEMENT, musique

  • Écrit par 
  • Michel PHILIPPOT
  •  • 4 322 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'arrangement considéré comme une adaptation »  : […] La vogue grandissante des musiques dites baroques a suscité la construction de fac-similés d' instruments anciens. Certains musiciens et une partie du public ont donc maintenant l'impression, d'ailleurs contestable, de pouvoir jouer et entendre de la musique des siècles passés dans une version originale, donc sans arrangement d'aucune sorte. Mais il arrive que les instruments pour lesquels une œuv […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arrangement-musique/#i_4785

ARS ANTIQUA

  • Écrit par 
  • Edith WEBER
  •  • 1 899 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La théorie musicale et la notation »  : […] Les manuscrits sont notés en notation noire, de forme carrée, qui sera mesurée ou proportionnelle vers le xiii e  siècle. Les valeurs utilisées sont la longue ( longa ), la brève ( brevis ) écrites sur le parchemin sans lever la plume d'oie, des notes d'ornement et des silences. Peu à peu, les valeurs pl […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ars-antiqua/#i_4785

ARS NOVA

  • Écrit par 
  • Roger BLANCHARD
  •  • 6 409 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les progrès de la notation »  : […] L'essentiel des innovations reprochées aux musiciens par Jean XXII trouve sa source dans les progrès de la notation. Depuis l'époque des neumes jusqu'à l' école de Notre-Dame, la notation musicale était restée imprécise. C'est aux disciples de Pérotin qu'il faut attribuer les premières réformes qui furent à l'origine de la notation dite proportionnelle ( nota mensurabilis ). […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ars-nova/#i_4785

ARS NOVA (P. de Vitry)

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 311 mots

Le compositeur et théoricien de la musique Philippe de Vitry, qui occupera des charges importantes – notaire royal, maître des requêtes, conseiller... – auprès des rois de France Charles IV le Bel, Philippe VI et Jean II le Bon avant de devenir en 1351 évêque de Meaux, fait paraître vers 1320 un traité théorique en latin, Ars nova , qui va infléchir le cours de la musique occ […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ars-nova-p-de-vitry/#i_4785

BASSE, musique

  • Écrit par 
  • Henry BARRAUD
  •  • 3 508 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La basse chiffrée »  : […] Devant ces faits, on peut comprendre que, à un certain moment et pendant une période limitée de l'histoire, tout l'essentiel d'une œuvre musicale ait pu paraître se réduire à la ligne mélodique et à la basse, les sons situés entre ces deux extrêmes ne participant plus qu'à un remplissage harmonique étroitement déterminé par ces deux éléments. On se contente dès lors de fixer par l'écriture ces de […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/basse-musique/#i_4785

BÉCARRE, musique

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 167 mots

Signe musical ♮ qui, placé devant une note, annule l'altération qui l'affectait, dièse ou bémol, que cette altération soit passagère (valable pour la seule mesure), ou constitutive (prévue pour tout un morceau par l'ensemble des altérations notées en début de portée, que l'on nomme armature). On remarquera que, jusqu'au xviii e siècle, une note d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/becarre-musique/#i_4785

BRAILLE

  • Écrit par 
  • Françoise MAGNA
  •  • 6 986 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Braille musical »  : […] Avant 1829, le procédé de Valentin Haüy (gaufrage des partitions ordinaires) était employé. En raison de son coût et de la difficulté de la lecture, les aveugles apprenaient les partitions par cœur, plutôt que de les déchiffrer. Plus tard, Galliod imagina une notation très simple où les caractéristiques des hymnes et des psaumes étaient figurées par des séries de chiffres. De telles feuilles impr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/braille/#i_4785

BROWN EARLE (1926-2002)

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 846 mots

Associé de John Cage – aux côtés de Morton Feldman, David Tudor et Christian Wolff –, le compositeur américain Earle Brown, pionnier de la notation graphique et des formes ouvertes, est un des plus remarquables représentants de la mouvance expérimentale new-yorkaise des années 1950. Earle Appleton Brown, Jr. naît le 26 décembre 1926 à Lunenburg, ville du Massachusetts située près de Boston. Passio […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/earle-brown/#i_4785

DIAPASON

  • Écrit par 
  • Jacques CHAILLEY
  •  • 2 752 mots

Dans le chapitre « Avant le diapason »  : […] Les musiques anciennes, comme les primitives, ignorent la notion de diapason. Le chanteur chante à sa hauteur de voix, l'instrumentiste fabrique ou accorde son instrument selon des méthodes empiriques. Les intervalles sont l'objet de soins jaloux, non le choix du son initial. La notion de hauteur absolue se ramène surtout à une préoccupation de tessiture : un chant « aigu » entonné en « voix de tê […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/diapason/#i_4785

GAMME

  • Écrit par 
  • Michel PHILIPPOT
  •  • 5 067 mots

Dans le chapitre « Guy d'Arezzo et la gamme »  : […] C'est au début du xi e  siècle, en recherchant à la fois un système de notation (qui est à l'origine de la portée) et un système de codification des intervalles musicaux, que Guy d'Arezzo aurait imaginé ce qu'on désigne aujourd'hui par le mot « gamme ». Partant des « tétracordes » des Grecs, qui s'en servaient pour diviser l'octave en deux parti […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gamme/#i_4785

GRÈCE ANTIQUE (Civilisation) - Théâtre et musique

  • Écrit par 
  • Jacques CHAILLEY, 
  • François JOUAN
  •  • 5 724 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Le temps des techniciens »  : […] Vers le iv e  siècle avant J.-C., une nouvelle période se dessine. Comme trois siècles plus tôt avec Pythagore, un nom prestigieux, celui d' Aristoxène de Tarente, marque le passage. Polémiste fougueux autant que technicien expérimenté, il apporte en la matière une vertu fort négligée, le bon sens. C'est en son nom qu'il s'élève contre les rêverie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/grece-antique-civilisation-theatre-et-musique/#i_4785

HÁBA ALOIS (1893-1973)

  • Écrit par 
  • Pierre-É. BARBIER
  •  • 1 442 mots

Le compositeur tchèque Alois Hába naît le 21 juin 1893 à Vizovice, en Moravie orientale (Valachie). Il devient instituteur, selon une vieille tradition familiale, après deux ans d'étude à l'École normale de Kroměříž. Pour son premier poste, il est nommé à Bílovice, près de Uherské Hradiště, toujours en Moravie. Il décide de poursuivre des études musicales et devient élève de Vítězslav Novák au Co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alois-haba/#i_4785

HERMANN VON REICHENAU (1013-1054)

  • Écrit par 
  • James LEQUEUX
  •  • 392 mots

Hermann von Reichenau naît le 18 juillet 1013 à Saulgau, en Souabe, dans une famille noble : son père est le comte Wolfrad II von Altshausen Voringen. Paralysé des deux jambes dès l'enfance (d'où ses surnoms d'Hermannus Contractus ou d'Hermann der Lahme : « le Paralytique »), il étudie dès l'âge de sept ans dans la célèbre abbaye bénédictine de Reichenau (située dans une île du lac de Constance), […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hermann-von-reichenau/#i_4785

IMPROVISATION MUSICALE

  • Écrit par 
  • André-Pierre BOESWILLWALD, 
  • Alain FÉRON, 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 5 114 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « Improvisation et aléa »  : […] Dans les années cinquante, en Amérique, Earle Brown, Morton Feldman, John Cage brisent le concept d'œuvre envisagée comme objet d'art « fini », déterminée par le contrôle « absolu » du compositeur sur l'écriture. L'indétermination va contaminer jusqu'à l'acte même de création. Ainsi, la responsabilité face au résultat sonore, face à la partition écrite se voit remise en question et, avec elle, la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/improvisation-musicale/#i_4785

INTERPRÉTATION MUSICALE

  • Écrit par 
  • Alain PÂRIS, 
  • Jacqueline PILON
  •  • 7 430 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « Les moyens de l'interprétation »  : […] L'ensemble des signes de la notation musicale permet au compositeur de transcrire, avec plus ou moins d'exactitude, ses intentions. Lorsqu'il lit la partition, l'interprète doit faire la part des indications objectives (les notes) et des indications subjectives (les nuances et les mouvements). À mi-chemin se situe le rythme, qui semblerait a priori noté de façon exacte mais qui s'avère sujet, da […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/interpretation-musicale/#i_4785

INTERVALLE, musique

  • Écrit par 
  • Sophie COMET
  •  • 1 046 mots

Un intervalle est la distance qui sépare deux sons différents. Le plus petit intervalle du système tempéré est le demi-ton : mi-fa , si-do , sol dièse- la , ré-mi bémol... Un demi-ton est chromatique s'il est formé de deux notes de même nom ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/intervalle-musique/#i_4785

MANOURY PHILIPPE (1952- )

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 2 757 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La note et le son »  : […] Né le 19 juin 1952 à Tulle (Corrèze), Philippe Manoury commence l'étude de la musique vers l'âge de onze ans ; il est immédiatement attiré par la composition. Il étudie à l'École normale de musique de Paris : le piano avec Pierre Sancan, puis l'écriture et la composition avec Gérard Condé et Max Deutsch. Il entre au Conservatoire national supérieur de musique de Paris, où il obtient des premiers p […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philippe-manoury/#i_4785

MESURE, musique

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS, 
  • Nicole LACHARTRE
  •  • 4 071 mots

Dans le chapitre « Période de formation »  : […] Le chant grégorien, à travers les traditions latines, hérite de certains principes de la musique grecque. Il est par essence une mélodie adaptée à des paroles, faisant corps avec elles ; aussi, tant que les textes sont en prose, il ne semble pas posséder le découpage régulier d'une mesure, mais présente plutôt le caractère du temps musical non mesuré, ce qui n'exclut aucunement un rythme précis, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/mesure-musique/#i_4785

MÉTRIQUE

  • Écrit par 
  • Benoît de CORNULIER
  •  • 6 941 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Métriques de durée : slogan, comptine, chant »  : […] La métrique de slogans tels que « Un - tel président, un - tel - président... » ou « Algérie - fran - çaise... » et de diverses expressions rythmiquement scandées que nous accueillerons ici sous le même nom de « slogans », comme « Ma - chin, - un' chanson », peut s'exprimer en termes d'équivalences de durée, ou «  isochronies » (métrique de durée, ou d'isochronies). Une approche traditionnelle […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/metrique/#i_4785

MUSICALES (TRADITIONS) - Musiques d'inspiration chinoise

  • Écrit par 
  • TRAN VAN KHÊ
  •  • 8 745 mots
  •  • 11 médias

Dans le chapitre « La notation musicale »  : […] La notation musicale traditionnelle ne représentait que le schéma mélodique, sans aucune indication de nuance d'exécution ni de mesure. Depuis l'Antiquité, les Chinois donnaient un nom à chacun des douze sons étalons distants les uns des autres d'un demi-ton. On ne les utilise pas tous dans une « gamme chromatique », mais seulement cinq d'entre eux comme degrés principaux et, dans certaines pièces […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/musicales-traditions-musiques-d-inspiration-chinoise/#i_4785

MUSIQUE

  • Écrit par 
  • Pierre BILLARD, 
  • Michel PHILIPPOT
  •  • 10 134 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « La musique-objet »  : […] Pouvons-nous admettre que nous soyons en présence d'un fait musical toutes les fois qu'un ensemble d'éléments sonores nous paraît organisé ? En d'autres termes, la musique serait-elle, selon Abraham Moles, « un assemblage de sons qui doit être perçu comme n'étant pas le résultat du hasard » ? Mais le tic-tac de la pendule, la pétarade d'une motocyclette ou le bercement régulier des vagues de la me […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/musique/#i_4785

MUSIQUE CONTEMPORAINE - La musique sérielle et le dodécaphonisme

  • Écrit par 
  • Pierre BARBAUD, 
  • Rémi LENGAGNE
  •  • 3 022 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Gamme tempérée et structures élémentaires de l'harmonie classique »  : […] Pour bien comprendre ce que fut l'apport de la musique « à douze sons », il convient de faire auparavant une rapide étude du langage tonal, fondement de la musique occidentale traditionnelle. Ce langage utilise douze sons qui se renouvellent sur environ huit douzaines, nommées octaves. La théorie et la pratique de l'écriture musicale sont conçues pour que les éléments de l'ensemble ainsi défini […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/musique-contemporaine-la-musique-serielle-et-le-dodecaphonisme/#i_4785

NEUMATIQUE, musique

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 491 mots

Dans l'écriture de la musique, la notation a connu notamment les accents, dérivés des accents grammaticaux, les points superposés et une combinaison des deux. Les scribes du Moyen Âge utilisèrent des signes (en grec : neuma ) pour fixer le chant liturgique de l'Église romaine. On rencontre ailleurs (Inde, Tibet, Japon) des signes analogues. Une espèce primitive de neumes vint […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neumatique-musique/#i_4785

NEUME, musique

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 168 mots

Terme de musique en usage au Moyen Âge ( viii e - xii e s.) ; le neume est un signe graphique (du grec neuma , signe) que l'on plaçait au-dessus des syllabes à chanter, dans les livres d'église (antiphonaires, matutinaires, vespéraux). La notation neumatique dérive soit des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/neume-musique/#i_4785

NUANCE, musique

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 255 mots

Par le terme de nuance, les Grecs indiquaient les modifications apportées à la division du tétracorde dans les deux genres mélodiques : diatonique et chromatique (l'enharmonique n'en comportant pas). Ainsi distinguait-on le syntono-diatonique et le malako-diatonique ; le toniaïo-chromatique, l'hémiolio-chromatique et le malako-chromatique. En dynamique musicale actuelle, les nuances désignent les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/nuance-musique/#i_4785

ORNEMENT, musique

  • Écrit par 
  • Joël DUGOT, 
  • Antoine GARRIGUES
  •  • 4 867 mots
  •  • 18 médias

Dans le chapitre « Les notes inégales »  : […] La liberté d'interprétation que supposait l'ornementation improvisée ne s'appliquait pas seulement à la mélodie ; le rythme, lui aussi, faisait l'objet d'une « interprétation ». Le musicien jouissait d'une certaine latitude dans l'exécution du rythme et, sans aucun doute, personne n'aurait eu l'idée d'interpréter un texte sans y apporter d'éléments personnels. Contrairement aux compositeurs du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ornement-musique/#i_4785

PAUSE, musique

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 108 mots

Signe musical correspondant à un silence dont la durée équivaut à celle d'une ronde. C'est un trait gras qui est placé au-dessous de la quatrième ligne de la portée. La demi-pause est une figure qui correspond au silence dont la durée équivaut à celle d'une blanche. Le trait qui la signifie se place au-dessus de la troisième ligne de la portée. Cependant, lorsqu'il y a plusieurs voix inscrites sur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pause-musique/#i_4785

PÉROTIN (XIIe-XIIIe s.)

  • Écrit par 
  • Roger BLANCHARD
  •  • 2 521 mots

Dans le chapitre « Nouveautés techniques »  : […] Deux nouveautés essentielles : l'enrichissement de la polyphonie et les progrès de la notation. Avant Pérotin, l'écriture polyphonique était à deux voix (déchant et organum). Les musiciens parisiens semblent être les continuateurs des moines de Saint-Martial de Limoges, dans le domaine de l'organum en particulier. On pense généralement que, dans le Magnus Liber , les organa à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/perotin/#i_4785

PHILIPPE DE VITRY (1291-1361)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 379 mots
  •  • 1 média

Théoricien de la musique, poète et compositeur, le Français Philippe de Vitry naît le 31 octobre 1291, peut-être dans une localité nommée Vitry, en Champagne, peut-être à Paris. Il étudie à la Sorbonne et est ordonné diacre à un très jeune âge. Son premier emploi connu est la charge de notaire de Charles IV le Bel, qu'il obtient en 1329. Il deviendra maître des requêtes, puis conseiller du roi et […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/philippe-de-vitry/#i_4785

PHRASÉ, musique

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 218 mots

Selon H. Riemann, le phrasé est la « délimitation des phrases, c'est-à-dire des éléments plus ou moins complets de la forme expressive d'une pensée musicale, soit dans l'exécution au moyen de l'expression, soit dans la notation au moyen de signes spéciaux, soit, mieux encore, dans l'audition ou la lecture d'une œuvre musicale, en tant qu'interprétation correcte » ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/phrase-musique/#i_4785

PIERRE DE LA CROIX (2e moitié XIIIe s.)

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 269 mots

Théoricien et musicien français de la seconde moitié du xiii e  siècle, originaire d'Amiens, Pierre de la Croix (Petrus de Cruce) peut être identifié à Pierre de Picardie dont le traité fut reproduit par le dominicain, professeur de musique à la Sorbonne au temps de Saint Louis, Jérôme de Moravie, sous le titre Musica mensurabilis […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pierre-de-la-croix/#i_4785

RIPIENO, musique

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 255 mots

Terme musical pris de l'italien ( ripieno  : rempli, plein). Dans le concerto grosso, on donne ce nom à l'orchestre d'accompagnement, « groupe plein », entier ( tutti ), qui expose et reprend la ritournelle et harmonise la basse continue, cela par opposition au groupe réduit du concertino des solistes . Dans l'orgue italien, c'est l'ensemble du plein-jeu […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ripieno-musique/#i_4785

RUBATO

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 159 mots

En musique, indication d'ordre dynamique (en italien « volé, dérobé ») où la rigueur de la mesure est respectée pour le rythme de la basse, tandis que les notes du chant sont ralenties ou accélérées. La notion de rubato apparaît au xvii e  siècle (Giulio Caccini, Le Nuove Musiche , 1602 ; Luigi Rossi ; Pier Francesco Tosi, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rubato/#i_4785

SÉRIALISME (musique)

  • Écrit par 
  • Juliette GARRIGUES
  •  • 1 468 mots

Le dodécaphonisme sériel, nouvelle méthode de composition musicale, fut conçu par Arnold Schönberg, au début des années 1920, au terme d'une lente évolution. Dès le début du xx e  siècle, la sensibilité inquiète et tourmentée de Schönberg le pousse vers une écriture de plus en plus chromatique ; l'usage constant d'accords altérés, les modulatio […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/serialisme/#i_4785

SOLFÈGE

  • Écrit par 
  • Robert SIOHAN
  •  • 2 553 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « L'évolution du monde sonore »  : […] L'évolution du monde musical, de la fin du xix e  siècle à nos jours, est un phénomène considérable, qui va curieusement de pair avec l'évolution des sciences. L'une comme l'autre répondent à une soif de renouveau et, pour les arts, à une recherche d'expérimentation touchant les moyens d'expression. Tout commence avec Claude Debussy, non pas que […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/solfege/#i_4785

SOUPIR, musique

  • Écrit par 
  • Pierre-Paul LACAS
  •  • 46 mots

Le signe ᴓE représente graphiquement le soupir, qui équivaut à un silence correspondant à la durée d'une noire. Le double d'un soupir, la demi-pause, équivaut à une blanche, le demi-soupir à une croche, et le quart de soupir à une double-croche. […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/soupir-musique/#i_4785

TEMPO

  • Écrit par 
  • Nicole LACHARTRE
  •  • 3 997 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Évolution du tempo dans la musique européenne »  : […] Dans la musique proportionnelle, il n'y avait pas d'indication de tempo, mais une tradition fixant la valeur des différentes espèces de notes ( integer valor ). Du xiii e  au xvi e  siècle, cette valeur a considérablement varié, ce qui complique fort la détermination du juste […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/tempo/#i_4785

Voir aussi

ACCENT musique    ALTÉRATION musique    MUSIQUE ARABE    BARRE DE MESURE musique    BÉMOL    CHEF D'ORCHESTRE    CHIFFRAGE musique    MUSIQUE CHINOISE    CHIRONOMIE    CLEF musique    CORDES musique    MUSIQUE CORÉENNE    GAMME DIATONIQUE    DIÈSE    ÉDITION MUSICALE    MUSIQUE ÉLECTRO-ACOUSTIQUE    GESTE    MUSIQUE GRAPHIQUE    MUSIQUE GRECQUE ANCIENNE    GUY ou GUIDO D'AREZZO    HAUTEUR acoustique    HEXACORDE    IDÉOGRAMME    MUSIQUE INDIENNE    MUSIQUE JAPONAISE    MÉTRONOME    MOUVEMENT musique    ONOMATOPÉE    PARTITION MUSICALE    POINT D'ORGUE    PORTÉE musique    SOLMISATION    TABLATURE    TESSITURE    TON musique

Pour citer l’article

Alain PÂRIS, Mireille HELFFER, « NOTATION MUSICALE », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 août 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/notation-musicale/