MUTATIONNISME

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L'analyse de l'hérédité

C'est en 1900 que De Vries, parmi d'autres chercheurs, redécouvre les lois de la transmission des caractères héréditaires (bientôt appelés gènes), lois déjà formulées par Gregor Mendel dès 1865, mais restées ignorées depuis lors. Ces règles statistiques montrent que les facteurs héréditaires se comportent comme des particules indépendantes juxtaposées, mais non fondues ensemble, qui se transmettent invariables – sauf mutations, comme le montre De Vries – à travers les hybridations et les générations successives. Ces facteurs héréditaires indépendants, qui se recombinent à chaque génération selon le probabilisme des lois de Mendel, furent identifiés avec les gènes situés dans les chromosomes – comme des perles dans un collier – par l'Américain Thomas Hunt Morgan dans les années qui suivent. Le concept de gène évolue ensuite, durant tout le xxe siècle, au gré des découvertes de la biologie cellulaire puis de la biologie moléculaire, qui confirme, dans leurs grandes lignes, les lois de Mendel et la théorie chromosomique de Morgan. À l'époque de T. H. Morgan, on estime généralement valide l'hypothèse classique : un gène = un caractère. Mais certains gènes ont des actions sur plusieurs caractères. Grâce à l'utilisation du concept d'« information », issu des recherches de la cybernétique, George Beadle et Edward Tatum proposent donc, en 1941, la relation un gène = une enzyme, le gène « s'exprimant » sous la forme d'une molécule protéique, laquelle peut faire partie de diverses chaînes métaboliques au sein de l'organisme. En 1953, James Watson et Francis Crick découvrent que les chromosomes contiennent une molécule d'ADN, ou acide désoxyribonucléique, qui recèle l'information génétique. En 1961, Jacques Monod et [...]


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Écrit par :

  • : professeur agrégé d'histoire, docteur en lettres et sciences humaines, enseignant à l'université de Paris-X-Nanterre

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DE VRIES HUGO (1848-1935)

  • Écrit par 
  • Universalis
  •  • 428 mots

Après des études à Leyde où il obtint son doctorat en 1870, et un séjour en Allemagne, De Vries fut nommé professeur de botanique à l'université d'Amsterdam (1878-1918). En 1866, il isola des variétés sauvages de l'herbe aux ânes ( Œnothera lamarckiana ) qui différaient considérablement de l'espèce cultivée. Considérant ces variétés comme un exemple de l'évolution dynamique c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/hugo-de-vries/#i_10391

ÉVOLUTION

  • Écrit par 
  • Armand de RICQLÈS, 
  • Stéphane SCHMITT
  •  • 15 097 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre «  Hérédité des caractères biologiques »  : […] L' hérédité des caractères acquis, au milieu du xx e  siècle, était tombée dans un discrédit presque général, et les théories de Lyssenko apparaissaient à l'immense majorité de la communauté scientifique comme un archaïsme ou une supercherie. Pourtant, un siècle plus tôt, cette hypothèse était en faveur chez la plupart des savants. Darwin lui-même […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/evolution/#i_10391

Pour citer l’article

Cédric GRIMOULT, « MUTATIONNISME », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 16 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/mutationnisme/