OUVRIER MOUVEMENT

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Karl Marx

Karl Marx
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Manifeste du Parti communiste

Manifeste du Parti communiste
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Le mouvement ouvrier est devenu une des données fondamentales du monde contemporain. Ne serait-ce d'abord qu'au point de vue quantitatif. On peut à l'heure présente évaluer à environ deux cents millions les effectifs des ouvriers qui adhèrent aux principales centrales syndicales internationales. Ces chiffres sont au total impressionnants quand on songe que ces centrales sont relativement récentes. Néanmoins, ils ne correspondent qu'à une minorité de la classe ouvrière, le taux de syndicalisation variant beaucoup suivant les pays, les professions et même la conjoncture. Il conviendrait d'ajouter à ces chiffres ceux des adhérents aux coopératives ouvrières ou aux partis politiques se réclamant de la classe ouvrière.

Le fait même qu'il s'agit d'une « minorité organisée » démontre que l'histoire du mouvement ouvrier ne se confond ni avec une histoire du travail, ni même avec une histoire des travailleurs. Par contre, on doit rattacher au mouvement ouvrier des individus qui n'appartiennent pas à sa classe ouvrière mais qui s'affirment, par adhésion à un parti politique ouvrier, solidaires de la classe ouvrière.

Essayant précisement de différencier l'histoire du mouvement ouvrier de l'histoire des travailleurs, Marcel David, dans son ouvrage Les Travailleurs et le sens de leur histoire (1967), parvient à la définition suivante : « Par mouvement ouvrier, on entend [...] la série d'institutions où se retrouvent les travailleurs et tous ceux qui choisissent de militer à leurs côtés, conscients les uns et les autres de leur solidarité et de l'utilité pour eux de s'organiser en vue de préciser leurs objectifs communs et d'en poursuivre la réalisation. »

De cette définition, se dégagent quatre composantes essentielles, que l'on peut sans doute distinguer mais qui sont, à vrai dire, devenues inséparables dans le mouvement réel de l'histoire. Pour qu'il y ait mouvement ouvrier, il faut, premièrement, qu'il y ait des « institutions », c'est-à-dire des organisations (syndicales, coopératives et politiques) ; deuxièmement, que les travail [...]


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Écrit par :

  • : professeur de science politique à l'université de Paris-X-Nanterre, chercheur au C.N.R.S., C.S.U.
  • : maître assistant à la faculté des lettres et sciences humaines de Paris

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ABSTENTIONNISME

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Dans le chapitre « L'affaiblissement des processus d'incitation »  : […] Du fait de transformations nombreuses, diffuses, complexes et mal élucidées, on observe tout d'abord un affaiblissement de l'adhésion aux normes, du respect des obligations et des sentiments d'obligation. Cette évolution générale affecte aussi le domaine civique et électoral. L'abstention est moins stigmatisée que par le passé. Elle est par exemple un peu plus avouable. Les campagnes électorales […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/abstentionnisme/#i_14513

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Dans le chapitre « Naissance de l'A.F.L. »  : […] L'histoire du syndicalisme américain est particulièrement ancienne. Avant même la Déclaration d'indépendance (1776), les artisans se regroupent en sociétés d'entraide pour parer à la maladie ou au décès des adhérents. Très rapidement, à la fin du xviii e siècle, des organisations de défense se constituent, par métier (charpentiers, imprimeurs ou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/american-federation-of-labor-congress-of-industrial-organizations/#i_14513

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ANARCHISME

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C.G.T. (Confédération générale du travail)

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CHARTISME

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Mouvement politique et social anglais qui se développe au cours des années 1838-1848 et qui tire son nom de la Charte du peuple , document exposant six revendications majeures : suffrage universel pour les hommes à partir de vingt et un ans ; éligibilité de tous les citoyens ; élection annuelle du Parlement ; scrutin secret ; indemnité parlementaire ; redistribution des circo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/chartisme/#i_14513

CHLIAPNIKOV ALEXANDRE GAVRILOVITCH (1885-1937)

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Issu d'une famille de vieux croyants, Alexandre Gavrilovitch Chliapnikov doit travailler dès son plus jeune âge. Il adhère en 1903 au Parti social-démocrate à Mourom, où il participe à la révolution de 1905. Militant bolchevik, arrêté à Noël 1905, il n'est libéré qu'en 1907 et part pour l'étranger (la France, l'Angleterre, l'Allemagne) où il séjourne jusqu'en 1914. Il est envoyé en 1915 en mission […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alexandre-gavrilovitch-chliapnikov/#i_14513

CLASSES SOCIALES - Classe ouvrière

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  • Nicolas RENAHY
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CLASSES SOCIALES - La théorie de la lutte de classes

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  • André AKOUN
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Dans le chapitre « Classes et conflits »  : […] La société de l'individualisme démocratique se donne un modèle ni réalisé ni réalisable qui fonctionne, au mieux, comme une « idée régulatrice » (au sens que donne Kant à cette notion) : l' individu, originairement libre, d'un côté réalise son universalité dans la politique où il se fait sujet législateur, de l'autre réalise sa particularité dans la société civile, lieu des égoïsmes et des intérêt […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/classes-sociales-la-theorie-de-la-lutte-de-classes/#i_14513

COMMUNE DE PARIS

  • Écrit par 
  • Édith THOMAS
  •  • 6 467 mots
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Dans le chapitre « Les leçons de la Commune »  : […] Certes, la Commune a commis de lourdes fautes. Elle n'a pu ni organiser sa défense, ni lier son action à celle de la province et de la paysannerie. Sans doute les conditions économiques n'étaient-elles pas mûres encore pour instaurer sur des bases socialistes la nouvelle société qu'elle entrevoyait. Mais, par les décisions prises pour l'organisation du travail (suppression du travail de nuit pour […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/commune-de-paris-1871/#i_14513

COMMUNISME - Histoire

  • Écrit par 
  • Annie KRIEGEL
  •  • 13 805 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « La naissance du mouvement ouvrier »  : […] Cependant, la transformation industrielle de la société se fait avec de trop violents à-coups – parmi lesquels la baisse généralisée des salaires, la mise au travail des femmes et des enfants, l'extension du paupérisme et l'aliénation à l'outil productif – pour que de premières révoltes, le luddisme en Angleterre ou l'insurrection des canuts de Lyon en 1831, n'accélèrent un phénomène de prise de c […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/communisme-histoire/#i_14513

COMMUNISME - Mouvement communiste et question nationale

  • Écrit par 
  • Roland LOMME
  •  • 21 016 mots
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Dans le chapitre « Autonomie culturelle et autonomie territoriale »  : […] Dans l'œuvre de Marx et Engels, le problème national est exclusivement conçu comme le produit et non pas comme le facteur explicatif du développement historique des sociétés humaines. Les conflits nationaux seraient le fruit de l'exploitation capitaliste des peuples les moins avancés par la bourgeoisie des nations modernes, voire plus simplement encore une manifestation de la lutte de la civilisat […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/communisme-mouvement-communiste-et-question-nationale/#i_14513

COMMUNISME DANS LE MONDE JUSQU'À LA CHUTE DE L'URSS - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Olivier COMPAGNON
  •  • 720 mots

1848 Karl Marx et Friedrich Engels font paraître le Manifeste du parti communiste , dans lequel ils en appellent à une union internationale des travailleurs contre la bourgeoisie capitaliste. Septembre 1864 Création à Londres de la I re  Internationale, qui est dissoute dès 1876 au terme de nombr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/communisme-dans-le-monde-jusqu-a-la-chute-de-l-urss-reperes-chronologiques/#i_14513

CONFÉDÉRATION INTERNATIONALE DES SYNDICATS CHRÉTIENS (C.I.S.C.)

  • Écrit par 
  • Paul CLAUDEL
  •  • 744 mots

À la fin du xix e  siècle se créent en France, en Allemagne et dans d'autres pays européens des syndicats chrétiens. En 1908, à Munich, l'Allemagne, l'Autriche, la Belgique, les Pays-Bas, la Russie, l'Italie, la Suède, la Suisse créent un Secrétariat international des syndicats chrétiens. Ce sont de loin les syndicats chrétiens allemands qui l'emp […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/confederation-internationale-des-syndicats-chretiens/#i_14513

CONFÉDÉRATION INTERNATIONALE DES SYNDICATS LIBRES (C.I.S.L.)

  • Écrit par 
  • Paul CLAUDEL
  •  • 509 mots

Environ un an après la scission intervenue à la Fédération syndicale mondiale (F.S.M.) en janvier 1949, les organisations qui ont rompu tiennent la conférence constitutive d'une nouvelle Internationale syndicale. L'anticommunisme est commun aux centrales américaine, anglaise et européennes qui prennent l'initiative de la Conférence de Bruxelles (déc. 1949), mais il cache bien des divergences : pou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/confederation-internationale-des-syndicats-libres/#i_14513

CONFLITS SOCIAUX

  • Écrit par 
  • Alain TOURAINE
  •  • 15 390 mots
  •  • 9 médias

Dans le chapitre « La conception objectiviste »  : […] L'autre conception, dont notre analyse s'éloigne, peut être nommée, à l'inverse, objectiviste. Elle ne définit le conflit de classes que par le fonctionnement d'un système économique, ce qui est indispensable, en effet, pour comprendre les mécanismes de la domination d'une classe et pour analyser les rapports sociaux de travail, mais ce qui dissocie complètement les rapports de classes et l'action […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/conflits-sociaux/#i_14513

CONTRÔLE OUVRIER

  • Écrit par 
  • Jean-Claude KLEIN
  •  • 590 mots

La notion de contrôle ouvrier, apparue au début du xx e siècle dans des cercles restreints de la social-démocratie européenne, a pris un relief historique avec la révolution russe d'octobre 1917. Envisagée d'un point de vue instrumental, elle se présente comme une revendication destinée à jeter un pont entre les luttes pour des objectifs immédiat […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/controle-ouvrier/#i_14513

DURRUTI BUENAVENTURA (1896-1936)

  • Écrit par 
  • Raoul VANEIGEM
  •  • 932 mots

Peu d'hommes ont autant que Buenaventura Durruti résumé par leur destinée la part insurrectionnelle d'une époque. Il eut la sincérité de la vivre et l'habileté de la mener sans prétendre la gouverner. Son nom reste attaché aux tentatives les plus radicales de la révolution espagnole et au mouvement anarchiste, qui prêta ses revendications les plus soucieuses d'humanité au « dernier soulèvement pro […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/buenaventura-durruti/#i_14513

EMPIRE SECOND (1852-1870)

  • Écrit par 
  • Marc BASCOU, 
  • Adrien DANSETTE, 
  • Universalis
  •  • 21 002 mots
  •  • 12 médias

Dans le chapitre « Politique intérieure »  : […] Émile Ollivier forme le cabinet du 2 janvier dont il n'est que le ministre le plus influent. Il n'y a pas de président du Conseil et les ministres restent responsables devant l'empereur. Le ministère procède à une épuration préfectorale discrète. Il n'a qu'une semaine d'existence lorsque Pierre Bonaparte, un fils de Lucien que Napoléon III tient à l'écart, tue au cours d'une discussion orageuse le […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/second-empire/#i_14513

ERFURT CONGRÈS D' (1891)

  • Écrit par 
  • Paul CLAUDEL
  •  • 841 mots

Trois ans après son congrès de fondation à Gotha (1875), le Parti social-démocrate allemand se voit interdire toute activité. L'unification s'était faite sur un programme d'inspiration lassallienne, violemment critiqué par Karl Marx. La clandestinité empêche la social-démocratie allemande de tenir un véritable congrès, et le programme de Gotha reste le seul texte de référence. En 1890, les lois d' […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/congres-d-erfurt/#i_14513

ESPAGNE (Le territoire et les hommes) - De l'unité politique à la guerre civile

  • Écrit par 
  • Henri LAPEYRE
  •  • 14 270 mots
  •  • 18 médias

Dans le chapitre « Troubles sociaux et politiques »  : […] Lorsque Alphonse XIII commença son règne personnel en 1902, il se trouva affronté à des problèmes plus graves que ses prédécesseurs. Le carlisme était devenu à peu près inoffensif, mais à sa place se développaient des mouvements régionalistes. Le plus puissant, le catalanisme, d'abord littéraire et sentimental, formulait maintenant un programme politique et organisait un parti, la Lliga, qui obten […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/espagne-le-territoire-et-les-hommes-de-l-unite-politique-a-la-guerre-civile/#i_14513

FÉDÉRATION SYNDICALE INTERNATIONALE (F.S.I.)

  • Écrit par 
  • Paul CLAUDEL
  •  • 837 mots

Très tôt le mouvement syndical a senti la nécessité de se regrouper par-delà les frontières nationales. Mais les premières associations se forment sur la base des fédérations de métiers : ainsi se créent les fédérations professionnelles internationales des mineurs, des métallurgistes, des travailleurs des transports. De nombreuses tentatives, émanant notamment des centrales syndicales scandinaves, […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/federation-syndicale-internationale/#i_14513

FÉDÉRATION SYNDICALE MONDIALE (F.S.M.)

  • Écrit par 
  • Paul CLAUDEL
  •  • 1 267 mots

La montée des fascismes avive, à la fin des années 1930, le désir d'unité des forces syndicales à l'échelle mondiale ; aussi l'Internationale syndicale rouge décide-t-elle de disparaître en vue de rejoindre la Fédération syndicale internationale (F.S.I.). Mais survient la guerre et les choses en restent là. Des initiatives prises dès 1942 par diverses centrales syndicales, européennes et américain […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/federation-syndicale-mondiale/#i_14513

PREMIER MAI FÊTE DU

  • Écrit par 
  • Jean-Marie PERNOT
  •  • 243 mots
  •  • 1 média

C'est la jeune et encore faible Federation of Organized Trades and Labor Union (F.O.T.L.U.) qui a appelé les ouvriers américains à faire grève en faveur de la journée de huit heures le 1 er  mai 1886. Le mouvement, toutefois, a été un succès en raison du renfort apporté par les Knights of Labor (Chevaliers du travail), organisation héritière de traditions maçonniques, alor […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fete-du-premier-mai/#i_14513

GIEREK EDWARD (1913-2001)

  • Écrit par 
  • Catherine GOUSSEFF
  •  • 879 mots

Promu premier secrétaire du Parti communiste de Pologne à la faveur de la crise politique générée par la révolte des ouvriers des chantiers navals de la Baltique, en décembre 1970, Edward Gierek est limogé de son poste dix ans plus tard, en septembre 1980, à l'issue du bras de fer engagé avec les ouvriers de Gdańsk qui a débouché sur la naissance du syndicat indépendant Solidarité. Circonscrite pa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/edward-gierek/#i_14513

GOTHA CONGRÈS DE (1875)

  • Écrit par 
  • Paul CLAUDEL
  •  • 608 mots

Le mouvement socialiste allemand a deux composantes lorsque s'ouvre le congrès de Gotha, le 22 mai 1875 : d'une part, l'Association générale des travailleurs allemands, fondée par Ferdinand Lassalle en 1863 ; d'autre part, le Parti ouvrier social-démocrate allemand, fondé en 1869 à Eisenach par Auguste Bebel et Wilhelm Liebknecht sur un programme d'inspiration marxiste. En 1875, le parti lassallie […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/congres-de-gotha/#i_14513

GRÈVE

  • Écrit par 
  • Hélène SINAY
  • , Universalis
  •  • 12 474 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Premières grandes grèves »  : […] L'ère des grands conflits s'ouvre en France en novembre 1831 par la célèbre révolte des canuts lyonnais, ouvriers de la soie qui n'étaient nullement les « parias » de la classe ouvrière. C'étaient des travailleurs très qualifiés, que la longue pratique d'un métier avait socialement élevés. Or, après les événements de 1830 qui avaient porté un coup sérieux à la soierie lyonnaise, les prix de façon […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/greve/#i_14513

GUESDE JULES (1845-1922)

  • Écrit par 
  • Madeleine REBÉRIOUX
  •  • 2 306 mots
  •  • 1 média

Le nom de Jules Guesde est indissolublement lié à un courant historique du socialisme français, le guesdisme, qui apparaît dans les années 1880 et qui a joué un rôle important dans la fondation de la Section française de l'Internationale ouvrière (S.F.I.O.) en 1905. « Le socialisme fait homme » : ainsi a-t-on souvent qualifié Jules Guesde. Nul doute qu'il ait exercé sur ses « fidèles » et même sur […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jules-guesde/#i_14513

HISTOIRE (Domaines et champs) - Histoire sociale

  • Écrit par 
  • Vincent VIET
  •  • 3 566 mots

Dans le chapitre « Une spécialisation accrue »  : […] En dépit de son caractère non exhaustif (2 000 revues françaises ou étrangères, et près de 400 ouvrages collectifs dépouillés, recensés chaque année, soit 10 400 références annuelles et entre 10 000 et 18 000 auteurs répertoriés depuis les années 1980) et de ses limites chronologiques (du v e  siècle à 1958), la statistique de la […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/histoire-domaines-et-champs-histoire-sociale/#i_14513

IGLESIAS Y POSSE PABLO (1850-1925)

  • Écrit par 
  • Paul CLAUDEL
  •  • 290 mots

Né dans une famille pauvre, Iglesias est mis en apprentissage très jeune dans une imprimerie. Ouvrier typographe, autodidacte, il s'affilie en 1868 à la section madrilène de la I re Internationale ainsi qu'à l'Alliance de la démocratie sociale de Bakounine. En 1870, il collabore pour la première fois à un journal de Madrid, Solidaridad ( […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pablo-iglesias-y-posse/#i_14513

INTERNATIONALES SOCIALISTES ET SYNDICALES - (repères chronologiques)

  • Écrit par 
  • Jean-Marie PERNOT
  •  • 840 mots

28 septembre 1864 Naissance à Londres de l'Association internationale des travailleurs, qui sera dissoute douze ans plus tard, le 15 juillet 1876. 2-7 septembre 1872 Le congrès de La Haye exclut les anarchistes de Michel Bakounine et décide le transfert de l'Internationale à New York. 14-21 juillet 1889 Naissance d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/internationales-socialistes-et-syndicales-reperes-chronologiques/#i_14513

ITALIE - La vie politique depuis 1945

  • Écrit par 
  • Geneviève BIBES, 
  • Marc LAZAR
  • , Universalis
  •  • 31 392 mots
  •  • 12 médias

Dans le chapitre « L'alternative démocratique du P.C.I. »  : […] La révision semble déchirante pour Enrico Berlinguer, qui ne tire un trait sur le compromis historique qu'en septembre 1980, dans son discours de Salerne. Et encore, l'alternative démocratique qui est alors proposée en remplacement paraît-elle plus une formule d'attente qu'un choix stratégique net. La cohérence d'un projet politique est également masquée par la poursuite simultanée d'objectifs co […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/italie-la-vie-politique-depuis-1945/#i_14513

JAPON (Le territoire et les hommes) - Histoire

  • Écrit par 
  • Paul AKAMATSU, 
  • Vadime ELISSEEFF, 
  • Valérie NIQUET, 
  • Céline PAJON
  •  • 41 060 mots
  •  • 48 médias

Dans le chapitre « Meiji »  : […] Le véritable artisan de la modernisation, telle qu'elle fut conçue sous Meiji, fut Itō Hirobumi (1841-1909). Issu d'une modeste famille de bushi de Chōshū, il se spécialisa dans l'économie politique, voyagea aux États-Unis et en Europe, et fut le bras droit d'Ōkubo. Il accorda la priorité à l'industrialisation du Japon. Dans les années 1880, les finances furent mises en ordre […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/japon-le-territoire-et-les-hommes-histoire/#i_14513

JAURÈS JEAN (1859-1914)

  • Écrit par 
  • Madeleine REBÉRIOUX
  •  • 2 656 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Jaurès, la S.F.I.O. et la C.G.T. »  : […] La constitution de la S.F.I.O. (Section française de l'Internationale ouvrière) confère à Jaurès de nouvelles responsabilités nationales, non qu'il en soit le leader incontesté : jusqu'en 1908 au moins, et même, à bien des égards, jusqu'en 1912, les diverses tendances luttent entre elles et Jaurès, malgré L'Humanité fondée en avril 1904 et dont il a gardé la direction, est so […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-jaures/#i_14513

JEUX OLYMPIQUES - L'U.R.S.S. et les Jeux

  • Écrit par 
  • Pierre LAGRUE
  •  • 1 920 mots

Dans le chapitre « Un long isolationnisme sportif »  : […] Née en décembre 1922 des suites de la révolution d'octobre 1917, l'U.R.S.S. n'a longtemps cure des compétitions sportives internationales. Le dogme sportif soviétique s'appuie sur la culture physique : placée sous l'autorité du ministère de la Santé, cette culture physique est censée rendre la santé à une population rongée par les « tares » accumulées au temps des tsars. Le sport doit avant tout […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jeux-olympiques-l-u-r-s-s-et-les-jeux/#i_14513

JUILLET MONARCHIE DE

  • Écrit par 
  • André Jean TUDESQ
  •  • 8 485 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « Les difficultés du nouveau régime »  : […] L'agitation révolutionnaire se poursuit pendant plusieurs mois après l'avènement de Louis-Philippe, favorisée par la liberté complète de la vie politique (presse, réunion, manifestation) en raison de l'affaiblissement de l'autorité et de la situation souvent délicate des nouveaux administrateurs (préfets, maires, procureurs) choisis parmi les anciens chefs de l'opposition libérale, dans leurs dépa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/monarchie-de-juillet/#i_14513

KATAYAMA SEN (1859-1933)

  • Écrit par 
  • Catherine CADOU
  •  • 589 mots

Pionnier du mouvement ouvrier et du mouvement révolutionnaire au Japon, Katayama Sen reflète par sa vie l'évolution du radicalisme japonais, qui le mènera d'une révolte fondée sur sa formation d'humaniste chrétien à la consécration internationale pour son dévouement à la cause de la révolution mondiale ; son élévation au rang de membre d'honneur du Komintern en est le signe. Né dans une famille pa […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/katayama/#i_14513

KOLLONTAÏ ALEXANDRA MIKHAÏLOVNA (1872-1952)

  • Écrit par 
  • Georges HAUPT
  •  • 377 mots

Issue d'une famille de la noblesse terrienne, mariée très jeune, Alexandra Kollontaï se sépare de son mari et milite dans les associations de secours mutuel avant d'aller faire ses études de sciences économiques et sociales à Zurich et en Angleterre. À son retour en Russie, elle collabore aux publications social-démocrates, oscillant après 1903 entre les bolcheviks, dont elle est proche jusqu'en 1 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/alexandra-mikhailovna-kollontai/#i_14513

LAGUILLER ARLETTE (1940- )

  • Écrit par 
  • Delphine DULONG
  •  • 968 mots

Née le 18 mars 1940 à Paris dans une famille ouvrière, Arlette Laguiller incarne la tradition de lutte du mouvement ouvrier. Son parcours individuel comme ses prises de position aussi radicales qu'immuables en font une figure atypique du monde politique français. Contrairement à la plupart des dirigeants politiques, elle n'est guère diplômée. Elle n'a qu'un B.E.P.C. en poche lorsqu'elle commence à […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/arlette-laguiller/#i_14513

LARGO CABALLERO FRANCISCO (1869-1946)

  • Écrit par 
  • André DESSENS
  •  • 418 mots

Né à Madrid, Francisco Largo Caballero dut gagner sa vie, comme ouvrier, dès l'âge de sept ans. Membre de l'Union générale des travailleurs (U.G.T.) dès 1890, il adhère au Parti socialiste en 1894. Il est l'un des organisateurs de la grève insurrectionnelle des Asturies d'août 1917, à la suite de laquelle il est condamné à la prison à vie, puis relâché l'année suivante. Il devient secrétaire génér […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/francisco-largo-caballero/#i_14513

LASSALLE FERDINAND (1825-1864)

  • Écrit par 
  • Paul CLAUDEL
  •  • 511 mots

Né dans une famille de riches négociants juifs de Breslau, Ferdinand Lassalle suit les cours de l'université de sa ville natale, puis de celle de Berlin. Influencé par Fichte et par Hegel ainsi que par l'économiste List, il est favorable à une sorte de socialisme d'État : c'est à l'État qu'il appartient de faire régner la justice sociale. Agitateur et homme d'action plus que théoricien, il devient […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/ferdinand-lassalle/#i_14513

LECŒUR AUGUSTE (1911-1992)

  • Écrit par 
  • Annie KRIEGEL
  •  • 1 032 mots

Né le 4 septembre 1911 à Lille, Auguste Lecœur était à sa mort l'un des derniers, en Occident, à s'être trouvé au cœur du mouvement communiste, français et international, dans ses plus grandes années, de la seconde moitié des années 1930 à la première moitié des années 1950. Archétype du militant bolchevique de l'époque stalinienne, il avait pleinement réalisé en lui la rencontre et la fusion de d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/auguste-lecoeur/#i_14513

LÉNINE (1870-1924)

  • Écrit par 
  • Nicolas WERTH
  •  • 6 879 mots
  •  • 5 médias

Dans le chapitre «  Les débuts d'un militant révolutionnaire »  : […] Né à Simbirsk en 1870, fils d'un inspecteur de l'enseignement primaire, Vladimir Ilitch Oulianov commence des études de droit à l'université de Kazan, d'où il est vite expulsé après des manifestations étudiantes ; son frère aîné, Alexandre, est exécuté en 1887 pour sa participation à un complot contre la vie du tsar Alexandre III. Vladimir Ilitch s'installe à Saint-Pétersbourg, y termine sa licen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/lenine/#i_14513

LIEBKNECHT KARL (1871-1919)

  • Écrit par 
  • Paul CLAUDEL
  •  • 856 mots

Né à Leipzig, Karl Liebknecht est le fils d'un des fondateurs du Parti social-démocrate allemand, Wilhelm Liebknecht. Bachelier à dix-neuf ans, docteur en droit et en sciences politiques en 1897, il ouvre un cabinet d'avocat à Berlin avec son frère Theodor. C'est à cette époque qu'il commence à militer dans le parti socialiste. Élu au conseil municipal de Berlin en 1901, Liebknecht se fait surtout […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/karl-liebknecht/#i_14513

LIEBKNECHT WILHELM (1826-1900)

  • Écrit par 
  • François IGERSHEIM
  •  • 649 mots

D'une famille de fonctionnaires, Wilhelm Liebknecht fait des études de théologie, de philologie et de philosophie aux universités de Giessen, de Berlin, de Marburg. Il se rend à Paris dès le déclenchement de la révolution de février 1848, puis participe aux soulèvements républicains du pays de Bade en 1848-1849. Se réfugiant à Genève, il y rencontre Friedrich Engels. Secrétaire de l'Association ou […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/wilhelm-liebknecht/#i_14513

LIÈGE, ville

  • Écrit par 
  • Jean LEJEUNE, 
  • Xavier MABILLE
  •  • 6 992 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Luttes politiques et sociales »  : […] Tandis que Hubert Frère-Orban succède progressivement à Charles Rogier comme chef de file des libéraux liégeois, avec des orientations plus marquées dans le sens du libre-échangisme du point de vue économique, du conservatisme du point de vue social et de l'anticléricalisme du point de vue des relations avec le monde catholique, le mouvement ouvrier s'organise sous des formes diverses et s'exprime […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/liege-ville/#i_14513

LUXEMBURG ROSA (1870-1919)

  • Écrit par 
  • Jean-Claude KLEIN
  •  • 1 164 mots
  •  • 1 média

Née près de Lublin, en Pologne sous domination russe, Rosa Luxemburg est issue d'une famille de commerçants juifs de tradition libérale. Après des études au lycée de Varsovie, elle entre dès 1887 en relation avec des militants socialistes polonais. Obligée de passer à l'étranger à cause de son activité politique, elle s'installe à Zurich, où elle étudie l'économie politique et devient marxiste. Av […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/rosa-luxemburg/#i_14513

MAITRON JEAN (1910-1987)

  • Écrit par 
  • Madeleine REBÉRIOUX
  •  • 1 045 mots

Un des fondateurs de l'histoire ouvrière, celui qui a le plus agi pour qu'en France, comme en Angleterre ou en Allemagne, cette histoire, longtemps maudite, se voie reconnaître un statut scientifique, Jean Maitron, né dans la Nièvre en 1910, est mort à Paris le 16 novembre 1987. Peut-être est-ce son expérience politique, à la fois héritée et vécue, ainsi que le caractère atypique de sa carrière da […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/jean-maitron/#i_14513

MALON BENOÎT (1841-1893)

  • Écrit par 
  • Paul CLAUDEL
  •  • 599 mots

Né dans une famille de journaliers, Benoît Malon, dès l'âge de sept ans, travaille aux champs. Autodidacte, il monte à Paris en 1863 et se fait embaucher dans une teinturerie de Puteaux ; il y anime en 1866 la grande grève des ouvriers teinturiers. Adhérent à l'Internationale dès la création de la section parisienne, il est aussi un partisan de la coopération : la coopérative ouvrière de productio […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/benoit-malon/#i_14513

MARX KARL (1818-1883)

  • Écrit par 
  • Étienne BALIBAR, 
  • Pierre MACHEREY
  •  • 8 533 mots
  •  • 3 médias

Plus d'un siècle après sa mort, Karl Marx apparaît bien comme le premier théoricien du «  socialisme scientifique » (même s'il n'est pas l'inventeur de cette expression, déjà utilisée avant lui par Proudhon) et, à ce titre, comme l'initiateur du mouvement ouvrier international contemporain. Toutefois, la présentation de sa théorie n'a jamais cessé d'être l'enjeu de luttes idéologiques, donc, en […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/karl-marx/#i_14513

MENCHEVISME

  • Écrit par 
  • Georges HAUPT
  •  • 2 710 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « La scission de la social-démocratie russe »  : […] À la fin de 1903, la rédaction de l'organe central du Parti, l' Iskra , était passée aux mains de mencheviks qui contrôlaient également la Ligue des social-démocrates russes à l'étranger. Animé originellement d'un désir de conciliation des deux fractions rivales, Plekhanov, « le père du marxisme russe », abandonna Lénine, son allié d'hier, pour rejoindre à la fin de 1903 les […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/menchevisme/#i_14513

MICHEL LOUISE (1830-1905)

  • Écrit par 
  • Paul CLAUDEL
  •  • 434 mots

Née le 29 mai 1830 à Vroncourt-la-Côte (Haute-Marne), fille d'un châtelain et de sa servante, Louise Michel grandit au château de ses grands-parents. Elle y reçoit une éducation libérale et une bonne instruction dans une ambiance voltairienne, qui lui permettent d'obtenir son brevet de capacité : la voilà institutrice. Mais elle refuse de prêter serment à l'empereur et ouvre alors une école privée […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/louise-michel/#i_14513

O.C.I. (Organisation communiste internationaliste)

  • Écrit par 
  • Paul CLAUDEL
  •  • 1 019 mots

Organisation trotskiste (dont les militants sont parfois nommés, du nom de leur leader, Pierre Boussel, alias Lambert, « lambertistes »), l'O.C.I. a pour origine une scission au sein de la IV e Internationale (1952). L'O.C.I. va inspirer l'action des Comités d'alliance ouvrière (C.A.O.), organisations ouvrières dont l'organe est Informations ouvrières […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/organisation-communiste-internationaliste/#i_14513

OLYMPIADES POPULAIRES

  • Écrit par 
  • Pierre LAGRUE
  •  • 1 119 mots

Le mouvement sportif ne s'est pas structuré en épousant unanimement les idées de Pierre de Coubertin. En effet, durant le premier xx e  siècle, les organisations ouvrières internationales refusent l'approche élitiste du baron. Le C.I.O. se voit présenté par celles-ci comme un « ramassis d'aristocrates et de bourgeois » qui, sous couvert d'univers […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/olympiades-populaires/#i_14513

OLYMPISME ET POLITIQUE

  • Écrit par 
  • Pierre LAGRUE
  •  • 9 516 mots
  •  • 7 médias

Dans le chapitre « Les premières dérives »  : […] Si le mouvement olympique s'est refondé comme un contre-courant de l'histoire en marche, puisque, dès les Jeux de 1896, les mondes germanique (Allemagne, Autriche-Hongrie), anglo-saxon (Grande-Bretagne, États-Unis), la France, que tout oppose, participent à l'aventure, il s'est aussi bâti dans une vision bourgeoise et aristocratique : élitisme, qui empêche les professionnels de participer aux Jeux […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/olympisme-et-politique/#i_14513

OPINION PUBLIQUE

  • Écrit par 
  • Patrick CHAMPAGNE
  •  • 4 997 mots
  •  • 3 médias

Dans le chapitre « L'opinion publique et le suffrage universel »  : […] L'adoption du suffrage universel masculin en 1848 qui fait entrer l'ensemble de la population (masculine) dans le jeu politique actif va inévitablement entraîner un changement dans le contenu de la notion comme dans ses usages et être au principe d'un nouvel état. Sans doute les élus revendiquent-ils toujours le privilège de connaître les attentes de leurs électeurs et par là estiment-ils être com […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/opinion-publique/#i_14513

OWEN ROBERT (1771-1858)

  • Écrit par 
  • Antoine LION
  •  • 696 mots

Né au pays de Galles, Robert Owen partit de rien et devint à vingt-huit ans le propriétaire d'une importante manufacture de coton à New Lanark (Écosse). Industriel philanthrope, paternaliste et autoritaire, il en fait une usine modèle, bientôt célèbre à travers l'Europe. Ses innovations pédagogiques en particulier retiennent l'attention : jardin d'enfants, méthodes actives, cours du soir. Owen mèn […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/robert-owen/#i_14513

P.C.F. (Parti communiste français)

  • Écrit par 
  • Bernard PUDAL
  •  • 7 066 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Le congrès de Tours et son sens (décembre 1920) »  : […] Dans la conjoncture de l'après-Première Guerre mondiale, marquée par une intense mobilisation sociale (les grèves de 1920) et intellectuelle, naît à Tours en décembre 1920, à la suite d'une scission majoritaire de la S.F.I.O. sur la question de l'adhésion à l'Internationale communiste fondée en 1919 à Moscou, un Parti socialiste (Section française de l'Internationale communiste) qui ne deviend […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/parti-communiste-francais/#i_14513

PELLOUTIER FERNAND (1867-1901)

  • Écrit par 
  • Paul CLAUDEL
  •  • 332 mots

Fils d'un fonctionnaire des postes, Pelloutier est né à Paris. Il fait ses études au petit séminaire de Guérande puis au collège de Saint-Nazaire. Ayant échoué au baccalauréat, il se consacre au journalisme et collabore à un journal local, La Démocratie de l'Ouest , où il rencontre Aristide Briand. Devenu rédacteur en chef en 1892, il adhère au Parti ouvrier français de Guesd […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/fernand-pelloutier/#i_14513

PLEKHANOV GUEORGUI VALENTINOVITCH (1856-1918)

  • Écrit par 
  • Étienne BALIBAR, 
  • Pierre MACHEREY
  •  • 1 598 mots

Dans le chapitre « Le groupe « Libération du travail » (1880-1900) »  : […] Plekhanov étudie l'œuvre de Marx et d'Engels, découvre l'importance du socialisme scientifique et la nécessité d'en appliquer les conclusions à la Russie ; contrairement à ce qu'affirmait la « théorie » populiste, la révolution implique le développement du capitalisme en Russie, et la victoire du prolétariat sur les bourgeois. Le problème politique le plus urgent est donc de réaliser la fusion du […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/gueorgui-valentinovitch-plekhanov/#i_14513

POLOGNE

  • Écrit par 
  • Jean BOURRILLY, 
  • Georges LANGROD, 
  • Michel LARAN, 
  • Marie-Claude MAUREL, 
  • Georges MOND, 
  • Jean-Yves POTEL, 
  • Hélène WLODARCZYK
  •  • 44 181 mots
  •  • 25 médias

Dans le chapitre « Les difficultés des années 1976-1980 »  : […] La seconde moitié des années 1970 est marquée par les difficultés économiques ; le rendement des nouveaux investissements est bas (et très tardif), tandis que tombent les premières échéances de remboursement des crédits en devises. En même temps, la Pologne est obligée de dépenser des sommes considérables pour acquérir les armements imposés par l'U.R.S.S. (pacte de Varsovie). Le budget de la Défen […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/pologne/#i_14513

PROGRAMME DE TRANSITION

  • Écrit par 
  • Paul CLAUDEL
  •  • 658 mots

Rédigé par Trotski, le Programme de transition sert de base politique à la conférence de fondation de la IV e  Internationale en septembre 1938 ; trente délégués, représentant dix pays dans lesquels ils sont dénoncés tant par les socialistes réformistes que par les communistes staliniens, approuvent ce texte, intitulé […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/programme-de-transition/#i_14513

PROLÉTARIAT & PROLÉTARISATION

  • Écrit par 
  • Serge MALLET
  •  • 9 630 mots
  •  • 4 médias

« Que les classes dirigeantes tremblent à l'idée d'une révolution communiste ! Les prolétaires n'y ont à perdre que leurs chaînes, ils ont un monde à gagner » (Karl Marx, Friedrich Engels, Manifeste du Parti communiste , 1848 ). Avec le Manifeste , le prolétariat fait son entrée dans l'histoire comme classe porteuse de l'avenir. Jusqu'à la I […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/proletariat-et-proletarisation/#i_14513

REBÉRIOUX MADELEINE (1920-2005)

  • Écrit par 
  • Jean-Pierre RIOUX
  •  • 745 mots

Née le 8 septembre 1920 à Chambéry, décédée le 7 février 2005 à Paris, Madeleine Rebérioux, née Amoudruz, enseignante, citoyenne et militante, a été une femme d'intelligence et de cœur, de parole et d'acte, qui avait reçu comme un viatique la formule de Jaurès : « Le courage, c'est de chercher la vérité et de la dire. » Sa personnalité, son franc-parler, ses fidélités ont d'abord signalé une histo […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/madeleine-reberioux/#i_14513

RUSSIE (Le territoire et les hommes) - Histoire

  • Écrit par 
  • Michel LESAGE, 
  • Roger PORTAL
  •  • 20 249 mots
  •  • 27 médias

Dans le chapitre « Des problèmes sociaux non résolus »  : […] Les jacqueries de la période 1900-1906 avaient révélé que le mir n'était nullement un facteur d'ordre social ; d'ailleurs, les partages périodiques tombaient en désuétude et, en 1905, trois millions et demi de paysans n'en avaient pas effectué depuis cinquante ans et se considéraient comme propriétaires individuels. Avec le but politique de développer à la campagne une bourgeoisie villageoise, q […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/russie-le-territoire-et-les-hommes-histoire/#i_14513

SACCO & VANZETTI AFFAIRE (1920-1927)

  • Écrit par 
  • Paul CLAUDEL
  •  • 563 mots
  •  • 2 médias

Nicolas Sacco, né en 1891 dans un village d'Italie du Sud, émigre aux États-Unis en 1908 ; ouvrier cordonnier à Boston, il se rend au Mexique en 1917 pour éviter la mobilisation. D'abord républicain, Sacco devient socialiste, puis anarchiste militant. Bartolomeo Vanzetti, né en 1888 dans l'Italie du Nord, d'une famille bourgeoise, s'intéresse très tôt au socialisme puis à l'anarchisme. À vingt ans […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/affaire-sacco-et-vanzetti/#i_14513

SALARIAT

  • Écrit par 
  • Denis CLERC
  •  • 8 712 mots
  •  • 2 médias

Dans le chapitre « La « grande transformation » »  : […] Du sweating system (« système de la sueur »), comme l'appela Marx, on a retenu l'exploitation dont il était porteur. Et il est vrai qu'elle était considérable : la relation était trop inégale, entre la survie des uns et les surprofits de l'autre. Cependant, cette intrusion des premières formes d'industrialisation s'est accomplie sans bouleverser la société familiale traditi […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/salariat/#i_14513

SAN FRANCISCO

  • Écrit par 
  • Cynthia GHORRA-GOBIN
  • , Universalis
  •  • 3 467 mots
  •  • 8 médias

Dans le chapitre « Un passé dynamique »  : […] San Francisco est né de la colonisation espagnole, avant de s'américaniser. Son territoire était habité par des tribus indiennes, avant d'être choisi par les Espagnols, en 1776, pour site d'un presidio et d'une mission franciscaine et, en 1835, d'un pueblo (Yerba Buena). Le presidio représente le pouvoir politique et militaire, a […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/san-francisco/#i_14513

S.F.I.O. (Section française de l'Internationale ouvrière)

  • Écrit par 
  • François BROUSSE, 
  • Universalis
  •  • 1 499 mots

Après la défaite de la Commune, le mouvement ouvrier français est réduit au silence pendant plusieurs années, puis, à partir de 1876, se tiennent des congrès ouvriers regroupant des délégués de syndicats et de coopératives, auxquels se joignent bientôt des représentants des groupes d'études socialistes animés notamment par Jules Guesde. Sous l'impulsion de ces derniers, le Congrès ouvrier de Marse […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/section-francaise-de-l-internationale-ouvriere/#i_14513

SOCIALISME - Les Internationales

  • Écrit par 
  • Madeleine REBÉRIOUX
  •  • 7 742 mots
  •  • 2 médias

La préhistoire du mouvement ouvrier, du socialisme, s'est déroulée dans des cadres nationaux. Mais dès le milieu du xix e  siècle on vit naître l'idée, limitée d'abord à certains milieux de révolutionnaires émigrés, la Ligue des communistes en particulier, selon laquelle les prolétaires devaient s'organiser en « parti mondial du travail ». Depuis […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/socialisme-les-internationales/#i_14513

SOCIALISME - Social-démocratie

  • Écrit par 
  • Philippe MARLIÈRE
  •  • 10 049 mots
  •  • 4 médias

Dans le chapitre « Naissance du mot »  : […] Dans le vocabulaire politique, le terme « social-démocratie » est apparu pour la première fois en France peu après la révolution de 1848. Face au parti de l'Ordre, les députés républicains démocrates et les socialistes concluent une alliance. Cette union débouche en février 1849 sur la création du parti « démocrate socialiste », ou « social-démocrate ». Karl Marx note alors que « le parti des tra […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/socialisme-social-democratie/#i_14513

SOREL GEORGES (1847-1922)

  • Écrit par 
  • Louis SOUBISE
  •  • 2 241 mots

Dans le chapitre « Le syndicalisme révolutionnaire »  : […] Sorel emprunte à Fernand Pelloutier la théorie du « syndicalisme révolutionnaire ». Ce bourgeois consacre son énergie à donner un esprit nouveau aux Bourses du travail, afin que cette organisation soit intégralement l'œuvre de la classe ouvrière et vouée à l'éducation de celle-ci ; le caractère corporatif des bourses du travail se veut paradoxalement d'esprit révolutionnaire, en ceci précisément […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/georges-sorel/#i_14513

SUÈDE

  • Écrit par 
  • Régis BOYER, 
  • Michel CABOURET, 
  • Maurice CARREZ, 
  • Georges CHABOT, 
  • Jean-Claude MAITROT, 
  • Jean-Pierre MOUSSON-LESTANG, 
  • Lucien MUSSET, 
  • Claude NORDMANN, 
  • Jean PARENT
  • , Universalis
  •  • 35 810 mots
  •  • 17 médias

Dans le chapitre « Le retour à la paix et la naissance de la Suède moderne (1809-1914) »  : […] Le désir de paix avait contribué au succès du coup d'État de mars 1809. Mais le traité que la Suède dut signer avec la Russie à Fredrikshamn le 17 septembre 1809 fut très dur, et ses conséquences ne devaient cesser de peser sur les relations entre les deux voisins : la Suède était amputée de la Finlande, de l'archipel d' å land et de certains territoires de l'extrême Nord […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/suede/#i_14513

SYNDICALISME

  • Écrit par 
  • Guy CAIRE, 
  • Thomas LOWIT
  •  • 13 169 mots

On ne peut parler de mouvement ouvrier avant la révolution industrielle. Cela ne veut cependant point dire qu'il n'y avait pas, auparavant, de travailleurs organisés au sein d'institutions spécifiques, mais les corporations de l'Ancien Régime relèvent d'une autre logique que celle du syndicalisme né du machinisme et de la séparation du travail et du capital. Les syndicats ont pour objectif général […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/syndicalisme/#i_14513

TOLAIN HENRI LOUIS (1828-1897)

  • Écrit par 
  • Jean BANCAL
  •  • 511 mots

Ouvrier ciseleur, Tolain étudie en Angleterre l'organisation des Trade Unions et devient un des créateurs de l'Association internationale des travailleurs. Il est célèbre en 1862 grâce à une lettre publiée dans L'Opinion nationale , où il prône un réformisme de classe, s'appuyant sur des réformes législatives, les syndicats, la grève, les sociétés de secours mutuel et l'instr […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/henri-louis-tolain/#i_14513

TRAVAILLISME

  • Écrit par 
  • Monica CHARLOT
  •  • 4 598 mots
  •  • 1 média

Dans le chapitre « Histoire d'un parti syndicaliste »  : […] Durant la première moitié du xix e  siècle, la révolution industrielle avait nourri des idées nouvelles, telles celles de Robert Owen, et lancé, en dépit de la répression ( Peterloo massacre , 1819 ; Tolpuddle martyrs , 1834), un syndicalisme désormais distinct du corporatisme médiéval. La seconde moiti […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/travaillisme/#i_14513

TROISIÈME RÉPUBLIQUE

  • Écrit par 
  • Louis GIRARD
  •  • 14 385 mots
  •  • 23 médias

Dans le chapitre « La révolution dreyfusienne (1898-1905) »  : […] Une république conservatrice, s'appuyant sur les catholiques ralliés contre la gauche, aurait eu des chances de durer si les catholiques avaient fait preuve d'une prudence extrême. Sa faiblesse résidait dans l'inexistence de son programme social. Or les socialistes remportaient aux élections municipales de nouveaux succès ; après ceux-ci, à Saint-Mandé, Millerand exposa en mai 1896 le manifeste d […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/troisieme-republique/#i_14513

VARLIN EUGÈNE (1839-1871)

  • Écrit par 
  • Jean BANCAL
  •  • 613 mots

Né dans une famille de paysans pauvres, Eugène Varlin entre en apprentissage chez un oncle relieur. Devenu ouvrier relieur, il découvre Proudhon, le lit ardemment, et participe, dès 1857, à la fondation des sociétés de secours mutuel. Très vite, il s'oppose au mutuellisme réformiste que Tolain croyait pouvoir tirer de Proudhon et préconise un collectivisme antitotalitaire. En 1864 et 1865, il anim […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/eugene-varlin/#i_14513

VICTORIENNE ÉPOQUE

  • Écrit par 
  • Louis BONNEROT, 
  • Roland MARX
  •  • 10 869 mots
  •  • 10 médias

Dans le chapitre « La conquête d'un âge d'or »  : […] Ce qui a facilité l'évolution, c'est un changement certain de la condition et des mentalités ouvrières. L'époque est celle où le Royaume-Uni, grâce à une politique systématique de libre-échange, conquiert les marchés extérieurs et devient l'« atelier du monde » ; le travail abonde dans un pays qui, en 1870, à lui seul fournit la moitié du charbon et de la fonte produits dans le monde, a porté à 2 […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/epoque-victorienne/#i_14513

ZÁPOTOCKY ANTONÍN (1884-1957)

  • Écrit par 
  • Vladimir Claude FISERA
  •  • 774 mots

Né dans la vieille région industrielle de Kladno, d'un père qui fut l'un des fondateurs de la social-démocratie tchèque, Antonín Zápotocky s'est intégré très jeune dans le mouvement ouvrier. Apprenti tailleur de pierre, ouvrier maçon, il adhère à seize ans aux Jeunesses socialistes puis, deux années plus tard, au parti. À partir de 1907, il est secrétaire régional du Parti social-démocrate et des […] Lire la suite☛ http://www.universalis.fr/encyclopedie/antonin-zapotocky/#i_14513

Voir aussi

Pour citer l’article

Bernard PUDAL, Jean BRUHAT, « OUVRIER MOUVEMENT », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 09 octobre 2019. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/mouvement-ouvrier/