SYNDICALISME

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On ne peut parler de mouvement ouvrier avant la révolution industrielle. Cela ne veut cependant point dire qu'il n'y avait pas, auparavant, de travailleurs organisés au sein d'institutions spécifiques, mais les corporations de l'Ancien Régime relèvent d'une autre logique que celle du syndicalisme né du machinisme et de la séparation du travail et du capital.

Les syndicats ont pour objectif général la défense des intérêts des salariés face aux intérêts des employeurs. Leur fonction ainsi définie, on pourrait penser que les mouvements syndicaux, tels qu'ils se sont développés dans les divers pays à la faveur de l'extension progressive de la révolution industrielle, sont fondamentalement semblables.

Or, il n'en est rien. En effet, l'étude comparative des organisations syndicales actuelles montre qu'il en existe une variété considérable et, de plus, qu'elles présentent entre elles de véritables antagonismes. À l'origine de ces antagonismes, il y a la multiplicité des sociétés globales, dont l'institution syndicale est une des expressions. C'est ainsi qu'après 1917 et surtout 1945 une véritable coupure s'est progressivement instaurée entre, d'une part, le syndicalisme des pays « occidentaux » industrialisés et, d'autre part, celui des pays de l'Est européen ; si cette division est aujourd'hui en voie de résorption, une coupure continue d'être observée entre les formes d'organisation syndicale des pays développés et celles des pays du Tiers Monde. Par ailleurs, au sein de chacune de ces grandes catégories on peut observer des particularités nationales parfois très accusées. Enfin, à l'intérieur d'un seul et même pays peuvent coexister, pour différentes raisons, des modes d'organisation et des orientations syndicales fort différentes

Pour rendre compte de ces différences on peut – par analogie avec le titre d'un tableau célèbre de Gauguin (D'où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allon [...]


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Écrit par :

  • : professeur de sciences économiques à l'université de Paris-X-Nanterre
  • : chargé de recherche au C.N.R.S.

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(+ 2 p. 100) et le 1er août 1989 (+ 2 p. 100). Cet accord, limité à la Ruhr, à la région d'Osnabrück et de Brême, devrait, en fait, rapidement s'étendre à toute la métallurgie dans le reste du pays. Il s'agit à la fois d'une victoire du syndicalisme ouest-allemand [...] Lire la suite

Pour citer l’article

Guy CAIRE, Thomas LOWIT, « SYNDICALISME », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 27 février 2020. URL : http://www.universalis.fr/encyclopedie/syndicalisme/