MONACHISME

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Le monachisme bouddhique

Des premiers disciples du Bouddha aux religieux d'aujourd'hui

L'institution de l'ordre monastique dans le bouddhisme remonte au Bouddha lui-même qui, pour cela, emprunta largement à une tradition toujours florissante dans l'Inde. Comme les autres religieux de ce pays, le moine bouddhiste était un ascète (śramaṇa), c'est-à-dire un homme qui « s'efforçait » d'obtenir une certaine forme de salut. Pour atteindre ce but, il avait d'abord abandonné complètement la vie laïque, ses plaisirs qu'il jugeait décevants, ses commodités et ses obligations, et il se livrait à des austérités et à des exercices enseignés par les maîtres de la secte à laquelle il appartenait.

Bouddhisme népalais

Photographie : Bouddhisme népalais

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Vieux bonze du Népal. Le bouddhisme népalais, minoritaire (8 p. 100 de la population), intègre de nombreux aspects de l'hindouisme shivaïte. 

Crédits : David Robbins, Getty Images

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Le moine bouddhiste se distinguait de la plupart des autres ascètes indiens par certains caractères que lui imposaient les codes de discipline (Vinayapiṭaka), dont les principaux articles et surtout l'esprit général sont l'œuvre du Bouddha. Comme l'indique son nom, c'était essentiellement un « mendiant » (bhikṣu), devant vivre exclusivement des aumônes données par les fidèles laïques (upāsaka). À ceux-ci, comme pour les remercier, il prêchait les rudiments de la doctrine bouddhique, leur recommandant particulièrement la générosité et la moralité qui les feraient renaître parmi les dieux ou les hommes fortunés. À l'origine, le moine bouddhiste était un ascète errant, n'ayant d'autre toit que le feuillage des arbres au pied desquels il s'abritait ou se reposait, vêtu de haillons ramassés dans la poussière, la tête entièrement rasée, ne mangeant qu'une seule fois par jour, avant midi, le peu de nourriture obtenue en mendiant. Il passait le plus clair de son temps à pratiquer les méditations et les autres exercices psychophysiologiques apparentés au yoga grâce auxquels, en purifiant sa pensée et en apaisant ses passions, il se rapprochait progressivement de la délivrance du cycle des transmigrations, de « l'extinction » (nirvāṇa). Pendant les trois mois de la saison des pluies, où tout déplacement était impossible, les moines bouddhistes demeuraient par pet [...]


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Moines du mont Athos (Grèce), vers 1930

Moines du mont Athos (Grèce), vers 1930
Crédits : Hulton Getty

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Bouddhisme népalais

Bouddhisme népalais
Crédits : David Robbins, Getty Images

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Écrit par :

  • : professeur au Collège de France, chaire d'étude du bouddhisme
  • : professeur émérite de philosophie indienne à l'université de Paris-Sorbonne
  • : moine bénédictin, directeur d'études à l'École pratique des hautes études (IVe section)
  • : professeur de philosophie à l'université de Paris-X-Nanterre
  • : ancien professeur au collège philosophique et théologique de Toulouse, co-directeur de la collection Études musulmanes, collaborateur de l'Encyclopédie l'Islam
  • : docteur ès lettres, directeur d'études à l'École pratique des hautes études (Ve section)

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Voir aussi

Pour citer l’article

André BAREAU, Guy BUGAULT, Jacques DUBOIS, Henry DUMÉRY, Louis GARDET, Jean GOUILLARD, « MONACHISME », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 24 novembre 2020. URL : https://www.universalis.fr/encyclopedie/monachisme/